Locales du 27 novembre : La campagne bat son plein sur les réseaux sociaux

0
10

/Alors que la campagne électorale bat son plein sur Facebook et que des candidats indépendants ont jeté leur dévolu sur les réseaux sociaux laissant les panneaux d’affichage désespérément vides, des chefs de parti tentent de convaincre les Algériens du bien-fondé de la participation, lequel passe au premier rang des soucis des candidats et des partis.

Mobiliser le plus grand nombre de militants pour soutenir leurs listes au niveau local est aussi l’autre objectif recherché par des chefs de parti qui ont continué de sillonner le territoire et  animer des meetings au septième jour de la campagne électorale pour le renouvellement des assemblées élues locales. Pour autant, les responsables des partis et candidats des listes indépendantes ont multiplié les thèmes porteurs à même de susciter l’intérêt des électeurs, à commencer par «le changement», du mode de gouvernance et des mentalités, notamment afin de mettre fin aux anciennes pratiques et à l’intrusion de l’argent sale de la politique.  Lors d’une virée à l’est du pays, Abdelaziz Belaid, qui ne cesse de révéler ses atouts de bon orateur, a considéré que les prochaines locales constituent «une nouvelle étape sur la voie du changement» et que le «changement ne peut s’opérer que par des actions», exhortant les candidats de son parti à œuvrer à restaurer la confiance des citoyens. Pour autant, les animateurs ont souligné l’impératif de réviser le cadre juridique régissant les assemblées élues locales notamment l’APC, et de libérer les initiatives en vue de leur permettre de jouer pleinement leur rôle de développement local.

Les prérogatives des élus en question

Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Tayeb Zitouni, a aussi plaidé, depuis Mascara pour «l’élargissement des prérogatives des élus locaux», en soulignant la nécessité de mettre en place un régime électoral fort, une loi forte qui donne au peuple la possibilité de se présenter aux élections, et permette la participation populaire sans exclusion. M. Zitouni estime qu’«une économie forte est le pari actuel pour construire une Algérie forte», soulignant qu’«il n’est pas possible de construire un Etat militairement fort et stratégiquement fort sans une économie forte». Il a estimé que cela doit passer par une bonne gouvernance locale en élargissant les pouvoirs des assemblées locales en matière d’investissement. «La centralisation économique s’est avérée un échec, a coûté cher à l’économie nationale et l’a privée de développement», a-t-il indiqué en soulignant que «l’octroi de mécanismes de gouvernance locale en modifiant le système de gestion locale permettra aux autorités locales d’ouvrir les portes à l’investissement et d’exploiter au maximum les capacités nationales et locales.»

Le FLN joue la carte du «social»

Le SG du FLN, Abou Fadl Baâdji a lui, préféré axer son discours sur la réforme institutionnelle. Il a, dans ce sens, estimé que ces élections locales permettront de parachever le processus d’édification des institutions de l’Etat, «ce qui représente un facteur de stabilité pour le pays et son développement économique et social». Abou Fadl Baâdji estime que «ces élections locales constituent le parachèvement du processus d’édification constitutionnelle, un des points essentiels de la feuille de route du président de la République, Abdelmadjid Tebboune». Hier encore, M. Baâdji qui pavoise avant l’heure de pouvoir remporter ces élections, a réitéré depuis Sétif que la réussite de son parti serait un soutien à la stabilité politique du pays, expliquant que sa formation politique, comme le reste des partis politiques, cherche à prendre le pouvoir, déclarant : «Nous on a une particularité, et c’est l’une de nos missions de mettre en œuvre la déclaration du 1er novembre. » Le porte-parole du FLN a estimé que «lorsqu’il était au pouvoir, le FLN incarnait le principe du caractère social de l’Etat consacré par la déclaration du 1er novembre, à travers la médecine gratuite, l’éducation et d’autres, ajoutant : «Nous allons nous efforcer de préserver ce principe laissé par les martyrs. C’est pourquoi nous demandons que l’on donne de larges pouvoirs aux élus en modifiant le code de la commune et de la wilaya”, a-t-il assuré. Pour leur part, des candidats ont lors des rencontres de proximité, tenté tant bien que mal de convaincre les électeurs de voter pour eux, en abordant des problèmes quotidiens des citoyens comme les questions d’hygiène, des espaces verts et de l’autofinancement des assemblées élues.

A. R.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici