Merad accuse le voisin de l’ouest de tentatives d’inonder le pays de produits stupéfiants : Le Maroc vise l’Algérie «dans sa sécurité et sa jeunesse»

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Merad accuse le voisin de l'ouest de tentatives d'inonder le pays de produits stupéfiants : Le Maroc vise l'Algérie «dans sa sécurité et sa jeunesse»

Le ministre de l’Intérieur accuse, entre autres, le Maroc, premier producteur de cannabis au monde, d’avoir des visées hostiles à l’égard de l’Algérie et d’élaborer des plans de déstabilisation en ciblant sa sécurité et sa jeunesse.

PAR DJILALI B.

Le trafic de drogue a atteint la cote d’alerte. Après les services de la gendarmerie, le ministre de l’Intérieur vient à son tour tirer la sonnette d’alarme sur ce phénomène qu’il a assimilé à une déclaration de guerre contre sa sécurité et sa jeunesse.

Lors desa visite hier au siège de la direction centrale de la lutte contre les stupéfiants, Brahim Merad désignera d’ailleurs, comme les sources au ministère de la défense nationale qui fait état régulièrement des saisies de résine de cannabis, le Maroc qui en est la
principale source et premier producteur mondiale de cannabis.

« L’Algérie est visée dans sa sécurité et sa jeunesse par des tentatives de l’inonder avec différents produits stupéfiants dont des types nouveaux, toxiques et mortels », a indiqué le ministre au siège de la direction des stups, comme est communément désigné ce service, lors de cette visite qui l’a conduit également au siège de la DGSN.

C’est dans son costume de premier flic du pays que Merad a mené cette visite de terrain consacrée exclusivement à la lutte contre le trafic de drogue qui a pris
des proportions alarmantes.

Les bilans des saisies annuelles des différents types de drogues sont hallucinants. Et il n’est pas étrange que des officiels algériens qualifient cette situation de guerre déclarée contre
l’Algérie.

Plus d’une cinquantaine de tonnes « garanties » de saisie, rien que pour le cannabis, justifient amplement ce qualificatif et les mesures sécuritaires et judiciaires prises
dans le cadre de la stratégie de lutte élaborée par les services de sécurité et de la justice.

Le ministre a d’ailleurs désigné « le voisin de l’ouest » comme instigateur de ces plans
hostiles visant la sécurité et les jeunes algériens.

Guerre féroce pour déjouer ces plans

Et de préciser que les services de sécurité mènent une guerre féroce pour déjouer
ces plans.

Le Maroc, directement mis en cause parce qu’étant à la fois voisin et premier et indétrônable producteur de cannabis, est sûrement coupable, mais d’autres
sources participent à ces tentatives de déstabilisation en approvisionnant des
réseaux locaux d’autres types de drogues allant des drogues dures, synthétiques ou en
différents psychotropes, qui inondent également « ce marché » illégal.

En effet, les saisies opérées par uniquement les services de police, donc seulement
en milieu urbain, sont révélateur de l’ampleur de ce trafic de substances d’origines
souvent inconnues mais surtout dangereuses pour la santé. Hormis les barbituriques que se procurent les consommateurs dans le marché local, dans les pharmacies ou de l’étranger par des opérations « cabas », comme l’on désigne l’importation de médicaments en rupture de stock dans le pays ; activité étendue par des consommateurs aux psychotropes.

Pour cette catégorie, la lutte est centrée au niveau de la police des frontières, notamment au niveau des ports et des aéroports, qui servent aussi, selon des bilans détaillés des saisies, de passage pour ces substances, notamment celles de synthèse comme l’ecstasy.

Des sources révèlent que ces substances sont fabriquées dans des
laboratoires clandestins implantés dans des pays de la région du Sahel.

La production serait acheminée, tout aussi clandestinement, par voie terrestre, vers l’Algérie. Le Moyen-Orient constitue aussi un grand

marché pour ces substances interdites. Le ministre a salué les services de sécurité et l’ANP qui demeurent vigilants et mobilisés pour déjouer ces plans « ennemis » et assure que les pouvoirs publics mettent à leur disposition tous les moyens pour
mener à bien leur mission.

M. Merad n’a pas omis de rappeler le rôle actif de la population et de la société civile
dans ce combat. Ainsi a-t-il appelé la population à la vigilance et à la mobilisation et au
soutien actif « pour protéger les jeunes », à travers notamment les campagnes de sensibilisation et la dénonciation des activités douteuses.

D. B.