Les États-Unis au chevet de l’entité sioniste

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PAR AMAR R.

Les Etats-Unis vont prêter main-forte à l’entité sioniste dans la poursuite de sa guerre contre le Hamas et pour libérer les otages, au 73e jour de la guerre génocidaire livrée par l’entité sioniste contre les populations civiles de Ghaza. En déplacement hier à Tel-Aviv, Lloyd Austin, ministre US de la défense, n’a pas évoqué avec son homologue de l’entité
d’occupation l’éventualité d’un cessez-le-feu pour mettre fin aux souffrances des 2,4 millions de civils ghazaouis qui font l’objet d’une guerre génocidaire qui s’est soldée jusque-ici par près de 20 000 morts, plus de 50 000 blessés et 10 000 disparus, dont 70% sont des femmes et des enfants.

Mais le chef du Pentagone a assuré l’occupant d’une aide militaire américaine qualitative à même de lui permettre une victoire totale sur le Hamas, au moment où son armée peine à réaliser les objectifs qu’il a assignés à son offensive terrestre.

« Nous continuerons à fournir à Israël l’équipement dont vous avez besoin pour défendre votre pays, monsieur le Premier ministre, y compris des munitions critiques, des véhicules tactiques et des systèmes de défense aérienne », a déclaré Lloyd Austin, cité dans un communiqué conjoint publié à l’issue d’un entretien avec le chef du gouvernement sioniste.

Après des réunions d’une journée à Tel Aviv, le secrétaire à la défense, Lloyd Austin a qualifié le soutien américain à Israël d' »inébranlable » et a approuvé la campagne d’Israël pour détruire la capacité du Hamas à mener des opérations militaires. Il a également répété que l’entité sioniste serait moins en sécurité si ses opérations de combat tournaient davantage en faveur du Hamas. Mais il a indiqué toutefois que les Etats-Unis ne voulaient pas « imposer un calendrier » à l’entité sioniste.

Lloyd Austin, qui effectue sa deuxième visite depuis octobre, a rencontré de hauts responsables avec lesquels il a en revanche discuté en détail de la manière dont les forces sionistes appréhendent la prochaine étape du conflit.

Le journal américain New York Times, qui donne quelques détails à ce sujet, indique que l’administration Biden prévoit que « la prochaine phase impliquerait de plus petits groupes de forces d’élite qui emménageraient dans et hors des centres de population à Ghaza, menant des missions plus précises et axées sur le renseignement pour trouver et tuer des dirigeants du Hamas, secourir des otages et détruire des tunnels ».

Lors de sa visite à Tel Aviv, le ministre américain de la défense a insisté sur la protection des civils palestiniens à Ghaza, indiquant qu' »il est à la fois un devoir moral et un impératif stratégique ». Même s’il fait dans le déni quant au génocide de civils palestiniens, Austin a appelé à l’acheminement d’une aide humanitaire accrue vers la bande de Ghaza pour
alléger les souffrances de la population.

A l’évidence, Joe Biden, qui ne lésine pas sur les moyens au profit de son allié sioniste, semble vouloir hâter la fin de cette guerre qui lui occasionne une chute dans les sondages, ce qui n’est pas rien pour l’élection présidentielle qui se profile déjà. Mais c’est compter sans la résistance du mouvement palestinien qui continue de lui asséner des coups de boutoir. Preuve en est, les nouvelles scènes diffusées par les Brigades al-Qassam sur des batailles qu’elles mènent dans la ville de Ghaza et qui montrent l’armée d’occupation retirant un convoi de ses chars endommagés et sauvant des officiers et des soldats.

Protection des civils : «Un devoir moral»

Cependant, l’armée sioniste, qui poursuit son agression sur la bande de Ghaza, a détruit hier des dizaines de maisons, de bâtiments, d’appartements résidentiels et de propriétés publiques et privées, lors de ses bombardements continus, par voie terrestre, maritime et aérienne, entraînant la mort de plus de 100 civils palestiniens et autant d’autres qui restent ensevelis sous les décombres ainsi qu’une vingtaine de blessés.

Plus de 19 000 citoyens ont été tués, plus de 52 000 autres ont été blessés, dont 70% sont des femmes et des enfants, depuis le début de l’agression sur Ghaza, le 7 octobre dernier, selon un bilan provisoire. HRW dénonce l’utilisation de la famine comme « arme de guerre » à Ghaza Dans ce contexte, Human Rights Watch a accusé l’occupant de se servir de la famine comme « arme de guerre » à Ghaza « Les forces israéliennes bloquent délibérément l’acheminement de l’eau, de la nourriture et du carburant, tout en empêchant l’aide humanitaire, rasant les zones agricoles et en privant la population civile d’objets indispensables à leur survie », a indiqué le groupe de défense des droits dans un communiqué.

Pour sa part, le patron de l’UNRWA, Lazzaroni, a qualifié la situation de « sans précédent et choquante » et a souligné que « le nombre d’enfants et de femmes tués à Ghaza en l’espace de 40 jours dépasse le nombre de civils tués pendant la guerre en Ukraine », qui a éclaté il y a environ 22 mois.

A. R.