Ramadan : la viande rouge entre 1200 et 1300 DA/kg

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Boulenouar : «Sans les importations, la viande serait à plus de 3000 DA/kg»

/«La viande rouge sera disponible et à des prix abordables durant le mois sacré», a rassuré, hier, le PDG du groupe ALVIAR, Lamine Derradji, lors de son intervention sur les ondes de la Radio nationale.

Pour répondre à la forte demande sur les viandes rouges durant le mois sacré qui est une période de surconsommation de ce produit, le ministère de l’Agriculture et le groupe ALVIAR spécialisé dans l’élevage, l’abattage et la distribution de la viande rouge affirment avoir adopté une mesure permettant de pallier au manque et à l’augmentation des prix de la viande rouge sur le marché national.  Le PDG d’AVIAL annonce dans ce sens l’entame de l’installation de 150 points de vente de viande rouge ovine et bovine à travers le territoire national en prévision du mois sacré. «Parmi les mesures prises dans ce sens, l’ouverture de plus 150 points de vente de viande bovine et ovine à travers le territoire national, avec des prix abordables oscillant entre 1200 DA pour la viande ovine et 1300 DA pour la viande bovine», affirme-t-il. Pour répondre à la forte demande en la matière, le même responsable fait état de «l’importation de 4.000 bovins dédiés à l’abattage spécialement pour le mois sacré» tout en rappelant que «les capacités de production nationale en matière de viande rouge sont de 580.000 tonnes» en constatant un fort «recul du taux des importations de viande bovine fraiche et congelée estimé à 87%», durant la période allant entre 2016 et 2021.    

1re ferme pilote de brebis productrices

Face à la menace de disparition de deux races de brebis productrices de Ras El Hamra et Ouled Djellal considérées comme «patrimoine à conserver», le ministère de l’Agriculture a pris des mesures que détaille M. Derradji. Pour continuer à alimenter le marché national en viande ovine et éviter le recours à l’importation, le responsable d’ALVIAR tire la sonnette d’alarme et pointe les lacunes à corriger au plus vite pour sauver ces deux races de «haute valeur». Il s’agit, selon lui, de résoudre le problème de la cherté, le manque d’aliments de bétail et l’absence de pâturages en raison du manque de pluviométrie, tout en déplorant la vente dans les boucheries de la viande du «capital reproducteur».  Dans ce sens, M. Derradji évoque une initiative prise par le ministère de l’Agriculture visant à la mise en place «d’une ferme pilote de brebis productrice avec un groupe algérien d’une capacité de 40.000 têtes, dans les prochains jours.» D’après les chiffres avancés par le responsable en question, le nombre de têtes dont dispose le pays s’élève à 31 millions de têtes ovines dont 19 millions de têtes de brebis productrices.  Pour ce qui est de l’apport de la filière de la viande rouge à l’économie nationale, M. Derradji avance un taux de 17% du poids de l’économie agricole, et génère un flux de production estimé à 600 milliards de dinars, avec un taux de croissance moyen de 4,18%.

  1. B.