Sonelgaz : une restructuration et de nouveaux défis

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Sonelgaz General electric

PAR ABDELLAH BOURIM

Le groupe public Sonelgaz affirme avoir achevé, en fin de semaine écoulée, la dernière phase du programme de réorganisation de l’entreprise visant à répondre aux défis à venir, notamment en matière d’approvisionnement du marché local, en croissance soutenue, en électricité et réaliser les ambitions affichées par les pouvoirs publics en matière d’exportation de cette source de l’énergie.

« La compagnie publique annonce l’achèvement de la phase finale du programme entamé en
2022 visant la réduction du nombre de sociétés filiales de 34 à 11 », lit-on dans le communiqué du groupe rendu public jeudi dernier. Cette dernière phase du programme de restructuration et de réorganisation du groupe a concerné la fusion-absorption par la société Sonelgaz-Production de l’électricité de la société Shariket Kahraba El Djazair (SKE), de la fusion-absorption par la société Sonelgaz-Energies renouvelables de la société algérienne des énergies renouvelables (Shaems) et de la fusion-absorption par la société Sonelgazservices de la société Shariket Amn Wa Himayat El Mounchaat El Kahrabaiya Wa El Ghaziya.

Cette réorganisation a pour objectif de préparer le groupe à relever de nouveaux
défis, notamment avec l’émergence de nouveaux marchés des énergies nouvelles et renouvelables d’une part et de répondre à la demande du marché local en croissance de l’ordre de 8,7% par an durant la période allant de 2020-2025. En effet, pour un meilleur encadrement de cette migration, le groupe public chargé de la réalisation du programme national 15 GW d’électricité solaire a procédé à la fusion de deux filiales chargées par le passé de la réalisation de ce programme. Il s’agit de la fusion-absorption par la société Sonelgaz-Energies renouvelables de la société algérienne des énergies renouvelables (Shaems).

Une manière de permettre à l’Algérie de suivre l’évolution de la consommation de l’électricité dans le monde qui se dirige de plus en plus vers les énergies durables, le solaire en particulier qui figure aujourd’hui au centre de la stratégie nationale qui a un taux de 27% de ressource renouvelable dans la production de l’électricité avec des opportunités.
Par ailleurs, si sur le plan interne la consommation de l’électricité est largement inférieure à la production globale qui est de l’ordre de 24 000 MW, l’intérêt accordé par les pouvoirs publics à la production de l’électricité solaire s’inscrit dans le cadre de développement de la filière hydrogène. En d’autres termes, l’Algérie vise à travers cette démarche à renforcer
sa présence sur le marché international, notamment avec l’ouverture récemment du chantier de l’exportation vers la Libye et les discussions en cours avec l’Italie pour la construction d’une interconnexion électrique reliant l’Algérie à l’union européenne. Dans ce sens, le dernier rapport américain Ocean, publié hier, sur l’évolution du marché de l’électricité en Algérie, s’est intéressé aux efforts consentis pour la réalisation du programme des énergies solaires en Algérie. Selon les rédacteurs du document en question, « le programme de production de l’électricité en Algérie qui bénéficie du soutien du gouvernement représente d’importantes opportunités d’investissement », lit-on dans le document.

A. B.