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Les Impôts en grève pour 3 jours : «On ne reçoit pas des salaires, mais des avances»

/Les fonctionnaires des impôts de l’ensemble du pays sont entrés hier dans une grève de trois jours du 18 au 20 janvier courant, à l’appel du Syndicat autonome des fonctionnaires des impôts (Safi) pour réclamer la satisfaction d’une plateforme de revendications dont la principale est la promulgation d’un statut particulier.

Le premier jour de ce mouvement de protestation a connu un taux de suivi appréciable qui oscille entre 60% et 98%, selon les échos en provenance de plusieurs wilayas, dont Guelma, Biskra, Sétif, Tindouf et Tizi-Ouzou, qui font état de la paralysie des directions et recettes des impôts. A Bordj Bou Arréridj, la grève a touché la plupart des recettes des impôts qui étaient complètement fermées, à l’instar de ceux de Ras El Oued, le complexe 500 logements, Hasnaoua, Bordj El Ghadir, Mansoura ainsi que de nombreux services et sous-directions telles que la Direction de l’Immatriculation et du Timbre, la Sous-direction du Recouvrement et la Sous-direction du Contrôle des Impôts. Les protestataires ont indiqué que leur action a été déclenchée en soutien à la grève nationale de tous les travailleurs du secteur sur l’ensemble du territoire national, pour la satisfaction des revendications légitimes des fonctionnaires du secteur.

Le taux de suivi enregistré dans les wilayas de Sétif et de Tipaza était respectivement de 97%  et de 98%. À Mascara, 69% des fonctionnaires des services des impôts ont observé cette grève. A Tizi-Ouzou, la grève nationale décidée par le SAFI a été suivie à travers toutes les structures relevant de la Direction des Impôts de la wilaya. Et à Laghouat, un taux de participation passable a été signalé au premier jour de la grève. La plupart des recettes étaient complètement fermées, dont le centre des impôts de Laghouat CDI, ainsi que le centre des impôts de Laghouat, d’Aflou et de Ksar Al Hiran. Idem pour le secteur des impôts de Mostaganem qui était quasi paralysé au niveau des différents services

«Des promesses sans lendemain»

Pour résumer les raisons de la colère des fonctionnaires des impôts, Amine Bouzeboudja chargé de l’information et de communication a évoqué «le retard qu’accuse l’administration, non seulement en matière de modernisation et des droits des fonctionnaires qui sont bafoués». Et de préciser : «Nous avons eu des promesses mais, elles sont restées sans lendemain. On ne reçoit pas des salaires à proprement parler, mais ce que je considère comme des avances. Surtout quand je constate qu’un agent de surface dans un autre secteur est mieux payé que moi, en tant que chef de bureau avec 26 années de service».  La  principale revendication des fonctionnaires derrière le recours à cette protestation est la promulgation du statut particulier, mais aussi, la protection, le rétablissement de la qualité d’officier de police judiciaire, l’octroi des moyens et l’amélioration des conditions de travail, En somme, les fonctionnaires des impôts qui accusent l’administration de tutelle d’ignorer leurs revendications, menacent qu’en cas de non réponse à leurs doléances, de reconduire la grève à raison de 3 jours par mois. 

A. R.

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