Sanofi et Saidal signeront un accord avant fin décembre : L’Algérie produira ses vaccins

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Sanofi et Saidal signeront un accord avant fin décembre : L'Algérie produira ses vaccins

L’industrie pharmaceutique en Algérie se renforce et se développe en permanence. Les
partenariats entre les grandes firmes pharmaceutiques mondiales et le groupe public Saidal se suivent et se multiplient, faisant de l’Algérie un futur leader régional dans ce secteur.

Le nouveau projet de partenariat avec Saidal concerne cette fois-ci le géant français Sanofi, qui prévoit de lancer en collaboration avec le groupe public la production de vaccins en Algérie. À cet effet, le vice-président international des laboratoires Sanofi, Marc Antoine
Lucchin, a été reçu hier par le ministre de l’industrie et de la production pharmaceutique, Ali Aoun, en présence du directeur général de Sanofi Algérie, Eduardo Arce Parellada, et des représentants des mêmes laboratoires.

En cette occasion, Aoun et les représentants du groupe français ont examiné les derniers développements dans les projets de production de Sanofi en Algérie et les perspectives
d’extension de ses activités et de diversification de sa gamme de produits pharmaceutiques en Algérie. Dans le sillage de cette consultation et concernant le projet de production de vaccin, le ministre de l’industrie a insisté sur la nécessité de signer l’accord entre Sanofi et le groupe Saidal avant fin décembre.

Un accord avant fin 2023 et lancement imminent de la production

Dans le souci d’approvisionner le marché national de produits pharmaceutiques issus de la production locale, Ali Aoun a insisté avec les responsables des laboratoires Sanofi sur l’accélération des procédures pour lancer rapidement la production de vaccin. Aoun a exigé de signer l’accord de partenariat entre le groupe Saidal et Sanofi Algérie avant la fin du mois de décembre et démarrer immédiatement la production, selon un communiqué du ministère de l’industrie.

Aucune autre précision n’a été donnée concernant le projet de production de vaccin de la part du ministère ni de Sanofi Algérie. Il est à noter qu’en décembre 2017, un protocole d’accord a été signé entre Sanofi Pasteur (la division vaccins du laboratoire pharmaceutique), le groupe public Saidal et l’institut Pasteur d’Algérie pour la création d’une société mixte pour la production de vaccins en Algérie.

Le projet prévoyait la fabrication de 3 vaccins de dernière génération de Sanofi Pasteur :
les vaccins hexavalent et tétravalent (permettant l’immunisation contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l’hépatite B, la poliomyélite et les infections invasives à Haemophilus influenzae de type b), ainsi que le vaccin quadrivalent contre la grippe saisonnière.

Il était prévu que l’unité de production de cette société mixte produise entre 10 à 20 millions de doses de ces vaccins par an, permettant notamment de couvrir les besoins du marché algérien. Le groupe Saidal avait indiqué, lors de la signature du protocole d’accord,
que l’usine de production de vaccins serait construite en trois ans à compter de la création
de la société et la signature des contrats de réalisation. Cette production pourrait dans un second temps être élargie à l’exportation, a-t-il été également précisé. Le projet prévoyait la création de 150 emplois, dont 100 hautement qualifiés dans la biotechnologie.

Aoun : «Toutes les facilités seront accordées»

Outre le projet de fabrication de vaccin, le DG de Sanofi Algérie a affirmé au ministre le début de la fabrication de la première et de la deuxième générations d’insuline. Aoun n’a pas manqué de rappeler aux responsables du groupe français le respect des délais fixés, appelant à développer davantage de produits destinés aux diabétiques. Le ministre a souligné que les laboratoires Sanofi sont des laboratoires de haute qualité qui opèrent en Algérie depuis environ 40 ans, assurant que « toutes les facilités seront accordées » afin de produire assez de quantités de médicaments possibles en partenariat avec les laboratoires Sanofi et éliminer ainsi certaines ruptures sur le marché national.

Le ministre n’a pas manqué de saluer, dans ce sens, la stabilité constatée ces derniers temps dans la production d’insuline, « qui a couvert le marché local et mis fin aux perturbations enregistrées auparavant ». Il a également souligné la nécessité de promouvoir l’industrie pharmaceutique locale en partenariat avec les laboratoires pharmaceutiques « pour atteindre la souveraineté et l’autosuffisance dans le domaine pharmaceutique », a-t-il affirmé.

N. M.