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Les USA invités à investir, Arkab : «Pour des partenariats mutuellement bénéfiques»

/L’Algérie se prépare pour le lancement de nouveaux appels d’offres dans le secteur des énergies et des mines. Outre l’urgence d’une diversification des partenariats étrangers, un autre besoin immédiat alimente cette volonté, celui de l’amélioration de la production et la diversification des recettes en devises pour accélérer le train du développement. C’est d’ailleurs, dans cette optique que s’inscrit la politique des autorités publiques qui vise à se libérer graduellement de la dépendance aux hydrocarbures, tout en accentuant l’investissement dans les nouveaux secteurs générateurs de richesses comme les mines.

Les importantes découvertes de gisements pétroliers et gaziers dans le sud du pays ont alimenté la volonté des pouvoirs publics d’aller vers l’exploration pour l’amélioration de la production dans un climat marqué par une forte demande sur les énergies traditionnelles sur le marché international.  Après les Chinois et les Italiens qui ont affiché clairement leur volonté d’investir plus en Algérie dans le secteur des énergies et des mines, l’Algérie est en droite ligne pour attirer plus d’investissements directs étrangers. Lors de sa rencontre avec l’ambassadrice des Etats-Unis en Algérie, Mme Elizabeth Moore Aubin, Mohamed Arkab, ministre de l’Energie, a indiqué que l’Algérie accorde un intérêt particulier au développement du secteur des hydrocarbures et des mines. De ce fait, le ministre a «présenté les opportunités d’investissement et de partenariat qu’offre le secteur, notamment dans le domaine de l’exploration, du développement et de l’exploitation des hydrocarbures, espérant voir la participation de sociétés américaines aux prochains appels d’offres que le secteur lancera prochainement, et bénéficier des avantages offerts par la nouvelle loi sur les hydrocarbures», lit-on dans le communiqué du ministère de l’Energie.

Un marché plus attractif

D’après la même source, les deux parties ont réitéré leur volonté d’intensifier la coopération dans le secteur énergétique, qualifiée d’excellente, en étudiant toutes les opportunités disponibles dans les domaines du pétrole, du gaz, de l’électricité et des mines.» En effet, avec les nouvelles mesures prises par les pouvoirs publics pour rendre le marché algérien beaucoup plus attractif notamment sur le plan juridique, il existe encore un autre facteur plus important, il s’agit du marché qui demeure un nouveau gisement de croissance économique pour les grandes entreprises, en particulier durant cette période de récession de l’économie mondiale. Désormais, l’amélioration de la production nationale en matière d’hydrocarbures et de mines demeure une priorité, pour répondre à la fois aux besoins du marché interne mais aussi pour se placer sur le marché international et les opportunités qu’il offre en matière de demande sur les deux produits énergétiques traditionnels. Pour ce qui est du secteur minier, le ministre de l’Energie a exprimé la volonté de l’Algérie de travailler davantage pour développer ses ressources afin de mieux explorer et exploiter son riche patrimoine minier. A cette occasion, il a appelé «les entreprises américaines à investir dans le secteur minier en Algérie et à établir des partenariats mutuellement bénéfiques avec les entreprises algériennes, en insistant sur l’importance du transfert de la technologie et la formation».  Sur ce point, le président de la République a souligné, en mars dernier, à l’occasion d’un Conseil des ministres, l’importance d’exiger le transfert de la technologie et de la formation dans tous les contrats de partenariat avec les étrangers.

Energies renouvelables et stations de dessalement

Par ailleurs, outre les mines et les hydrocarbures, l’Algérie s’apprête également au lancement d’un vaste programme visant le développement des énergies renouvelables, en particulier la production de l’hydrogène d’ici 2050. Le ministre de l’Energie a profité de cette occasion pour inviter les Américains à s’impliquer dans la réussite de ce programme et faire bénéficier leurs entreprises des opportunités qui se présentent sur le marché algérien. Même cas pour le développement du programme national de dessalement de l’eau de mer à court et moyen terme, pour répondre à la problématique du stress hydrique que connaît le pays ces dernières années, en raison du manque de la pluviométrie qui demeure une menace réelle sur le pays.  Enfin, les Américains ont affiché, ces derniers temps, un intérêt à l’investissement en Algérie comme l’avait affirmé l’ambassadrice américaine, qui s’est dite «satisfaite de la qualité des relations entre les deux pays, de l’intérêt manifesté par les entreprises américaines, et de la confiance qui caractérise les relations entre les entreprises des deux pays grâce à des partenariats équilibrés et solides». Pour rappel, une vingtaine d’hommes d’affaires américains ont séjourné le mois de mars dernier en Algérie pour discuter avec leurs homologues algériens des opportunités qu’offrent le marché national, et ce, à l’occasion de la tenue du conseil algéro-américain des affaires.

A. B.     

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