Rationalisation des ressources hydriques : Des progrès réalisés, mais ce n’est pas assez !

0
123
Voici le taux national de remplissage des barrages

Par Brahim Aziez

La rationalisation des ressources hydriques revient sur le devant de la scène avec l’été qui arrive et la canicule qui est déjà là. Et globalement, le bilan semble positif, à en croire les déclarations des spécialistes et autres experts du domaine qui saluent les progrès réalisés ces dernières années par l’Algérie en la matière. Qu’il s’agisse de la consommation des particuliers, des industriels ou des agriculteurs, ou des pertes sur les réseaux d’alimentation, les progrès sont partout.

A commencer par l’agriculture qui consomme plus de 70% de la production nationale chaque année. Et à ce propos, le SG de l’union nationale des paysans algériens (UNPA), Abdellatif Dilmi, s’est félicité de l’intérêt croissant à la promotion de l’agriculture et au développement des ressources hydriques, soulignant la nécessité de leur préservation et de tirer profit des énergies renouvelables afin d’ériger le secteur de l’agriculture en locomotive pour l’économie nationale. Il est vrai que l’Etat a consacré d’énormes moyens pour continuer à alimenter ce secteur en cette ressource indispensable à son existence qu’est l’eau, tout en sensibilisant et en encourageant à son utilisation d’une manière rationnelle. Diverses méthodes d’irrigation ont été mises en avant ces dernières années, dont le goutte-à-goutte pour l’arboriculture et les cultures maraîchères, et les pivots pour les grandes cultures, et même que des aides financières ont été octroyées pour encourager les équipements indispensables à ces modes d’irrigation.

 

Réduire les fuites sur le réseau

L’ancien ministre des ressources en eau, Kamel Mihoubi, a mis récemment l’accent sur la nécessité de limiter le gaspillage de l’eau à travers les fuites dont la quantité oscille, selon lui, de 30 à 50% au niveau des réseaux de distribution d’eau dans plusieurs wilayas. Sur ce point, il convient de signaler que Seaal, en partenariat avec le groupe Sensus Algérie, a réalisé une avancée majeure en matière de détection des fuites d’eau. Celle-ci, la Smart Ball, une technologie qui consiste à insérer une balle équipée d’un capteur acoustique ultra-précis à l’intérieur des réseaux d’eau pour localiser rapidement et efficacement les poches d’eau et les fuites, a été testée avec succès. Ce serait même une solution «idéale» pour diminuer les fuites d’eau.

Kamel Mihoubi a, par contre, rassuré quant aux «ressources hydriques dans le pays qui jouit de 98% d’eau de sources indépendantes, contribuant à hauteur de 7% de ses ressources en eau au profit de pays voisins».

Lors d’une rencontre organisée jeudi par l’APW d’Alger, la présidente de cette assemblée a salué la politique clairvoyante du président de la République en matière de sécurité hydrique, au moment où le directeur de recherche à l’école nationale des arts appliqués, Ahmed Kettab, a appelé à «la création d’un conseil national pour la sécurité hydrique, placé auprès de la présidence de la République», rappelant l’atout dont dispose l’Algérie consistant en ses eaux souterraines dans le sud, dont «la quantité est suffisante pour 6000 années de consommation».

B.A.