Sonatrach augmente ses prix : La prime Sahara Blend monte à 5 $

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/Le prix du pétrole algérien Sahara Blend, brut de référence, sera encore plus cher à partir du mois d’avril prochain par rapport au prix du baril de Brent. La compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach a décidé une hausse de la prime supplémentaire pour atteindre les 5 dollars le baril, à partir du mois d’avril prochain, après avoir été à 3 dollars le baril pour la livraison du mois courant sur le marché international.

Il s’agit d’une prime supplémentaire instaurée par le groupe algérien qui est fixée selon les facteurs qualité et demande. Outre la hausse de la prime supplémentaire, l’Algérie continue à fournir plus d’efforts pour améliorer sa production en matière d’or noir pour profiter de la hausse des prix sur le marché international notamment avec la découverte de nouveaux gisements pétroliers dans le grand sud dans un contexte marqué par une demande croissante sur le marché pétrolier et gazier. Le maintien du niveau des cours du pétrole au niveau actuelle est désormais une opportunité pour l’Algérie pour le rééquilibrage de son budget pour l’année courante dont les recettes pétrolières s’annoncent déjà importantes par rapport aux prévisions de la loi de finances 2022 établie sur un prix de référence de 50 dollars le baril.   Désormais, les cours du Sahara Blend s’afficheront à un niveau plus élevé par rapport au prix du marché, dans un contexte marqué par une progression graduelle des cours de l’or noir soutenue par la reprise de la demande mondiale et l’éventuel embargo européen sur le pétrole russe dont la décision finale sera prise, demain, à l’occasion de la réunion des chefs des pays de l’Union européenne à laquelle sera présent le président américain Joe Biden.  Si les Américains et les Anglais ont déjà annoncé un embargo sur le pétrole russe, il y a deux semaines, la majorité des pays européens préfère encore temporiser afin de pouvoir y voir plus clair, notamment pour les Allemands qui se sont opposés à un embargo en raison de l’absence d’alternative.   

Les prix repartent à la hausse

Dans ce contexte très particulier, la demande mondiale sur le pétrole continue à accroitre, accompagnée d’une hausse importante des prix avec un taux de 7% par rapport à la semaine dernière pour atteindre, hier, les 116 dollars le baril à l’ouverture du marché. Les tentatives européennes et américaines de forcer les pays de l’OPEP à produire plus n’ont pas donné leurs fruits. Hier, l’Arabie Saoudite, plus grand pays exportateur du pétrole dans le monde, affirmait qu’elle est dans l’incapacité de revoir à la hausse sa production en raison de la situation sécuritaire dans le Moyen Orient et la menace qui pèse sur les champs pétroliers. Le déséquilibre entre l’offre et la demande et la détérioration de la situation géopolitique sont désormais des facteurs importants dans la détermination des cours de l’or noir sur le marché international. La reprise à la hausse des prix s’explique, selon les observateurs, par «l’amélioration des fondamentaux du marché, avec notamment les perspectives d’un resserrement de l’offre du brut et la tendance à la baisse des stocks mondiaux de pétrole», selon les dernières estimations des pays de l’OPEP+. Avec la croissance de la demande mondiale sur le pétrole, les pays de l’Opep+ restent vigilants et ne veulent pas porter à la hausse leur production, une manière de garder l’équilibre du marché et de garder un œil sur l’évolution des prix, tout en annonçant la poursuite de la politique de l’ouverture de du robinet au compte-gouttes avec une augmentation mensuelle de 400.000/barils jour jusqu’au mois d’octobre de l’année courante.

A. B.