Renforcer la production d’El-Hadjar et créer une zone industrielle aux alentours du site : Aoun veut redynamiser l’activité économique à Annaba

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PAR ABDELLAH B.

Le renforcement de l’activité du complexe sidérurgique d’ElHadjar et la récupération du foncier économique de l’Etat ont été au cœur de la visite de Ali Aoun hier dans la wilaya de Annaba.

Deux dossiers aussi importants l’un que l’autre qui devront apporter un soutien de taille à l’économie de cette région désignée pour accueillir d’importants projets d’investissement, notamment dans le cadre du mégaprojet du phosphate intégré. En fait, la récupération du foncier économique de l’Etat est devenue le nouveau cheval de bataille pour les pouvoirs publics en raison de son importance dans la redynamisation de l’activité économique du pays, ce qui a permis jusqu’à présent de récupérer plus de 6000 ha, selon Ali Aoun.

Chargé par le président de la République de chapeauter cette opération, le ministre de l’industrie et de la production pharmaceutique s’est rendu à Annaba pour s’enquérir de l’avancement des procédures de récupérations du foncier économique aux alentours du complexe sidérurgique d’El-Hadjar d’une superficie de 200 ha. Selon ce dernier, la redynamisation de l’activité économique dans la région est du pays passe inéluctablement par la facilitation de l’accès des acteurs économiques au foncier industriel, et cette superficie sera réservée pour accueillir de nouveaux projets d’investissements créateurs de richesse et de valeur ajoutée.

« La priorité dans l’exploitation et la valorisation de cet important foncier, récupéré à proximité du complexe, sera donnée aux investissements structurants relatifs aux branches sidérurgiques », affirme-t-il. Une démarche stratégique permettant la mise en place d’un tissu industriel intégré à proximité du complexe d’ElHadjar, une manière de réduire le coût de transport. Outre la récupération du foncier industriel, le ministre a mis l’accent sur la nécessité d’améliorer les performances économiques du complexe sidérurgique d’El-Hadjar qui a bénéficié à maintes reprises de l’accompagnement financier de l’Etat.

D’après Aoun, le complexe d’ElHadjar qui était jadis le bijou de l’industrie sidérurgique du pays doit reprendre sa place sur le terrain. Il affirme ainsi que « des efforts doivent être coordonnés pour permettre au groupe de suivre la dynamique que connaît le secteur économique et de s’imposer comme un acteur clé ». De ce fait, il est question de renforcer la production en passant à l’exploitation optimale des moyens dont dispose le complexe. « Il est nécessaire d’exploiter toutes les capacités de production du complexe afin de suivre le rythme des projets structurants, notamment dans le secteur de l’énergie, tout en veillant à améliorer la rentabilité du complexe en termes de maîtrise des coûts de production et de réduction des dépenses tout en économisant sur la consommation de charbon », explique-t-il. Autrement dit, il est question de marquer la rupture avec le modèle de gestion traditionnel et de migrer vers un système plus performant permettant d’améliorer le rendement du complexe et de sortir de sa dépendance aux plans de sauvetage de l’Etat.

Après plusieurs années de stagnation, la production du site commence à enregistrer une courbe ascendante, le groupe table sur un doublement de la production durant l’exercice en cours pour atteindre 600.000 tonnes de produits ferreux plats et longs, de rond à béton, de tubes sans soudure et autres produits sidérurgiques, et ce, après le redémarrage du deuxième four mi-décembre dernier.

A. B.