Relance industrielle : La feuille de route de Benabderrahmane

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/La conférence nationale sur la relance économique s’est achevée, hier au CIC, sur une note d’optimisme. Le Premier ministre qui a clôturé les travaux de cette conférence dira de cette rencontre qu’elle «doit permettre de sortir avec des dispositions opérationnelles sur le terrain, palpables».

Aïmene Benabderrahmane rappellera l’objectif du rendez-vous qui vise à l’amélioration du climat des affaires et la simplification des procédures administratives, mais aussi l’accélération de la digitalisation et la lutte contre la bureaucratie. Critères sur lesquels se basera le code des investissements en cours d’élaboration, Plus de 700 participants ont pris part à ces travaux qui se sont scindés en 4 ateliers, donnant lieu à un nombre considérable de recommandations à même d’enrichir le projet gouvernemental pour relancer la machine industrielle et économique, et lever les obstacles qui freinent son décollage. Des recommandations venues enrichir le projet présenté par le ministère de l’Industrie, surtout qu’elles émanent d’experts, de cadres dirigeants, d’enseignants, de hauts fonctionnaires, d’économes, mais aussi de chef d’entreprises, de banquiers, d’assureurs…

«Cette conférence répond à la politique industrielle qu’entend mettre en pratique le président de la République et la stratégie qui sera adoptée vise à apporter un changement graduel dans la structure économique qui permettra de porter la contribution du secteur de l’industrie dans le PIB à 10% et plus à moyen terme», dira Aïmene Benabderrahmane dans son allocution.

Et pour permettre le démarrage des projets en attente d’autorisations, le Premier ministre a annoncé la mise en place d’une commission pour le recensement de tous les projets bloqués, qu’ils soient achevés ou en cours d’achèvement.

Récupération de 14.000 terrains en concession

Outre l’Agence nationale du foncier industriel, Aïmene Benabderrahmane citera les deux autres agences en charge du foncier agricole et touristique qui auront les mêmes tâches, dans leurs secteurs respectifs. Et le recensement préliminaire qui a été déjà élaboré a fait ressortir plus de 628 zones d’activités et 65 zones industrielles en activité réparties sur 54 wilayas, sur une surface qui dépasse les 27.000 hectares. C’est ainsi que 14.700 terrains concédés en concession et qui ne sont pas encore entrés en exploitation, seront récupérés par l’Etat. Il sera, aussi, question de réviser le cadre juridique de concession des biens domaniaux que la future agence nationle du foncier industriel aura à gérer.

Des milliards engloutis dans des tentatives de relance économique

Rappelant les efforts consentis par l’Algérie pour encourager l’économie, Aïmene Benabderrahmane citera l’exemple de la dépense fiscale qui a atteint les 1500 milliards de dinars en 2018 et 2019, soit l’équivalent de 10 milliards de dollars, consentis à travers l’ANDI, les organismes de soutien à la création des activités et autres exonérations et abaissements douaniers. «Ces sommes qui auraient pu renforcer les caisses de l’Etat, du moment qu’elles n’ont pu atteindre les objectifs escomptés en matière de création de richesse et d’emplois», affirmera t-il. Evoquant les crédits à l’investissement, le Premier ministre rappellera le soutien de l’Etat à travers les efforts consentis pour abaisser les taux d’intérêts, sachant que les subventions du trésor public ont atteint 711 milliards de dinars durant la période 2011-2020, et aussi bien le secteur public que privé en ont bénéficié.

Le rôle primordial des banques

Mais l’effort ne s’arrêtera pas pour autant. Le Premier ministre invitera les banques publiques et privées à augmenter le niveau des crédits en faveur de l’investissement, tout en assurant un suivi permanent des projets financés, plutôt que de se focaliser sur le financement des importations. L’occasion pour lui de rappeler le rôle primordial des établissements bancaires dans le développement économique. «Mais les crédits bancaires doivent être accordés, en priorité, aux opérateurs qui contribuent au développement de la production nationale», a-t-il soutenu. Aïmene Benabderrahmane a également insisté sur «la révision de la politique du crédit et de son coût pour le rendre compétitif, fluide et facile en faveur des investisseurs», estimant que cela sera plus rentable pour les banques, mais contribuera, aussi au développement économique. Le Premier ministre s’est félicité des délais de traitement des dossiers de financements qui sont descendus à 30 jours, tout en exhortant les banques à les réduire davantage.

B. A.

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