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Sonatrach affiche un bilan positif : Pas d’importation de carburant en 2021

/Le groupe Sonatrach a publié, hier sur sa page Facebook, les chiffres de production réalisés durant l’année 2021. Des chiffres pour le moins positifs, surtout avec l’augmentation de la production et la hausse des prix du pétrole observée depuis quelques mois déjà.

Sonatrach annonce, ainsi, une augmentation de 5% de sa production d’hydrocarbures qui est passée de 175,9 millions de tonnes de pétrole en 2020 à 185,2 millions de tonnes en 2021. C’est ainsi que les exportations ont augmenté de 18% en 2021 par rapport à 2020, passant ainsi de 80,7 millions de tonnes de pétrole à 95 millions de tonnes de pétrole.

En ce qui concerne la production de gaz naturel liquéfié, elle a connu «un développement remarquable» de 14% en 2021, atteignant un niveau de 26,3 millions de mètres cubes, contre 23,1 en 2020, note le communiqué de Sonatrach. Pour rappel, l’Algérie qui couvre les besoins nationaux en gaz alimente des pays comme l’Espagne et le Portugal, mais aussi l’Italie.

L’Algérie n’a pas importé de carburant en 2021. En effet, le groupe fait savoir que le niveau de production des raffineries s’est stabilisé à 27,9 millions de tonnes en 2021, contre 27,8 millions de tonnes en 2020. Mais il faut savoir que la consommation nationale de carburant qui avoisinait les 12,59 millions de tonnes/an durant la période de la pandémie s’est stabilisée en 2021, alors qu’elle atteignait les 14,5 millions de tonnes/an jusqu’en 2019, incitant à l’importation de 1,5 jusqu’à 3,5 millions de tonnes/an. De ce fait, Sonatrach affirme qu’«aucune quantité de carburant (essence et diesel) n’a été importée au cours de cette année», sachant que les importations de carburant coûtaient à l’Algérie l’équivalent de 2 à 3,5 milliards de dollars jusqu’en 2019.

Exportation envisagée

Les raffineries d’Alger, de Skikda et d’Arzew qui ont été réhabilitées voient leur capacité portées à 30 millions de tonnes, sans compter les raffineries de Hassi Messaoud et Tiaret qui entreront en service prochainement. De la sorte, l’Algérie qui consommait une moyenne de 14,5 millions de tonnes de carburant/an pourra envisager une production suffisante pour la consommation locale, et même envisager l’exportation dès cette année, chose qui n’était pas envisageable avant 2024, si la pandémie du Coronavirus continue à affecter la consommation locale.

Le communiqué de Sonatrach ne manque pas de souligner que les importations de dérivés de pétrole ont diminué de manière significative. Une baisse de 70%, note le communiqué qui précise qu’elles sont passées de 859.000 tonnes en 2020 à 255.000 tonnes en 2021.

B. A.

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