Réforme économique et institutionnelles : Larbaoui fixe les enjeux et les priorités

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Larbaoui reçoit un appel du vice-président des Emirats arabes

PAR R. AKLI

« Notre pays œuvre à concrétiser, sous l’égide du président de la République, son choix stratégique d’accélérer sa mutation économique et sociale en s’appuyant pour cela sur le talent de ses enfants et sur son capital humain. » C’est en ces termes que le premier ministre Nadir Larbaoui a mis en avant hier la détermination des pouvoirs publics à maintenir le cap des réformes engagées durant ces quelques dernières années en vue
d’amorcer une véritable transformation, tant sur les plans économique et social qu’au niveau de l’administration et des institutions publiques.

A travers un discours prononcé à l’occasion de la cérémonie de sortie de la 52e promotion de l’école nationale d’administration (ENA), baptisée au nom du moudjahid Youcef El-Khatib, le premier ministre a ainsi tenu à fixer les enjeux et les priorités de la nouvelle politique mise en place par les hautes autorités du pays, soulignant en ce sens l’engagement total de l’Etat à mener à bien ce « projet ambitieux » qui vise, a-t-il précisé, « à opérer une réforme globale de tous les démembrements et institutions de l’Etat ».

Tout en réaffirmant dans le même contexte l’attachement des pouvoirs publics à assurer une prise en charge optimale de la ressource humaine, dont particulièrement la catégorie des jeunes, Larbaoui n’a pas manqué de rappeler les importantes décisions initiées ces quelques dernières années par le président de la République « en vue d’améliorer les conditions socioprofessionnelles des fonctionnaires, à travers le renforcement de la justice fiscale, la revalorisation des salaires et la révision des statuts et des régimes indemnitaires de larges catégories d’agents publics ». S’adressant aux nouveaux cadres diplômés de l’ENA, le premier ministre a notamment insisté sur le rôle prépondérant de la ressource humaine dans l’accompagnement des réformes engagées, tout en les incitant à « s’adapter aux nouvelles exigences du monde numérique, à faire preuve de créativité et d’esprit d’innovation, à rendre les administrations plus ouvertes et plus performantes et à veiller à l’amélioration de leurs relations avec les citoyens ». En ce sens, a-t-il signifié à l’adresse de ces futurs cadres de l’Etat : « Il est nécessaire de ne pas se confiner dans les tours d’ivoire d’administrations centrales », de même qu’il faut privilégier « une communication en continu avec les citoyens, la société civile et entre institutions ».

Selon lui, « la vie quotidienne des citoyens est le critère déterminant pour mesurer le changement, le rendement et l’efficience » de l’administration et des institutions. Socle essentiel pour l’aboutissement de l’ambitieuse politique publique de réformes multisectorielles, la modernisation de l’administration et l’amélioration de ses modes de fonctionnement et de gouvernance constituent, faut-il le souligner, un objectif prioritaire pour les pouvoirs publics.

Après le toilettage et la mise au diapason des différents dispositifs législatifs et réglementaires, notamment ceux régissant l’investissement, les finances de l’Etat et le secteur bancaire, l’enjeu est en effet de veiller à améliorer la qualité du service public et l’efficacité des institutions afin de garantir une application rigoureuse des politiques publiques et d’assurer une mise en œuvre efficace et rapide des mesures et décisions de réformes engagées à travers différents secteurs. Clé de voûte de ce processus ambitieux, le passage à la numérisation, dont l’achèvement est attendu pour la fin du semestre en cours, constitue l’atout essentiel sur lequel s’appuient les pouvoirs publics pour rompre avec l’opacité et les rigidités bureaucratiques et rendre ainsi l’administration plus à même d’accompagner et de favoriser le développement économique et social du pays.

R. A.