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Les «anesthésistes» paralysent les hôpitaux

/Le Syndicat national autonome des auxiliaires médicaux en anesthésie et réanimation de santé publique (SNAAMARSP), a annoncé hier une grève cyclique de deux jours qui se répétera chaque semaine, jusqu’à la satisfaction de toutes ses revendications socioprofessionnelles.

Hier, les auxiliaires médicaux en anesthésie et réanimation, communément appelés «anesthésistes», ont répondu en masse au mot d’ordre de grève qui a  connu, à son entame une réussite à l’échelle nationale. A titre d’exemple, le taux de participation à la grève a atteint «100%» pour le personnel médical en anesthésie et réanimation de l’hôpital Rabah Bitat à Thénia, wilaya  de Boumerdès, qui «a paralysé les blocs opératoires, sauf les cas d’urgence,  et le service de réanimation des patients Covid-19, dans l’attente d’une réponse positive des autorités concernés, sachant que la grève est programmée sur deux jours (hier et aujourd’hui)», a annoncé le président du syndicat Mohamed Amine Bendali. «Le ministère de la Santé a cédé à la demande du syndicat, l’invitant à signer le procès – verbal de la première réunion et à accepter d’annuler le procès – verbal de la deuxième réunion», a indiqué en outre le président du syndicat des «anesthésistes» dans un post sur les réseaux sociaux. Il y a joint les photos des grévistes de plusieurs wilayas dont Alger, Biskra , Tamanrasset et Souk-Ahras, brandissant des pancartes qui rappellent leurs revendications, notamment «la protection juridique», «la promulgation du statut particulier» des anesthésistes , «la publication de  la nomenclature des actes de l’auxiliaire médical en anesthésie-réanimation», et d’autres.

Ce qu’ils revendiquent

Dans son préavis de grève, le SNAAMARSP explique son recours à cette action de protestation par «l’absence de réponse du ministère aux messages urgents appelant le ministre à intervenir d’urgence pour régler les problèmes de cette catégorie», «le retard pris par le ministère dans la révision de statut particulier et la fixation d’un délai précis pour cela, ainsi que le régime indemnitaire» et «l’absence de règlement du statut du corps paramédicale en anesthésie et en réanimation, de la santé publique». La grève n’est pas une première pour la catégorie des auxiliaires médicaux en anesthésie réanimation (AMAR),   puisque ces professionnels de la santé publique, avaient déjà observé, fin décembre de l’année dernière, une journée de protestation suivie de sit-in au sein des structures hospitalières et des directions de la santé publique à travers le pays. Dans leur plateforme de revendications, ils exigeaient la révision du statut particulier 11-235 du 6 juillet 2011 concernant leur fonction, l’ouverture d’un institut national académique de l’auxiliaire médical en anesthésie-réanimation de santé publique avec une formation en externe (bac+5), la revalorisation du diplôme de tous les auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation et leur promotion de la catégorie 12 à la 13 et de la 13 à la 14, sans conditions. Ils demandaient aussi la révision de la clause 175 de la loi sanitaire de 2018, qui interdit aux auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation de santé publique d’établir une prescription médicale et une couverture juridique des anesthésistes durant l’accomplissement de leur mission, ainsi que la création d’un conseil de l’Ordre afin de mieux encadrer l’exercice de la profession. Début février, après le dépôt d’un préavis de grève nationale de trois jours, après un premier débrayage observé en décembre dernier, le ministère de la Santé s’était réuni avec des membres du bureau national du syndicat dans l’espoir de désamorcer la crise, sans résultats.

Le syndicat des auxiliaires en anesthésie et réanimation est membre de la confédération nationale des syndicats de la santé (CNSS), qui est l’auteur aussi d’un appel à une action de protestation  mardi prochain et qui prendra la forme de sit-in au niveau de tous les établissements de santé hospitaliers dont l’hôpital Nafisa Hammoud (Parnet).

A. R.

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