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jeudi, juillet 11, 2024
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L’Algérie exportera du poisson vers le Burkina Faso et le Sénégal

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Par Adel C.

Après les marchés européens, l’Algérie a pour objectif d’exporter du poisson vers les pays africains. A ce sujet, le directeur du contrôle des produits de la pêche et des produits aquacoles et de la régulation du marché, Hantour Abderrahmane, a annoncé qu’une commande d’une tonne sera bientôt envoyée vers le Burkina Faso et le Sénégal. «Faire de l’exportation et être présent dans les marchés étrangers nous intéresse. Annuellement, 4000 à 5000 tonnes de poisson sont exportées vers des pays étrangers. Parmi les marchés visés ou ceux à qui nous proposons nos poissons à l’image du thon rouge ou encore le poulpe, il y a les marchés européens. L’an passé, plus de 27 millions de dollars ont été engrangés grâce au poisson exporté. Via un opérateur privé de Blida, nous allons exporter pour la première fois le poisson carpe puisqu’il dispose de plusieurs commandes du Burkina Faso et du Sénégal. Le ministère l’a accompagné dans cette opération. Une tonne de ce poisson sera donc exportée vers les deux pays cités ; le plus important, c’est d’avoir dans un premier temps des marchés en Afrique, puis nous tenterons de revoir nos ambitions à la hausse», a-t-il annoncé.

A propos du secteur de la pêche et de l’aquaculture, le responsable au sein du ministère a assuré lors de son passage sur les ondes de la radio Chaîne 1 qu’«il est important pour l’économie nationale car il participe à la création de postes d’emploi, c’est d’ailleurs pour cette raison que les hautes autorités lui accordent beaucoup d’importance afin qu’il se développe encore plus. L’Etat poursuit son soutien à l’investissement et facilite aussi les procédures d’investissement. Toutes les démarches prises ces dernières années ont pour but de faire progresser ce secteur encore plus».

 

«La plus grande courbe de croissance de la région»

Interrogé concernant le développement que connaît ce secteur, M. Hantour a déclaré : «Si on parle des indicateurs de développement du secteur de la pêche et des produits aquacoles, on remarque qu’il y a des signes positifs en matière de production halieutique. Selon les statistiques des organisations internationales, l’Algérie a réalisé le plus grand pourcentage de croissance des produits aquacoles dans la région. L’Algérie détient le plus grand nombre de projets d’investissement. Il faut savoir que plusieurs nouvelles espèces de poissons sont aujourd’hui élevées dans nos bassins. La courbe de croissance de l’aquaculture est la plus grande dans la région.» Il a également ajouté : «L’Algérie compte 70.000 pêcheurs dont plus de 30.000 sont actifs, ce qui est un taux considérable dans le bassin méditerranéen. Si on parle aussi du pourcentage de production, il faut savoir qu’il est stable. La consommation du poisson se limitait aux villes côtières, mais aujourd’hui grâce au réseau de distribution, cet aliment est disponible dans les régions les plus reculées du pays.»

 

«Une plus grande quantité de sardine pour stabiliser le marché»

Lors de ce passage, Abderrahmane Hantour a évoqué les projets des responsables de ce secteur : «Pour pêcher en haute mer, une convention de partenariat a été signée avec les Mauritaniens. Nous tâchons d’améliorer de plus en plus ce protocole pour que nos bateaux de pêche puissent récupérer le maximum de poisson avant qu’il ne soit commercialisé en Algérie. Côté élevage, plusieurs espèces sont produites dans nos bassins, à l’image de la dorade, du loup de mer et du tilapia.» Interrogé à propos de la sardine, sa réponse a été la suivante : «La demande a dépassé l’offre. Nous faisons tout notre possible pour réguler le marché et proposer plusieurs sortes de poissons à des prix abordables, c’est d’ailleurs pour cette raison que des points de vente directe ont été ouverts pendant le ramadan. Pour ce qui est de la sardine, il faut savoir que c’est une espèce facilement affectée par les changements climatiques. Nous avons importé une quantité limitée de Tunisie pendant le ramadan, maintenant toute la sardine disponible dans nos marchés est pêchée dans nos eaux. Nous espérons en récolter une plus grande quantité à l’avenir pour stabiliser le marché.»

