Plainte contre Israël : Rencontre internationale de juristes et de magistrats à Alger

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PAR DJILALI B.

Dans le processus en cours pour inculper Israël pour des crimes contre l’humanité, initié par des juristes et des avocats, et par-delà la plainte déposée en fin de semaine dernière par un collectif d’avocats auprès de la CPI, le monde arabe a adopté aussi une démarche similaire.

C’est dans cet esprit de solidarité et de défense de la cause palestinienne, particulièrement en cette actuelle circonstance d’agression israélienne qui répond en tout point de vue au critère de génocide, qu’il a été décidé d’organiser à Alger des ateliers, pour le moins dire, juridiques spécialisés pour adopter un format collectif pour déposer une plainte contre Israël qui commet des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre à Ghaza.

Alger abrite ainsi une rencontre qui regroupe des magistrats, juristes, avocats, entre autres, pour débattre, dans des ateliers, de la manière avec laquelle sera saisie la juridiction internationale contre Israël. Cette rencontre internationale regroupe à Alger des spécialistes, avocats, juristes et magistrats, de renommée, autour de la question cardinale du dépôt de plainte contre Israël, des responsables israéliens pour crime contre l’humanité en Palestine. D’ailleurs, at-il été révélé, par le président de l’ordre des avocats algériens, directement concerné par l’organisation de cette rencontre, des documents en la possession de ce groupe, disposé à poursuivre Israël devant la cour pénale internationale, prouvant les crimes israéliens contre les Palestiniens qui appuieront la plainte – encore une autre – qui sera déposée auprès de la CPI contre des responsable israéliens, responsables
de crimes contre les civils palestiniens.

D’où la présence parmi les participants à cette importante rencontre – la seule d’ailleurs du
genre dans la sphère arabe – d’une avocate libanaise spécialiste de ces questions, et qui n’a d’ailleurs pas caché sa volonté de plaider cette cause, rappelant par ailleurs le drame similaire que vit son pays, le Liban.

Pour le président du syndicat algérien des juges, qui intervenait hier devant les médias, cette rencontre entre dans le cadre de la préparation de l’initiative des « frères » arabes, à travers les ateliers d’Alger, de la requête internationale contre Israël. Le magistrat n’a pas hésité un instant à qualifier, reprenant une terminologie de la Seconde Guerre mondiale, ce qui se passe à Ghaza d’holocauste.

« Nous sommes devant un holocauste », a-t-il clamé en citant les spécialistes invités à participer à ces ateliers. Il y a lieu de rappeler que parmi les représentants des initiatives de dépôt de plainte contre les responsables israéliens, l’avocat Devers, qui était derrière la première plainte contre Israël auprès de la CPI, il y a deux semaines, est invité à Alger. Son expertise donnera sans doute du poids à la plainte collective préconisée par les juristes à Alger. Mais pas que.

Cette rencontre, particulière sans doute, dans le contexte actuel, prend une dimension politique à inscrire dans la doctrine diplomatique de l’Algérie. Parce que l’initiative, somme toute naturelle pour une Algérie favorable et engagée pour les causes justes, prend une dimension politique dans le sens où elle engage aussi l’avenir ou le devenir de la Palestine.

D. B.