Le pays a célébré sa journée hier : La diplomatie algérienne à l’œuvre

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Le ministre des affaires étrangères algérien Ahmed Attaf a du pain sur la planche. La circonstance est opportune pour évoquer les lourds dossiers qui l’attendent, à l’occasion de la journée consacrée à la diplomatie.

PAR DJILALI B.

Plus que du simple menu dans son agenda, il est en face de défis tant les crises et les conflits dans le voisinage ne connaissent toujours pas de solution, ou plus éloignés appelant à la mise en œuvre naturelle du principe doctrinal de la priorité aux solutions politiques à travers le dialogue.

Par-delà la complexité de la crise syrienne ou celle du Yémen, inscrites dans le calendrier algérien, en plus bien entendu de la problématique libyenne, qui se prolonge depuis 2011 par le fait de ce que dénonce l’Algérie, les ingérences étrangères, M. Attaf est comme assigné à trouver et élaborer des issues à même d’éviter l’enlisement dans ces crises alors qu’il hérite de nouveaux conflits, auxquels il est, sans aucun doute, difficile de prédire une solution internationale.

La médiation algérienne avait donné un accord entre les parties libyennes, torpillé par un accord parallèle qui n’en était pas un d’ailleurs. Malgré l’appui de l’Italie et de l’Allemagne entre autres, l’option de stabilité n’avait pas pris en raison des interférences et des ingérences qui entretiennent le chaos libyen. Est-on revenu aujourd’hui, malgré les pressions et les résistances, à cette initiative.

Une précision gouvernementale sur le calendrier électoral pourrait sûrement mettre fin à l’application des agendas étrangers dans ce pays voisin. Est-il de même au sujet de la crise au Niger ; crise dans laquelle l’Algérie a rapidement réagi, pour des raisons de proximité,
de traditions sociales communes, par l’élaboration d’une démarche de sortie de crise, que des parties tentent de parasiter à travers des manœuvres propagandistes destinées à détourner l’opinion publique et influer sur les décisions des dirigeants.

Il est remarquable aujourd’hui que la seule option sur la table demeure cette initiative de l’Algérie endossée par des parties nigériennes, des pays membres de la Cédéao et de l’ONU. Plus grave encore est la reprise des hostilités entre les groupes politico-militaires du nord Mali et l’armée régulière. Des affrontements déclenchés, par des mouvements de provocation, par les groupes signataires de l’accord d’Alger dont, aux dernières infirmations, se sont démarqués deux importants groupes.

Ce fardeau est bien entendu à la charge de l’Algérie qui a développé une expertise dans la gestion de ce conflit, hérité, ceci dit, des indépendances. Avec son entrée au conseil de sécurité, ses fondamentaux, la diplomatie algérienne dispose d’un outil pour promouvoir la voix de l’Afrique, les solutions pacifiques, politiques négociées, qu’elle a toujours prônées.

Cette diplomatie qui a retrouvé sa voie est appelée aujourd’hui à accompagner les
démarches et processus adoptés par le pays sachant qu’ils sont plaidés au conseil de sécurité de l’ONU. L’opportunité se présente pour l’Algérie pour exploiter, de par sa position neutre dans les grandes questions, qui lui valent l’appréciation de puissances, sa place dans ce nouvel échiquier pour avancer ses pions globalement agréés par les puissances mondiales.

La balle est donc sur le plateau des Anassers avec un agenda plein pour Ahmed Attaf et bien entendu au sein du conseil de sécurité où l’Algérie est attendue et où il est beaucoup attendu de l’Algérie.

D. B