A.C.

Lutte contre les incendies de forêt : L’expertise opérationnelle mise en avant

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Par M. Mansour

L’Algérie a considérablement renforcé ses moyens de lutte contre les incendies cette année. Depuis le début de l’été, très peu de feux de forêt ont été enregistrés, et ceux-ci ont été maîtrisés dans les heures qui ont suivi leur déclenchement grâce à une approche basée sur l’anticipation et la réactivité.

Selon Fouad Achour, directeur de l’information et des statistiques à la direction générale de la protection civile (DGPC), cette efficacité est due à une expertise opérationnelle accrue et à l’engagement de moyens substantiels, y compris aériens. Intervenant sur les ondes de la radio nationale hier, M. Achour a précisé que les incendies de forêt enregistrés depuis le début de l’été ont été contenus sur près de 360 ha de couvert végétal, ce qui représente une réduction de 90% par rapport à la superficie dévastée l’année dernière durant la même période.

Dans son énoncé, le chargé de communication de la DGPC a fait savoir que 505 unités ont été mobilisées dans la lutte contre les incendies dans le cadre du plan national dédié, ainsi que 65 colonnes mobiles composées de professionnels expérimentés et équipés de moyens adéquats. Et de préciser que cinq détachements de renfort ont également été déployés dans les wilayas d’El-Tarf, Sétif, Blida, Chlef et Sidi Bel-Abbès. «Après une évaluation minutieuse des efforts de l’année dernière, la DGPC a renforcé ses moyens avec 12 avions bombardiers d’eau», sans compter les appareils relevant de l’armée qui portent le chiffre à 25. Ce dispositif imposant s’inscrit ainsi dans le cadre du plan national de lutte contre les feux de forêt pour 2024, qui identifie les wilayas de Tizi Ouzou, Béjaïa, Skikda, Aïn Defla, El-Tarf, Annaba, Jijel, Guelma et Khenchela comme étant particulièrement vulnérables aux incendies.

Interrogé sur la disponibilité d’une cartographie des zones vulnérables, M. Achour a confirmé que la DGPC a collaboré avec divers acteurs pour développer des outils de gestion adéquats, incluant des cartes opérationnelles fournissant des informations essentielles pour anticiper et déployer efficacement les moyens de lutte contre les incendies. Un autre aspect crucial de cette préparation, a-t-il expliqué, est l’accessibilité des points d’eau et des accès aux massifs forestiers. Dans ce sens, M. Achour a souligné que les autorités locales dans plusieurs wilayas ont travaillé en amont pour créer des points d’eau et des pistes répertoriées figurant sur ces cartes, facilitant ainsi la mobilisation des moyens de lutte contre les incendies.

Rappelons que le président de la République avait ordonné, l’été dernier, l’achat de six avions bombardiers d’eau de taille moyenne et lancé un appel d’offres destiné aux startups pour le développement et la modernisation de drones destinés au contrôle du couvert forestier. Ces mesures anticipatives et préventives visaient à éviter une catastrophe similaire à celle qui s’était produite durant l’été 2021. Outre la préservation de la vie humaine, les biens et le patrimoine forestier, le plan de lutte contre les feux de forêt vise à renforcer les mesures proactives de lutte contre les incendies pour protéger les ressources et les parcelles agricoles.

Dans ce sens, les efforts déployés cette année montrent une amélioration significative de la gestion et de la prévention des incendies de forêt en Algérie. La mobilisation accrue des moyens, la collaboration entre les différentes institutions et les mesures anticipatives prises témoignent de l’engagement du pays à protéger son environnement et ses citoyens contre les ravages des incendies.

M.M.

