Réalisation du gazoduc SoutH2 reliant l’Algérie à l’Italie et l’Allemagne : Les Italiens veulent faire vite

0
18845
Réalisation du gazoduc SoutH2 reliant l'Algérie à l'Italie et l'Allemagne : Les Italiens veulent faire vite

PAR ABDELLAH B.

La crise énergétique que traverse le vieux contient ces derniers temps a remis sur le tapis la nécessité de l’accélération de la recherche de nouveaux fournisseurs en énergies nouvelles. C’est dans cette logique que les acteurs européens travaillent actuellement
sur le nouveau gazoduc SoutH2 reliant l’Algérie à l’Italie en passant par la Tunisie pour finir en Allemagne pour le transport de l’hydrogène vert.

Le projet continue à mûrir, et ce, après l’étude de faisabilité qui a été déjà lancée par l’Italie depuis le début de l’année en cours. C’est ce qu’a confirmé hier le PDG de la société italienne de transport et de la distribution de l’électricité Snam.

Intervenant lors de la conférence sur l’énergie qui s’est déroulée hier à Milan, Stefano Venier a indiqué que « le travail se fait actuellement entre les membres du consortium composé de quatre entreprises, chargé de la mise en place de ce projet, afin de rassembler toutes les informations sur les besoins de cette nouvelle infrastructure ».

Selon ce dernier, les membres du consortium chargés de la réalisation de ce projet « avancent intensément sur cette voie ». Qualifié de projet « historique » et d’une portée « stratégique » pour l’Europe par le ministre des affaires étrangères Ahmed Attaf lors de sa visite en Italie le mois de juin dernier, le nouveau gazoduc continue de mobiliser les acteurs européens pour sa réalisation prochaine.

Dans ce sens, l’Italie a déjà commencé les préparatifs pour sa concrétisation, en lançant d’abord le processus d’adaptation de son réseau gazier pour le transport de l’hydrogène. « Nous ne sommes pas uniquement dans la coordination avec les autres opérateurs, nous avons pratiquement atteint les mille deux cents kilomètres de notre réseau certifié utilisable pour le transport de l’hydrogène », explique-t-il.

Il s’agit donc de la préparation du terrain pour accueillir les volumes d’hydrogène qui arrivent à travers le corridor SoutH2 qui devrait transporter de l’hydrogène depuis l’Algérie et la Tunisie vers la Sicile, qui devrait se transformer en centre de collecte de l’hydrogène importé depuis l’Afrique du Nord, à savoir, l’Algérie, la Tunisie et l’Égypte.

Au moment où l’Italie se lance dans la modernisation de son réseau de transport, l’Algérie trace un programme ambitieux pour la production d’importantes quantités d’hydrogène dont une grande partie sera destinée à l’exportation vers l’Italie et l’Allemagne via le nouveau gazoduc qui devrait démarrer de l’Algérie pour atterrir en Italie avant de continuer son chemin vers l’Allemagne et l’Autriche sur une longueur de plus de 3000 km.

Quatre entreprises sont déjà mobilisées pour la mise en place du projet, Snam en Italie, Trans Austria Gasleitung (TAG) et Gas Connect Austria (GCA) en Autriche, ainsi que Bayernets en Allemagne. Dans ce sens, l’Allemagne et l’Italie ont déjà signé le mois de juin dernier un accord sur la poursuite des travaux de construction d’un nouveau pipeline de gaz naturel et d’hydrogène entre l’Italie et l’Allemagne.

A. B.