Quand les fournitures scolaires constituent un danger

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Comme chaque année et en cette période de la rentrée, les marchés algériens se font inonder par les fournitures scolaires de toute sorte. Pour la quasi majorité importées d’outre-mer, ces affaires échappent malheureusement à tout contrôle mettant parfois la santé et la sécurité des écoliers en danger. Hier, la direction régionale du commerce a affirmé la saisie pour près de 33.800 DA de fournitures scolaires dont la date de péremption est dépassée. «Il s’agit essentiellement de crayons à encre et de colle périmés», a précisé Hamza Sabeq, chargé de la communication de l’institution. Véritable phénomène de consommation, cette ruée sur les affaires scolaires a été accentuée par l’importation de fournitures scolaires de plus en plus attrayantes au point de les confondre parfois avec des jouets, chose qui ne laisse ni les enfants ni parfois même les parents indifférents.  

Taille-crayon sous forme de globe terrestre ou de voiture, gommes parfumées, des stylos avec des formes hilarantes… difficile de résister face aux produits que l’on trouve aujourd’hui sur le marché algérien. Cependant si certains parents prennent la peine de vérifier si leurs achats répondent aux normes, d’autres préfèrent faire confiance aux vendeurs.

Zebdi : «On a tué la production locale»

Pour Dr Mustapha Zebdi, président de l’Association algérienne de protection et d’orientation du consommateur et de son environnement, «la réglementation et la normalisation des importations des fournitures scolaires sont désormais primordiaux pour préserver nos écoliers». Il explique : «A chaque rentrée scolaire, nous avons droit au même problème qui est l’importation anarchique des fournitures scolaires qui échappe au contrôle des autorités. A cause de cela, nos écoliers se retrouvent face à des objets qui n’ont pas du tout leur place en classe. Je parle de pseudo affaires qui s’apprêtent beaucoup plus à des jouets et qui vont sans doute perturber la concentration de l’enfant», ajoute notre interlocuteur. Dans ce sens, Dr Zebdi, n’a pas omis de signaler la présence sur le marché algérien d’objets qui ne répondent pas aux normes internationales mais qui n’empêchent pas les écoliers algériens de les consommer. «Il existe hélas des commerçants sans scrupules qui changent d’activité à chaque saison et qui n’hésitent pas à mettre à la portée de nos enfants des affaires dont la date de péremption est dépassée. Mais encore une fois, c’est le rôle des autorités compétentes de veiller sur la qualité des produits disponibles sur nos marchés», a-t-il indiqué.

Déplorant ces importations à outrance, le président de l’Apoce a regretté la régression de la production locale des fournitures scolaires, qui est selon lui, un excellent moyen de contrer les articles made in china. «Il n’y a aucune volonté des responsables de soutenir la production locale des fournitures scolaires qu’on a tuée par les importations», a-t-il conclu.

W. S.

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