Elle représente une part de 40% du PIB : L’économie parallèle dans la ligne de mire

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Par R. Akli

L’intégration graduelle de l’économie parallèle dans les circuits officiels figure parmi les défis majeurs de la nouvelle politique de réformes structurelles mise en place par les pouvoirs publics, a fait valoir le ministre des finances, Laâziz Faïd, lors d’une rencontre sur l’évaluation des politiques publiques à la lumière de la loi organique relative aux lois de finances, organisée avant-hier à Alger par les services de l’inspection générale des finances (IGF). Ce phénomène plus que dommageable pour l’économie nationale et qui perdure depuis plusieurs décennies pèse pour quelque 40% du produit intérieur brut du pays (PIB), a affirmé le ministre des finances, cité par l’agence APS. Aussi, l’Algérie qui aspire désormais à accéder au rang des économies émergentes en œuvrant à diversifier sa croissance et à doubler le niveau de son PIB dans les toutes prochaines années, entreprend en parallèle d’accélérer la mise en œuvre de nécessaires réformes structurelles afin de normaliser progressivement les sphères économique, commerciale et financière domestique en favorisant surtout la réduction des activités informelles et leur intégration dans l’économie officielle. En ce sens, plusieurs démarches ciblées ont été initiées ces quelques dernières années afin de réduire l’ampleur de l’économie souterraine, dont notamment la mise en place d’un nouveau cadre réglementaire des plus propices au développement de l’auto-entrepreneuriat, le soutien à l’emploi des jeunes et à la création de micro-activité, le développement de l’artisanat, la simplification des procédures d’inscription au registre du commerce et la création d’espaces commerciaux encadrés pour y intégrer graduellement certains commerces informels. De même, les pouvoirs publics œuvrent de plus en plus à simplifier les procédures fiscales et à instaurer les conditions d’une plus grande équité fiscale pour susciter la confiance des contribuables et atténuer ainsi leurs réticences à l’égard de l’administration des impôts, de sorte à favoriser surtout l’intégration des activités informelles dans les circuits légaux. Tout en veillant à intégrer l’informel de survie ou de subsistance dans la sphère formelle à travers diverses mesures d’incitations et de facilitations, l’Etat ne manque néanmoins pas de renforcer la lutte contre l’informel dit «prédateur» qui nourrit les pratiques de corruption, de transferts illicites de devises, de contrebande et d’évasion fiscale à grande échelle. Une démarche qui s’est matérialisée surtout par la consolidation et la mise à jour des lois et dispositifs législatifs y afférents, mais également par l’accélération du processus de numérisation des institutions publiques, ainsi que le renforcement des moyens et du rôle des services fiscaux en matière de contrôle fiscal, de collecte des impôts et de lutte contre les pratiques de fraude et d’évasion fiscales. Sur un autre registre, et afin de lutter de manière ciblée et efficiente contre les phénomène de change informel et l’ampleur des fonds circulant hors circuits officiels, évalués à l’équivalent de 90 milliards de dollars, les pouvoirs publics ont privilégié notamment la mise en place d’une vaste réforme du système financier et bancaire national afin de favoriser l’inclusion financière, de développer les moyens de paiement électroniques et de réduire ainsi le poids du cash dans les transactions commerciales courantes. Autant d’actions de longue haleine désormais mise en branle, mais qui restent encore à renforcer et à mener à bien de façon rigoureuse afin de parvenir à terme, sinon à éradiquer, du moins à réduire l’ampleur de l’économie souterraine dont on sait les préjudices énormes qu’elle porte à l’économie du pays et à son image à l’international.

R.A.

Métaux précieux : L’Algérie prépare son entrée au Congo-Brazzaville

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Par Abdellah B.

L’Algérie prépare son entrée sur le paradis des minéraux précieux, le Congo-Brazzaville, via la société nationale de recherche et d’exploration minière Sonarem. La société nationale, qui dispose d’un capital expérience non négligeable dans ce domaine, a été sollicitée par le Congo pour son accompagnement dans l’exploitation d’une immense réserve en minéraux.

