Nouvelles mesures anti-cancer

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Lutte contre le cancer: Tebboune met en place l'instance nationale
Cancer

Redoutable, le cancer et malgré les avancées de la recherche scientifique continue de toucher des millions de personnes à travers le monde. Chez nous, ce sont 65.000 nouveaux cas de cancers tout types confondus qui ont été recensés depuis le début de l’année. Ce chiffre qui fait froid dans le dos, a été dévoilé par le président de la Société algérienne d’oncologie médicale, le professeur Kamel Bouzid lors de son passage, hier, au forum d’El Moudjahid à l’occasion de la célébration de l’octobre rose. En plus des causes de cancer les plus connues à l’instar du tabagisme et la consommation de viandes rouges, Pr Bouzid a relevé que «les essais nucléaires français menés dans le sud algérien, figurent aussi parmi les causes des cas de cancer même après plus d’une soixantaine d’années ». Il est à noter que les nouveaux cas de cancers ont été enregistrés dans une trentaine de wilayas, celles du sud y compris.

Fortement impactés par la crise sanitaire, les personnes atteintes de cancer ont souffert le martyr en cette période de pandémie et cela en raison des pénuries de médicaments, à répétition et une prise en charge boiteuse, ce qui n’arrangea rien à leur état de santé. Conscients de cela le ministère de la Santé a dévoilé hier de nouvelles mesures visant à améliorer la qualité de la prise en charge des patients cancéreux et la lutte contre le cancer. Parmi les nouveautés, l’acquisition en 2022 de sept nouveaux accélérateurs de particules. «Sur les 7 accélérateurs à acquérir prochainement dans le cadre du Fonds national de lutte contre le cancer, deux seront installés à proximité de l’Etablissement hospitalier public (EHP) de Rouiba (Alger Est) et du Centre hospitalo-universitaire (CHU) Hassani Assad de Béni Messouss », a déclaré hier le directeur général des services de santé au ministère de la Santé, Pr. Ilyes Rahal. Ces équipements viennent renforcer le Centre Pierre et Marie Curie (CPMC) et le Centre anti-cancer.

L’Etat mets les moyens pour stopper l’hécatombe

Autre lueur d’espoir pour les malades, la réactivation du Fonds national de lutte contre le cancer qui a été créé en 2012 pour une meilleure prise en charge des malades. C’est le ministre de la Santé qui affirmé  hier que « la réactivation du Fonds national de lutte contre le cancer contribuera à une prise en charge idoine des cancéreux, à travers l’équipement des services de soins en radiothérapie, par l’acquisition de nouveaux accélérateurs linéaires et la mise à disposition de médicaments supplémentaires ». Cela inclura également l’entretien des appareils et des équipements destinés à la radiothérapie et la mise en place d’un guide national renfermant tous les protocoles de soins ».

Selon le ministre, 41 services ont été ouverts sur tout le territoire national, 77 unités de chimiothérapie, en plus de 20 centres de lutte anti-cancer, dont 6 appartenant au secteur privé, avec un budget alloué à l’acquisition de médicaments et de consommables médicaux inclus dans ce traitement au niveau de la pharmacie centrale des hôpitaux (PCH).

Toujours dans le but d’offrir à nos patients une prise en charge de qualité, 32 médicaments innovants » seront inclus dans la liste des médicaments destinés à la prise en charge de tous types de cancers à l’échelle nationale après leur enregistrement et le lancement par la Pharmacie centrale des hôpitaux d’un appel d’offres pour leur acquisition, a annoncé hier la Directrice de la pharmacie au ministère de la Santé, Dr Soumia Benhamida. «Le ministre a signé cette semaine une décision prévoyant l’inclusion de toutes les nouvelles molécules, notamment innovantes, dans le Fonds national de lutte contre le cancer pour leur acquisition après leur enregistrement et le lancement par la Pharmacie centrale des hôpitaux d’un appel d’offres à cet effet », précise-t-elle.

W. S.

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