Mali : dégradation de la situation sécuritaire et menaces terroristes

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Mali

L’organisation terroriste nommée « Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM) », principale alliance terroriste du Sahel liée à Al-Qaïda, a annoncé des nouvelles opérations terroristes meurtrières à Bamako et d’autres grandes villes du Mali après plusieurs opérations les derniers jours.

En effet, dans une vidéo publiée jeudi sur les réseaux sociaux, Mahamoud Barry Alias Abou Yahya, numéro 2 de la Katiba du Macina, groupe allié au GSIM, a affirmé que des opérations terroristes vont toucher plusieurs villes maliennes dont la capitale Bamako. En utilisant l’islam comme prétexte pour mener des attaques violentes et déstabiliser la région du Sahel, les mêmes terroristes justifient leurs actions armées par l’absence de l’application de la Charia Islamique au Mali.

 « Il n’y aura pas de répit tant que le Mali ne retournera pas à la charia ou ne l’appliquera pas. Les membres de la la Katiba Macina sont déployés dans toutes les périphéries de la capitale. Ils opéreront de jour comme de nuit à Bamako et dans toutes les villes maliennes », a déclaré la même source.

Vulnérabilité sécuritaire

Plusieurs villes et régions du Mali sont le théâtre d’attaque terroriste ces derniers jours menant vers une dégradation de la situation sécuritaire dans ce pays. A ce propos, des attaques terroristes ces dernières heures contre les positions des Forces Armées Maliennes (FAMa) dans les localités de Sévaré, Sokolo et Kalumba, dans le centre du Mali, ont été repoussées.

L’armée avait indiqué que quinze soldats maliens et trois civils d’une entreprise de construction de route ont été tués ainsi que 48 « terroristes » neutralisés, dans des attaques armées contre les positions des Forces Armées Maliennes (FAMa) à Sévaré dans la région de Mopti, Sokolo région de Ségou dans le centre et Kalumba dans la région de Nara près de la frontière avec la Mauritanie.

Ce même groupe terroriste, GSIM, avait déjà revendiqué le 23 juillet dernier, l’attaque qui a visé le 22 juillet le camp militaire de Kati, près de Bamako et qui a été soldé par la neutralisation de plusieurs terroristes mais aussi des morts et des blessés dans les forces maliennes et des civiles.

Cette dégradation de la situation sécuritaire au Mali était prévisible à cause des vulnérabilités sécuritaires et l’instabilité politique de ce pays du Sahel. L’Algérie est la garante du processus de paix entre les maliens qui tarde à se mettre en place affaiblissant d’avantage les institutions maliennes face aux défis terroristes de plus en plus grandissants.