 

Une délégation du ministère congolais des industries minières et de la géologie a été reçue hier au ministère de l’énergie et des mines pour discuter du renforcement de la coopération entre les deux pays. Lors de cette rencontre qui s’est déroulée en présence des responsables de Sonarem et de l’agence nationale de l’activité minière, l’Algérie a affiché sa disponibilité pour l’accompagnement du Congo dans l’exploitation de son sous-sol riche en matière de produits miniers.

 

Dans ce sillage, l’Algérie a affiché sa disposition à accompagner le développement du secteur minier congolais, notamment dans les domaines de la recherche exploration et exploitation, indique le communiqué du ministère de l’énergie et des mines. «L’accent a également été mis sur l’axe de cette rencontre qui intervient en réponse à la demande du Congo pour renforcer la coopération et tirer profit de l’expérience algérienne en matière de contrôle technique et administratif dans le domaine minier», indique le communiqué du ministère.

 

En fait, la République du Congo est un pays riche en minerais, mais ce secteur reste largement sous-développé à l’exception de l’exploitation du cuivre dont il est l’un des plus importants fournisseurs du marché mondial avec un montant de 2,5 milliards de dollars d’exportation chaque année. «L’engagement de l’Algérie, conformément aux orientations du ministre de l’énergie et des mines, à soutenir et à accompagner la République du Congo à travers le transfert de l’expérience algérienne dans le domaine du contrôle technique et administratif, notamment en matière d’élaboration et la mise en œuvre des lois en vigueur en Algérie, afin d’assurer le bon déroulement des activités minières et de préserver l’environnement», selon la même source.

 

Par ailleurs, en plus de l’accompagnement du Congo dans la recherche et l’exploration minière, une opportunité s’offre pour le groupe public Sonelgaz d’externaliser ses services. En fait, d’après la presse congolaise, les mines de fer et de phosphate souffrent d’un manque flagrant en matière d’approvisionnement en raison de leur emplacement éloigné des centres urbains. Les discussions sont également en cours pour déterminer les domaines de coopération entre l’Algérie et le Congo dans le domaine de l’électricité. Selon la même source, ce programme intervient en vue d’approfondir les pourparlers et les concertations sur les moyens de renforcer la coopération entre les deux pays dans le domaine de la gestion des infrastructures géologiques, de recherche, d’exploitation, de production et de transformation des ressources minières, tout en échangeant les expertises et la formation et en développant le capital humain. La visite de la délégation congolaise s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des conclusions de la visite de travail effectuée par le ministre de l’énergie et des mines, Mohamed Arkab, au Congo en mai dernier, pour renforcer et dynamiser les relations de coopération algéro-congolaises dans le domaine de l’énergie et des mines, rappelle le ministère.

A.B.

 

Tizi accueille son président

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Par Zine Haddadi

Abdelmadjid Tebboune a fait son grand retour, comme président de la République, à Tizi Ouzou qu’il a connue comme wali aux débuts de son parcours il y a une trentaine d’années.
Le président de la République a effectué hier une visite à Tizi Ouzou, une wilaya qui lui tenait à cœur de visiter, comme il l’a déclaré lors d’une rencontre avec les médias nationaux.
Lors de cette visite très attendue, Abdelmadjid Tebboune a procédé à l’examen et à l’inauguration de projets structurants.

Tizi Ouzou, « wilaya moudjahida » 

Le chef de l’Etat a reçu un accueil chaleureux par la population de la wilaya de Tizi Ouzou. Il s’est offert un bain de foule dans les ruelles de la ville. Il a également rencontré la population civile, les élus locaux et les notables de la région.
Le président a échangé avec eux sur plusieurs sujets. Durant cette rencontre, le chef de l’État a remémoré les sacrifices de la région durant la guerre de libération nationale et bien avant durant les résistances face à l’occupant français.
Le président a qualifié Tizi Ouzou de « wilaya moudjahida » qui « mérite toute l’estime » et a rappelé qu’il la « connaît si bien ».
Tizi Ouzou « est une région chère qui a enfanté des hommes vaillants ayant contribué à la libération de la patrie, à l’image de Ali Zamoum, Si Sadek Dehilès et Abdelhafid Yaha », a ainsi déclaré le chef de l’Etat.
Il a également abordé les spécificités de la Kabylie comme tajmaât qu’il considère comme « l’exemple de consécration de la démocratie participative » et « un modèle réussi de gestion des affaires locales ».

