Sonatrach – Chevron : « bientôt » un contrat de partenariat

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PAR ABDELLAH B.

Les hauts responsables du groupe public Sonatrach et ceux de Chevron se réuniront à Alger
pour tenter de finaliser l’accord de partenariat, à l’occasion de la visite d’une délégation de hauts responsables du groupe américain, dans le cadre de la visite d’une délégation d’hommes d’affaires de ce pays arrivée hier à Alger.

Selon le président du conseil d’affaires algéro-américain Smaïl Chikhoune, cette visite pourrait être sanctionnée par une signature de contrat. Intervenant sur les ondes de la radio nationale, M. Chikhoune affirme que « la signature du contrat de partenariat entre Sonatrach et Chevron sera pour bientôt ».

En effet, cette réunion intervient après plusieurs rencontres qui ont lieu durant l’année précédente et qui ont été sanctionnées par la signature d’un protocole d’accord le mois de mars 2023. Désormais, l’arrivée du pétrolier américain sur le marché algérien n’est qu’une question de temps, ce que d’ailleurs confirme le président du conseil d’affaires algéro-américain.

En fait, l’investissement dans l’amont gazier en Algérie attire ces derniers temps l’intérêt de la deuxième plus grande compagnie pétrolière dans le monde en termes de capitalisations boursières. Les opportunités qu’offre le marché national en matière d’investissement et sa disposition d’une ressource naturelle abondante font de l’Algérie l’une des destinations les plus convoitées pour le groupe américain. Et pour accélérer son intégration du marché algérien, Chevron a déjà entamé les démarches avec la compagnie nationale des hydrocarbures portant sur la détermination des périmètres susceptibles d’attirer les investissements américains en Algérie dans le domaine gazier.

Par ailleurs, l’investissement dans l’amont gazier figure au centre d’intérêt de l’Algérie ces derniers temps qui s’attelle au renouvellement de ses ressources énergétiques, gazières en particulier, pour répondre à une demande locale en expansion, et augmenter les exportations du pays pour honorer ses engagements sur le marché international. Sur ce point spécialement, l’exploration de nouvelles zones énergétiques occupe la part du lion dans le programme de la compagnie nationale des hydrocarbures, et l’investissement étranger dans ce segment d’activité est plus convoité. Ce que d’ailleurs le groupe américain a bien compris, raison pour laquelle il fixe son intérêt lors des discussions avec Sonatrach sur l’évaluation des ressources en gaz conventionnel et non conventionnel du pays et ses conditions contractuelles et également d’élaborer une cartographie des zones énergétiques.

Dans ce sens, le protocole d’accord conclu l’année dernière à Alger avec Sonatrach porte sur un accord avec l’agence d’Etat pour accéder aux données sur les bassins d’Ahnet, de Gourara et de Berkine, trois des plus grands réservoirs de gaz naturel d’Algérie. Le groupe américain, qui a procédé ces derniers jours à la commercialisation de ces actions dans le domaine du gaz de schiste, trouve dans le marché algérien une véritable opportunité pour renforcer son activité dans le gaz conventionnel dans une conjoncture marquée par la hausse de la demande mondiale, européenne en particulier, en ce combustible, sachant aussi que le marché européen se trouve à quelques encablures de l’Algérie.

A. B.