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Qui est la nouvelle ambassadrice des USA en Algérie ?

/La nouvelle ambassadrice des Etats Unis d’Amérique sera à Alger dans les prochains jours, voir les prochaines heures. Proposée par le président américain, Joe Biden, au poste d’ambassadrice des Etats-Unis à Alger en avril 2021, Elizabeth Moore Aubin a vu sa nomination confirmée par le sénat américain le 17 décembre dernier. Elle remplacera John Desrocher, parti en août 2020, laissant le poste vacant depuis.

Il y a quelques jours, la nouvelle ambassadrice US en Algérie a rencontré, avant son départ pour Alger, le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, pour évoquer les relations bilatérales entre l’Algérie et les Etats Unis d’Amérique. Elizabeth Moore Aubin a annoncé son arrivée prochaine en Algérie via un message vidéo publié sur la page officielle de l’ambassade des Etats Unis d’Amérique en Algérie.

«L’Algérie compte beaucoup pour moi»

Elle y a annoncé son arrivée prochaine, et déclaré : «Je suis heureuse de retourner dans un pays qui compte beaucoup pour moi, et je n’ai pas oublié la gentillesse, la générosité et l’hospitalité des Algériens».
Pour rappel, Elizabeth Moore Aubin a déjà occupé le poste de cheffe de mission adjoint au niveau de cette même ambassade US à Alger entre 2011 et 2014. Elle a ajouté dans son message vidéo : «Mon objectif sera de renforcer les solides relations bilatérales entre nos deux pays et peuples… que ce soit en aidant les entreprises américaines à investir dans la diversification de l’économie algérienne ou en offrant davantage d’opportunités d’apprendre l’anglais à la jeunesse algérienne». Sur le pays, l’ambassadrice a ajouté : «J’espère avoir l’occasion de visiter toutes les provinces d’Algérie. A bientôt».

Qui est Elizabeth Moore Aubin ?

Membre de carrière du Senior Foreign Service, l’équivalent de ministre-conseiller, Elizabeth Moore Aubin occupait le poste de sous-secrétaire principal adjoint par intérim au Bureau des affaires du Proche-Orient au Département d’État.

La nouvelle ambassadrice US a, également, occupé d’autres postes de haute direction au cours de ses trois décennies de service, dont celui de directrice exécutive du Bureau exécutif conjoint du Bureau des affaires du Proche-Orient et du Bureau des affaires de l’Asie du Sud et centrale, chef de mission adjoint de l’ambassade des Etats-Unis à Ottawa (Canada) de mai 2016 à 2017. De 2014 à 2016, elle a été directrice exécutive du Bureau des affaires de l’hémisphère occidental, et chef de mission adjoint de l’ambassade des États-Unis à Alger de 2011 à 2014.

Elle a, également, été conseillère en gestion pour l’ambassade à Tel-Aviv,  responsable de la gestion des ressources internationales pour l’USNATO à Bruxelles, mais aussi agent de gestion au consulat général à Toronto, et agent des services généraux au Consulat général à Hong Kong .

Elizabeth Moore Aubin a, aussi, occupé le poste de chef de mission adjoint à l’ambassade les Etats-Unis à Paris.

Ce qu’elle ambitionne de faire durant son mandat

Sur sa mission en Algérie, elle a déclaré, lors de son audition devant le comité des relations étrangères du Sénat américain, vouloir renforcer la coopération en matière de sécurité, promouvoir la stabilité régionale, étendre les échanges commerciaux et les investissements entre les États-Unis et l’Algérie, et approfondir les relations culturelles entre nos deux pays. Voilà donc les principales priorités d’Elizabeth Moore Aubin qui passe pour la 4e femme à occuper ce poste.

«L’ambassade à Alger soutient un large éventail de programmes qui renforcent nos liens sécuritaires, économiques, de gouvernance, éducatifs et culturels», a-t-elle ajouté.

Elle a également évoqué la lutte de l’Algérie contre l’extrémisme violent dans les années 1990 et salué son rôle pour le maintien de la stabilité, grâce à des efforts rigoureux de lutte contre le terrorisme. Elle a, par ailleurs, souligné le rôle essentiel joué par l’Algérie au niveau régional, notamment en négociant la réconciliation au Mali à travers les accords d’Alger en 2015, et en offrant une assistance à la Tunisie et au Niger.

Elle a aussi mis l’accent sur la riche histoire partagée entre les États-Unis et l’Algérie, rappelant que les États-Unis ont été le premier pays à reconnaître l’indépendance de l’Algérie le 3 juillet 1962, et le rôle clé joué par l’Algérie dans la libération des 52 diplomates américains qui étaient retenus comme otages en Iran.

B. A.

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