«Félicitations à la JSK»
La visite du président a acté l’entrée en exploitation du nouveau stade de Tizi Ouzou, une infrastructure attendue depuis longtemps.
Le stade qui porte le nom du moudjahid, figure de la révolution, Hocine Aït Ahmed a été inauguré par le président de la République en présence de la direction et d’anciens joueurs de la JS Kabylie qui y élira domicile à partir de la prochaine saison sportive.
« Félicitations à la grande équipe de la JSK qui bénéficie de ce nouveau stade qui lui permettra de se relancer dans son parcours footballistique », a déclaré le président après l’inauguration du nouveau stade.
Le président de la République s’est félicité de l’achèvement de cette infrastructure importante. Il a d’ailleurs tenu à rendre hommage à tous ceux qui ont contribué à sa réalisation, qu’ils soient ouvriers ou entreprises. Abdelmadjid Tebboune a également félicité les ministres de l’habitat en charge du dossier et celui des finances pour sa contribution au projet.
Le chef de l’Etat a d’ailleurs échangé avec Hakim Medane, actuel directeur général de la JSK, et s’est également entretenu avec d’anciennes légendes du club.
La direction de la JS Kabylie a tenu à honorer le président de la République de façon symbolique à partir de la pelouse son nouveau stade Hocine-Aït Ahmed.

L’autre étape de grande importance de la visite du président de la République à Tizi Ouzou a été le lancement du projet du CHU de 500 lits dont a bénéficié cette wilaya.
La population de cette wilaya, dont le CHU existant Mohamed-Nedir ne répond plus convenablement aux besoins, comme l’a reconnu le directeur de la santé Farid Salmi, aura bientôt un CHU conçu aux normes internationales.
Par la même occasion, le président a annoncé que d’autres hôpitaux d’une capacité de 60 à 100 lits verront le jour à Tizi Ouzou pour soulager le nouveau CHU dont les travaux devront s’achever vers la fin 2025, comme l’a indiqué le président.

Z.H.

Stations de dessalement et pénétrante autoroutière : Des projets clés pour l’avenir de la wilaya

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Par Nabil M.

Des projets prometteurs sont lancés dans la wilaya de Tizi Ouzou ; ils pourront contribuer significativement à son développement économique.

En effet, la réalisation de stations de dessalement de l’eau de mer ainsi que la construction d’une pénétrante autoroutière cruciale reliant la wilaya à l’autoroute est-ouest promettent de dynamiser l’économie locale et d’améliorer la qualité de vie des habitants. Ces deux projets ont fait l’objet d’un exposé présenté au chef de l’Etat lors de sa visite de travail et d’inspection qu’il a effectuée hier dans la wilaya de Tizi Ouzou.

Ainsi, un projet de réalisation d’une station de dessalement de l’eau de mer représente un pas décisif vers la résolution des défis liés à l’accès à l’eau potable dans la région. Il s’agit de la station implantée à Tamda Ougemoun (commune d’Iflissen), qui aura une capacité de 60.000 m3/jour. Les travaux de terrassement ont déjà commencé et les sociétés chargées de cette réalisation disposent d’un délai de 16 mois pour la réalisation de ce projet. Le réseau aval de la station est déjà achevé, selon les explications des responsables du projet, avec 85 km de canalisations déjà installées en plus de 4 réservoirs d’eau à grande capacité, ainsi que 2 stations de pompage, ce qui va garantir la disponibilité de l’eau potable en abondance pour la wilaya et ses différentes communes.

