Réduire la facture des importations céréalières de 25% cette année : Le nouveau défi de Henni

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Le ministre de l'agriculture annonce la régulation de plus de 3000 contractuels

/La réduction de la facture des importations céréalières et l’amélioration de la production nationale en la matière est devenue un sérieux un casse-tête pour le gouvernement. Les résultats réalisés dans cette filière durant la saison précédente avec 13 millions de quintaux, ont poussé le ministère de l’Agriculture à prendre de nouvelles mesures visant à hisser la production.       

D’après M. Abdelhafid Henni, ministre de l’Agriculture, le gouvernement a élaboré une feuille de route pour le développement de ce secteur stratégique. Parmi les mesures prises dans ce sens, le ministre évoque la mise à la disposition des agriculteurs des semences et l’augmentation des prix pour encourager la vente les céréales à l’Etat. Pour l’application de cette dernière, le gouvernement a alloué une enveloppe de l’ordre de «30 milliards de dinars», une manière, selon lui, d’encourager les agricultures à «fournir plus d’efforts pour l’amélioration des rendements.»  Pour ce qui est du besoin du marché national en matière, «nous avons des besoins importants en matière de blé qui est en rapport avec le modèle de consommation. Pour ce qui est du blé dur, l’Algérie importe des quantités d’appoint utilisées pour la production de la semoule et l’orge qui est destiné à l’alimentation animale», explique-t-il. Parmi les objectifs esquissés, la réduction de l’ordre de 25% de la facture d’importation des céréales qui tourne autour de 3 milliards de dollars d’après les estimations des spécialités du secteur, et pourquoi pas porter haut le taux de couverture du marché national qui est actuellement de 75%, et ce, à travers l’augmentation des rendements pour atteindre les 60 à 70 quintaux à l’hectare. «Ces mesures auront un impact important sur la production céréalière pour atteindre une moyenne de 27 à 30 millions de quintaux durant l’année courante», affirme le ministre.

Autorisations de forages

Concernant la problématique de l’irrigation qui se pose avec acuité ces derniers temps, en raison de la faiblesse du taux de pluviométrie dans plusieurs régions du pays, le ministre affirme avoir trouvé la solution. Selon ce dernier, «le ministère des Ressources en eaux vient de signer les autorisations pour les forages de puits pour permettre aux agriculteurs de résoudre la question de manque de pluviométrie».  Pour M. Henni, l’Algérie dispose d’un potentiel important qui lui permet de développer le secteur de l’agriculture avec une «superficie dédiée aux céréales qui est actuellement de 3,3 millions d’hectares. Dans certaines zones, les rendements atteignent les 45 à 50 quintaux l’hectare».  Sécheresse, non fertilité des sols, manque de moyens techniques et technologiques dans la pratique culturale, désormais le ministère de l’Agriculture veut trouver des solutions et porter la production céréalière à un niveau plus haut que celui d’avant. Sa mission s’annonce difficile dans le contexte actuel marqué par une faible pluviométrie, mais ne relève pas de l’impossible, l’amélioration du taux de la pluviométrie d’ici l’été prochain pourra augmenter la production en la matière et réduire la facture des importations.

Atteindre les 100 quintaux à l’hectare

Le potentiel existe, mais des lacunes aussi liées à la pratique culturale dans la région sud du pays risquent de compromettre le plan du gouvernement pour le développement du secteur, du point de vue des spécialistes. Ces derniers insistent sur la nécessité de l’adoption d’une nouvelle politique agricole qui prendra en charge toutes les questions liées au développement de la pratique culturale notamment dans la région sud du pays. Une région qui selon, le ministre de l’Agriculture, a démontré des capacités importantes en matière de rendement. «Si l’on prend comme exemple la filière des céréales, aujourd’hui, nous sommes à 200.000 hectares en agriculture saharienne, avec l’irrigation permanente, en respectant l’itinéraire technique, en ayant la qualité des semences requises et en disposant des intrants en matière d’engrais de fonds et de couverture, les rendements peuvent atteindre les 100 quintaux à l’hectare», explique-t-il. 

A. B.