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Relance de l’activité minière : Un nouveau gisement de ressources financières

/Le secteur de l’activité minière suscite ces derniers temps un véritable engouement pour l’investissement. Des grands projets d’investissement ont été lancés pour placer l’Algérie sur le podium des pays producteurs de produits miniers dans le monde et en faire un gisement d’approvisionnement du marché international dans un avenir proche.

Le secteur a bénéficié durant l’année courante d’un intérêt très particulier de la part des pouvoirs publics qui s’appuient sur le développement des mines pour réussir la relance économique du pays. Ces derniers, semblent déterminés à accélérer le développement de ce secteur stratégique qui constitue un énorme gisement de ressources financières, de croissance, de création de richesse et d’emplois. Parmi les grands projets structurants relancés, on cite entre autres, les gisements de phosphate de la région de l’est du pays, la mine de zinc d’Amizour à Béjaïa et la mine de fer de Ghar Djebilet dans le grand sud du pays. Des projets d’une importance capitale dans le développement économie du pays.   

Enfin, la mine d’Oued Amizour relancée   

En effet, outre le fer, le cuivre, l’or, ou encore les substances utiles, le ministère de l’Energie annonce relancer l’activité de la mine de zinc de Oued Amizour dans la wilaya de Béjaïa, et ce, dans le cadre d’un projet de partenariat avec l’australien Terramin. Après plusieurs années de blocage du projet, ce dernier a connu enfin du nouveau. Le 15 mars dernier, le groupe australien avait cédé 16% de ses actions au profit de la partie algérienne qui détient, désormais, 51% des actions contre 49% pour la partie australienne, et ce, conformément à la règle 51/49. Dans un communiqué rendu public, hier, le ministère de l’Energie affirme que «le projet d’exploitation du plomb/zinc de Oued Amizour, a connu une nouvelle reconfiguration des parts afin de se conformer à la règle 51/49». Ce projet structurant revêt un caractère «stratégique» pour le pays, de par son potentiel minier exploitable estimé à 34 millions de tonnes pour une production annuelle de 170.000 tonnes de concentré de zinc et la création de 700 postes d’emploi directs.

La mine de Ghar Djebilet entrera en exploitation en 2023

Même chose pour le projet d’exploitation de la mine de fer de Ghar Djebilet dans la wilaya de Tindouf dont le contrat de partenariat a été signé avec un consortium chinois composé des sociétés MCC, CWE et Heyday Solar et la société nationale de fer et d’acier (Feraal) dont l’exploitation est prévue pour l’année 2023 et générera plus de 3000 postes d’emploi directs. Cette mine constitue également l’un des plus importants projets dans le secteur des mines, avec une réserve à exploiter estimée à 3,5 milliards de tonnes. Dans la première phase d’exploitation, la mine produira de 2 à 4 millions de tonnes de produits marchands, tandis que la troisième phase (2027-2035 à 2040) verra la production de 40 à 50 millions de tonnes, dont 30 millions de tonnes de produits marchands.  

Un autre projet également considéré comme l’un des plus importants investissements depuis des décennies dont le coût d’investissement est de 7 milliards de dollars a été également relancé durant ce mois courant. Il s’agit du méga projet de transformation de phosphate et du gaz, pour la production de tous types d’engrais. Un contrat de partenariat est signé avec les sociétés chinoises pour la mise en activité de la mine de phosphate qui est d’une capacité de production de plus 5,4 millions de tonnes par an. La mise en place de ce projet va renflouer le Trésor public d’un apport de près de 2 milliards de dollars par an.  

«Les mines peuvent générer près 150 milliards $ par an» 

Ces grands projets structurant jouent un rôle important dans le développement économique du pays. D’ailleurs, c’est le but recherché derrière la relance de l’activité minière dont l’Algérie recèle un énorme potentiel. Outre cette richesse naturelle, l’exploitation de ces mines est du point de vue des experts du secteur très facile et n’exige pas énormément de moyens matériels, car ces produits miniers sont proches de la surface. Pour ce qui est de l’exploitation des richesses du sous soul algérien et sa mise en valeur, selon des estimations officielles, l’Algérie exploite uniquement 5% de ces capacités. Ce qui laisse dire que l’exploitation de cette richesse pourrait jouer un rôle important dans la relance de l’économie nationale. Selon les estimations des experts, l’apport du secteur des mines à l’économie nationale pourrait porter les exportations du pays à 150 milliards de dollars par an, à condition d’ouvrir le marché aux investisseurs. Face à la rareté et la cherté de produits miniers sur le marché international, l’Algérie se prépare à devenir l’un des plus grands fournisseurs du marché mondial dans les années à venir, et ce après l’entrée en exploitation de ces projets dans les prochaines années.

  1. B. 

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