La station de Tamda Ougemoun fournira en eau potable les habitants des régions côtières de la wilaya de Tizi Ouzou, notamment Tigzirt, Iflissen, Mizrana, Aghrib, Aït Chafaa, Azeffoun et Akarrou, ont détaillé les responsables du projet, soulignant qu’un autre projet est également programmé dans la région de Sidi Khlifa, avec une station de dessalement d’une capacité de 300.000 m³, dont les travaux de réalisation seront lancés début 2025.

 

Une pénétrante autoroutière pour améliorer la connectivité régionale

Parallèlement, la construction d’une pénétrante autoroutière reliant Tizi Ouzou à l’autoroute est-ouest représente une avancée majeure en termes d’infrastructures de transport. Cette nouvelle voie, conçue pour améliorer la connectivité régionale, facilitera non seulement le transit des biens et des personnes, mais aussi stimulera le commerce et l’investissement dans la wilaya.

Les travaux de réalisation de cette nouvelle pénétrante, qui relie la wilaya de Tizi Ouzou à celle de Bouira à partir de Djebahia, sur un tronçon de 48 km, permettant également l’accès à l’autoroute est-ouest, ont bénéficié l’année dernière d’une enveloppe financière supplémentaire d’un montant de 20 milliards de dinars, afin de financer le reste des travaux de la pénétrante.

En rapprochant Tizi Ouzou des grands axes routiers nationaux, cette route renforcera son rôle en tant que centre névralgique régional, ouvrant de nouvelles opportunités économiques et renforçant les liens avec d’autres régions du pays. Pour aller à Draâ El-Mizan, à titre d’exemple, le citoyen reste plus de deux heures sur la route, alors qu’avec la construction de cette pénétrante, le chemin ne durera pas plus de 20 minutes pour arriver à la ville. L’évitement de Drâa El-Mizan va à coup sûr désengorger cette ville, ce qui fait de ce chantier un projet vital pour la région.

Il est à noter que les projets de dessalement et de la pénétrante reflètent l’engagement du gouvernement et des autorités locales envers le développement intégré et durable de la wilaya de Tizi Ouzou. En investissant dans des infrastructures essentielles comme l’eau et les routes, la wilaya se positionne non seulement pour répondre aux besoins actuels, mais aussi pour préparer l’avenir, assurant ainsi une croissance économique stable et inclusive pour ses habitants.

N.M.

 

 

Complexe Hocine Aït Ahmed : Un temple à la hauteur de la JSK

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Par Djilali B.

La JS Kabylie dispose enfin d’une arène digne de sa réputation et de sa renommée. De son palmarès de club algérien le plus titré. Ce temple inédit en Algérie a été inauguré hier par Abdelmadjid Tebboune qui effectuait une visite de travail dans la wilaya de Tizi Ouzou.

Après plusieurs reports, des couacs, des rallonges budgétaires, qui ont fait que son coût de réalisation rivalise avec celui de grands stades européens. Confié au groupe ETRHB, qui avait consommé deux partenaires, un espagnol et un turc, il a failli dans sa mission de bâtir un complexe digne de notoriété de la JSK. Il n’en sera presque rien avec le spectacle de ce chantier dont s’éloignait l’échéance de son achèvement.

Ce triste épisode se prolongera avec l’arrêt des travaux pendant deux longues années. D’aucuns ont pensé à l’enterrement du projet, surtout que parallèlement le stade Nelson-Mandela de Baraki connaissait lui aussi des perturbations de calendrier et de cadence des travaux.

Il aura fallu une décision inattendue et courageuse pour redonner forme à ce projet qui a fait couler beaucoup d’encre et frustré les fervents supporters de la JSK. Après ces deux ans d’arrêt des travaux, les autorités ont décidé de verser le dossier dans le portefeuille de l’habitat qui va relancer le chantier.

