L’industrie cinématographique à l’agonie suite à la suppression du Fdatic

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Le cinéma algérien est en train de vivre ses plus sombres années, c’est ce que laissent entendre aujourd’hui de nombreux cinéastes qui dénoncent une véritable mise à mort du 7e art avec le gel des fonds publics.

En effet, depuis la suppression du Fonds d’aide aux techniques et aux industries cinématographiques (Fdatic) par la loi de finances 2021, producteurs, cinéastes et autres acteurs de l’industrie cinématographique suffoquent. C’est pourquoi le collectif des cinéastes algériens a décidé de saisir, une énième fois, la ministre de la Culture et des Arts, Mme Soraya Mouloudji, pour lui faire part de ses préoccupations face à un avenir incertain.

Dans son courrier, le collectif a regretté le manque de collaboration avec la tutelle qui jusque-là n’a pas donné de nouvelles concernant une éventuelle réunion de travail. «Nous avions demandé à vous rencontrer. Vos services nous ont assuré qu’une réunion serait organisée rapidement. Malheureusement, à ce jour, trois mois plus tard, aucune date de réunion ne nous a été communiquée, malgré les nombreuses relances de notre part», indiquent les cinéastes. S’agissant des rencontres et réunions engagées pour la relance de l’industrie cinématographique, les cinéastes dénoncent une véritable mise à l’écart.

«Nous demandons à être associés aux réflexions qui concernent les perspectives d’avenir de la politique nationale du cinéma, l’avenir du cinéma algérien peut-il se faire sans ses cinéastes ?», s’interrogent-ils.

Concernant la restauration provisoire de la dernière commission de lecture du Fdatic par une prolongation de son mandat ainsi que l’ouverture d’un dépôt pour de nouveaux projets cinématographiques, notamment dans le cadre de la célébration du 60e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, le collectif a salué les actions de la tutelle.

Toutefois, il a soulevé des interrogations quant au sort des films laissés en souffrance suite au gel du fonds, c’est le cas du long métrage «la Dernière Reine» d’Adila Bendimerad et Damien Ounouri, ainsi que le sort des films déposés chez la commission en 2021.

W. S.