Livraisons de quantités supplémentaires de gaz algérien à l’Italie: ENI balaye les rumeurs

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Les craintes surgies en Italie, suite à des rumeurs faisant état de la possible incapacité de l’Algérie à honorer ses engagements pour l’augmentation de ses livraisons de gaz à l’Italie, viennent d’être balayées par une note de l’ENI publiée par le quotidien italien Reppublica.

Des rumeurs suggéraient que Sonatrach, l’entreprise publique des hydrocarbures, rencontrerait des difficultés pour porter sa capacité de production au niveau nécessaire pour répondre à la demande d’accroissement des approvisionnements de l’Italie. Il n’en fallait pas plus pour créer le doute en Italie où l’arrivée de l’hiver fait craindre le pire, surtout avec la réduction des approvisionnements russes en gaz avec une forte probabilité de leur arrêt, et l’éventuelle suspension des livraisons françaises d’électricité (nucléaire) pour satisfaire les besoins nationaux (de la France), même si celles-ci ne représentent que 5% des besoins de l’Italie.

Il est utile de rappeler que l’Algérie s’est engagée le 11 avril dernier à augmenter de 9 milliards de m3/an la quantité de gaz à livrer à l’Italie (via le pipeline TransMed/Enrico Mattei qui relie l’Algérie et la Sicile, via la Tunisie, depuis le début des années 1980, et qui peut transporter jusqu’à 32 milliards de m3/an). Des livraisons qui se situaient entre 20 et 22 milliards de m3/an.

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Le nouvel accord qui avait été paraphé par le PDG de Sonatrach, Toufik Hakkar, et son homologue italien d’ENI, Claudio Descalzi, en présence du président Tebboune et du Premier ministre italien Draghi, prévoyait l’atteinte ce volume supplémentaire sur la période 2023-2024, avec 1 milliard de m3 dès cette année (à partir de novembre prochain).

Le groupe pétrolier italien n’a pas tardé à réagir dans une note en affirmant qu’«ENI n’éprouve aucune difficulté, du côté algérien, dans la disponibilité actuelle et future des volumes supplémentaires de gaz convenus, qui arrivent déjà en Italie». La note précise : «La semaine dernière, l’Algérie a livré à l’Italie, via le Transmed, une moyenne 70 millions de m3/jour, ce qui représente environ 36% des approvisionnements totaux, et plus de trois fois le flux arrivé de Russie au cours de la même période.» Et d’ajouter : «Ces niveaux de flux en provenance d’Algérie, au cours du mois de septembre, n’ont jamais été enregistrés ces dernières années.»

Des quantités, certes, inférieures à ce qui est nécessaire pour garantir un hiver au chaud, mais ENI assure que «Sonatrach n’aura pas de problèmes même dans le futur». Une ligne également partagée par le gouvernement, des sources proches du ministère italien de la Transition énergétique ont démenti les rumeurs, rappelant que l’Italie dispose de l’un des plans les plus complets d’Europe pour passer l’hiver en toute sécurité.

B. A.