Le wali d’Oran préside une réunion avec plusieurs responsables : Fiat appelée à tenir ses engagements

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Le wali d'Oran préside une réunion avec plusieurs responsables : Fiat appelée à tenir ses engagements

PAR BRAHIM AZIEZ

On serait tenté de dire que le compte à rebours pour l’entrée en production de l’usine Fiat d’Oran (Tafraoui) a commencé. Pas de date fixe, mais une période : avant la fin de l’année, c’est-à-dire en ce mois de décembre qui pointe le nez. Une chose est sûre, les autorités
algériennes accordent une haute importance à ce projet qu’elles espèrent voir le jour dans les délais. C’est du moins ce qui est perceptible à travers les nombreuses visites d’inspection du ministre de l’industrie et du wali d’Oran qui suivent de près l’évolution du projet dans sa phase de construction.

Une construction estimée à plus de 90% par le chef de l’exécutif local lors de sa dernière visite sur site il y a un peu plus de 2 semaines. Pas plus tard qu’hier, le wali d’Oran tenait une nouvelle réunion avec les directeurs de wilaya des différents départements en lien avec le projet en question.

Une réunion de coordination à laquelle ont pris part, outre le wali et son secrétaire général, des cadres du ministère de l’industrie, des travaux publics, de l’aménagement du territoire, de l’énergie et des mines, des ressources hydriques, des postes et télécommunications, de Sonelgaz, le président de l’APC d’Oued Tlélat et son homologue du conseil municipal de Tafraoui. L’occasion pour le wali d’Oran de faire le point sur les travaux d’aménagement extérieurs de la zone industrielle qui accueille l’usine Fiat et ses futurs équipementiers et autres partenaires, et confirmer que la ZI de Tafraoui a été raccordée à différents réseaux (eau, gaz, électricité, fibre optique…).

Saïd Sayoud soulignera à ce propos que l’Etat algérien a réuni toutes les conditions pour préparer cette zone industrielle à offrir un environnement propice pour attirer les investisseurs, conformément à la stratégie de développement économique du pays et aux
engagements pris vis-à-vis du constructeur italien. Il en profitera pour renouveler le
soutien et l’accompagnement de l’Etat algérien à l’usine Fiat, appelant la partie italienne, Stellantis-Fiat, à respecter toutes ses obligations pour que l’unité d’assemblage automobile puisse entrer en activité à la fin de l’année en cours.

La Fiat 500 pour commencer, le Doblo en 2024

Pour rappel, les responsables de Stellantis qui se sont engagés à sortir les premiers véhicules avant la fin de l’année en cours ont annoncé une usine avec une capacité de production de 90.000 véhicules par an, dont les premiers modèles à y être produits sont la Fiat 500, et le Doblo en début d’année prochaine.

Quatre modèles seront au programme, mais on annonce que le dernier sera lancé après 2026, et qu’il s’agira « d’un nouveau modèle produit à Oran pour la première fois sur le marché mondial ». Reste à savoir quel sera le 3e modèle qui devra sortir des lignes entre 2024 et 2026.

Le projet industriel de Fiat en Algérie représente un investissement initial de 200 millions d’euros, il a pour ambition de créer, d’ici à 2026, près de 2000 nouveaux emplois. 40 ha ont été dégagés pour Fiat, alors que 80 ha mitoyens ont été réservés aux futurs partenaires industriels (équipementiers) du constructeur italien.

B. A.