Nassim Bouguergoura, General Manager de HCI : «Le potentiel d’Opel, c’est minimum 20.000 véhicules/an»

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ENTRETIEN RÉALISÉ PAR BRAHIM AZIEZ

Halil Commerce et Industrie (HCI) est le distributeur officiel d’Opel en Algérie depuis l’an dernier. Quelques mois après le lancement de la marque et l’entame des opérations de commercialisation des véhicules, le manager général de HCI nous dresse un petit bilan d’étape depuis Rüsselsheim, où une visite d’immersion dans le monde d’Opel était organisée pour la presse algérienne.

Nous nous trouvons à Rüsselsheim, fief d’Opel en Allemagne, pour une visite immersive dans le monde du constructeur allemand. Quelles sont les visées de cette visite ?

Tout d’abord, nous remercions M. Florian Huttl pour notre accueil et l’intérêt qu’il porte au marché algérien. Nous avons visité l’usine d’Opel à Rüsselsheim où est fabriquée l’Astra, et nous avons pu vivre les différentes étapes du processus de fabrication de ce véhicule aux côtés d’autres modèles. Le plus beau est que nous avons pu croiser, au département de qualité, un modèle destiné pour le marché algérien qui subissait les tests d’audit et de contrôle, au même titre que d’autres véhicules destinés à d’autres marchés. Cela rassure quant à l’intérêt porté par Opel à la qualité de ses véhicules quel que soit leur marché de destination.

L’intérêt porté par Opel au marché algérien s’est déjà traduit par la présence du CEO
d’Opel au lancement de la marque en Algérie, et cela s’est confirmé par cette invitation à la découverte du monde d’Opel adressée à la presse spécialisée, auréolée par l’accueil personnel qu’il a réservé à nos journalistes, et le temps consacré par ce dernier et son staff dirigeant à la délégation.

De plus, nous sommes régulièrement en contact, tant il tient à s’informer de l’évolution du marché algérien, et toutes nos demandes sont satisfaites. D’ailleurs, et pour répondre aux exigences des autorités algériennes, il a demandé à ce que nos demandes en véhicules électriques soient satisfaites.

Les gens s’interrogent sur les perspectives de la commercialisation de l’Opel Corsa en Algérie. Peut-on savoir si elle est prévue et quand ce sera possible ?

Lorsque nous avons été reçus par le ministre de l’industrie et de la production pharmaceutique en novembre dernier, M. Ali Aoun, que je salue à l’occasion, il nous avait demandé de faire en sorte qu’Opel arrive sur le marché algérien avec des véhicules qui soient à la portée des consommateurs algériens, et nous avons fait une demande aux services du ministère de l’industrie pour pouvoir importer la Corsa, et on attend l’autorisation de le faire.

Depuis votre démarrage, comment réagi le consommateur algérien au retour de la marque Opel ?

Franchement, nous sommes satisfaits. Nous avons eu, selon les statistiques et les remontées d’informations de nos call-centers, 94% de satisfaction produits. D’ailleurs, nous avons pu écouler les 4000 véhicules qui nous ont été accordés au titre de l’exercice 2023, et nous sommes en train de livrer les dernières unités. Nous attendons la nouvelle autorisation d’Algex pour entamer notre quota 2024.

Qu’en est-il des appréhensions qu’il y avait, au début, sur la motorisation 1.2 Puretech qui a fait du bruit en Europe ?

Je pense que les journalistes spécialisés qui ont rencontré le patron d’Opel ont reçu une réponse officielle, à savoir que depuis juin 2022, la chaîne de distribution sur ce moteur a été changée, et aucun problème n’a été signalé dans les services après-vente depuis. Tous les véhicules commercialisés en Algérie sont pourvus de cette nouvelle chaîne de distribution. Donc, il n’y a plus de problème qui s’appelle 1.2 Puretech.

Vous avez entamé la reprise de la distribution d’Opel avec 4000 véhicules pour moins d’un semestre de commercialisation, quelles seraient les potentialités d’Opel sur une année pleine comme 2024 ?

Nous sommes en plein pourparlers avec les services du ministère du commerce, et nous ne pouvons pas nous avancer sur les volumes de 2024 tant que la part qui nous sera réservée n’a pas encore été arrêtée. Mais sur le potentiel d’Opel en Algérie, je peux dire qu’il est à partir de 20.000 véhicules/an aujourd’hui.

B. A.