Les commerçants soulagés par la levée du couvre-feu : La délivrance !

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Confinement

/La levée du confinement à domicile dans 23 wilayas, à compter d’aujourd’hui, est favorablement accueillie par les commerçants notamment ceux des marchés des fruits et légumes, poissonniers et transporteurs, dont l’activité se déroule la nuit ou très tôt le matin, et qui ont reçu la décision comme une délivrance par rapport aux tracasseries administratives liées au couvre-feu sanitaire.

«C’est une décision positive pour la relance des activités commerciales et économiques», a d’emblée indiqué le président de l’Association nationale des commerçants algériens (ANCA), Hadj Tahar Boulenouar, que nous avons joint hier par téléphone. Selon lui, «le secteur des transports des marchandises et des personnels des entreprises, ateliers, restaurants ou des cafés, ont longuement pâti de ce problème parce qu’ils doivent se déplacer tôt le matin». Aussi, la décision de lever le confinement est accueillie favorablement par nombre de commerçants relevant de ces branches d’activités, qui «ont souffert y compris moralement». «En raison, dit-il, des pertes financières et de la fermeture de leurs commerces mais aussi du stress, ce qui leur permet de respirer enfin, et de se déplacer librement». Seul bémol, d’après Hadj-Tahar Boulanouar, «certaines autres activités sont encore non autorisées à reprendre et il est nécessaire d’accompagner financièrement» à l’instar des gérants des salles des fêtes, qui ont consenti de lourds investissements mais qui n’ont pu travailler durant deux saisons estivales».

L’ANCA veut des prêts pour les salles des fêtes

Le président de l’ANCA propose d’«accorder des crédits à taux bonifiés, de 400 ou 500 millions de centimes aux propriétaires des salles des fêtes», afin de pouvoir payer les charges et revivifier cette activité génératrice d’emplois directs et indirects. Et de révéler : «Je reçois chaque jours des complaintes de Constantine, de Tizi-Ouzou, de Djelfa et d’Oran de la part des opérateurs qui activent dans ce secteur qui, avec ceux des agences de voyages sont les plus lésés par les mesures liées à la pandémie du coronavirus. Pour autant, la levée du confinement n’est pas synonyme de la fin de la pandémie, a mis en garde le président de l’ANCA qui a appelés à la vigilance, aussi bien les commerçants et artisans que les consommateurs, du fait de l’habitude qui s’est installée suite à une succession de fermeture et d’ouverture des commerces. Sans pouvoir fournir une estimation détaillée des dommages causés  par cette pandémie, M. Boulanouar a révélé que les gérants des salles des fêtes, des agences de voyages et des bains maures ont enregistré une baisse de 80 à 100% de leurs chiffres d’affaires, ajoutant que, certains ont même vendu leur matériel pour pouvoir payer leurs employés. Globalement, ce sont des milliers de commerçants et artisans qui ont mis la clé sous le paillasson, a-t-il précisé. De plus, les aides de l’Etat de 10.000 DA et 30.000 DA qui étaient destinées aux transporteurs et à des artisans ont été payées, certes, et cette bouffée d’oxygène n’a pas profité à tout le monde pour cause de non paiement des cotisations dues à la Casnos, mais aussi, «elles s’avèrent insuffisantes pour couvrir les dégâts de tant de mois d’inactivité», a assuré notre interlocuteur.   

  1. R.

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Les stades ouverts au public

Les espaces de sports notamment les stades seront ouverts au public, et les Algériens pourront aller supporter la sélection nationale au stade Mustapha Tchaker, lors du match comptant pour les éliminatoires du Mondial de Qatar en 2022, a indiqué hier le ministre de Santé et de la population, Abderrahmane Benbouzid. Dans une déclaration à la presse, M. Benbouzid a, toutefois, conditionné cette mesure par l’obligation qu’auront les supporters de l’EN d’être munis de leur attestation de vaccination. «Ceci est le seul moyen pour inciter les Algériens à aller se faire vacciner, après les déclarations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, de ne pas rendre obligatoire la vaccination», a expliqué le ministre. Cette mesure intervient dans une conjoncture où la situation épidémiologique liée au coronavirus s’est sensiblement stabilisée, ces dernières semaines. Elle a été précédée par la levée du confinement partiel qui était appliqué à 23 wilayas du pays. Soit, autant de décisions qui devraient satisfaire plus d’un, à commencer par les commerçants et artisans qui ont durement souffert de l’arrêt de leurs activités économiques ou commerciales. Mais, cette ouverture tous azimuts fait craindre aux spécialités du secteur de la santé «une rechute», soit l’émergence d’une 4e vague du coronavirus, après le relâchement constaté dans le respect des mesures barrières dans les lieux publics. Argument : les contaminations au Covid-19 ne pourront pas atteindre le zéro actuellement, a ainsi commenté le président du Conseil de l’ordre les médecins et membre du comité scientifique, Dr. Mohamed Bekkat Berkani. Dans une déclaration à notre confrère Ennahar, Berkani qui confirme que le pays enregistre une stabilité en matière de contaminations, estime, toutefois, que «cela ne signifie pas que nous nous sommes débarrassés de l’épidémie». L’intervenant fait remarquer que «beaucoup d’Algériens pensent que l’épidémie a été éradiquée, ce qui se traduit par le relâchement constaté dans le respect des mesures barrières notamment le distanciation». Or, précise-t-il, le risque d’une quatrième vague épidémique intervient entre les mois de novembre et janvier, une période dans laquelle est favorisée la propagation de le grippe saisonnière».

A. R.

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