Le chef-d’œuvre architectural et technique a été dévoilé hier avec l’inauguration du complexe sportif avec toutes ses structures. C’est un véritable temple moderne digne de l’histoire de la JSK, le club le plus titré d’Algérie, mais aussi de cette JSK qui a dignement représenté l’Algérie au niveau continental et régional. Digne aussi du défilé, hier, sur le terrain, des nombreux joueurs représentant plusieurs générations, devant la délégation officielle.

Sur le plan symbolique, le premier geste fort a été, sans aucun doute, la baptisation du complexe du nom du défunt historique Hocine Aït Ahmed, à l’instar des autres stades baptisés aux noms des historiques ou de dates historiques. Cela même si l’on estime que la grandeur du révolutionnaire mérite plus qu’un complexe sportif.

 

Une fiche technique impressionnante

Au plan technique, le complexe Hocine-Aït Ahmed est unique dans le pays et dans la région. Le complexe s’étale sur une superficie de 58 h où sont bâtis le terrain principal, un terrain d’entraînement et un terrain dédié exclusivement à l’athlétisme.

Le stade d’entraînement est équipé de telle sorte à offrir les conditions idéales pour la préparation. Celui de l’athlétisme est présenté comme le plus moderne dans la région et conçu selon les normes internationales. Ses tribunes disposent de 6500 places, il dispose de 10 couloirs de parcours et de quatre vestiaires.

Le stade principal, qui est un chef-d’œuvre unique en Algérie, est bâti sur une superficie de 5 ha avec un terrain en gazon hybride et une structure de quatre étages dont deux niveaux dédiés aux spectateurs avec presque 50.000 sièges. En effet, les sièges sont répartis en 4584 places pour les hautes personnalités, 285 pour les journalistes qui couvrent les joutes, 45.234 places pour les supporters et 270 places pour les handicapés. C’est dire que toutes les catégories sont prises en compte dans la répartition des sièges. Les tribunes occupent les premier et second étages où sont installées aussi deux unités médicales.

Le troisième étage abrite un espace technique d’où sont gérés tous les réseaux liés au complexe, alors que le quatrième est conçu pour le contrôle des systèmes liés à la structure. Il en est ainsi de la gestion des deux écrans géants, des panneaux publicitaires, des haut-parleurs et de l’éclairage du stade ainsi que sa façade externe.

Pour rester dans l’espace extérieur, il a été réalisé un espace vert de 13 ha avec un éclairage qui jalonne toute la route qui mène au complexe. Une hélisurface pour les besoins d’évacuation par hélicoptère par la protection civile et un parking de 3800 places pour les supporters. Pour le stationnement des véhicules des personnalités et des chaînes de télévision, un parking de 323 places est réservé au second sous-sol.

Par ailleurs, l’infrastructure abrite dans ses entrailles des espaces qui n’existent pas dans d’autres stades, des bijoux de la technologie et des moyens techniques aux standards internationaux. Il y a ainsi quatre vestiaires dans le stade, une zone FIFA. Un espace d’hébergement pour les joueurs doté de 60 lits, un restaurant, une zone de remise des médailles, une salle de conférence dotée de tous les moyens techniques pouvant accueillir 140 journalistes, une administration, une salle trafic pour la gestion des 485 caméras qui surveillent le stade et ses alentours, des caméras installées sur le terrain pour les transmissions de matchs et une salle VAR. Le tout est protégé par un toit panoramique.

Cet imposant monument trône et domine du haut de cette colline qui fait face à Tizi comme une fierté qu’accentue le soir la lumière des 710 lampes Led installées dans tout le périmètre du stade.

La JSK mérite bien cette récompense. Ce temple de sport où se joueront d’autres titres, peut-on espérer.

DJ.B.

Investissement: Une délégation du groupe malaisien « Lion » reçu par Faid

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Le ministre des Finances, Laaziz Faid, a reçu, ce mercredi, une délégation du Groupe malaisien « Lion », qui compte investir 8 milliards de dollars dans la production de l’aluminium et la sidérurgie en Algérie.

Selon un communiqué du ministère, la délégation de « Lion » a été conduite par son P-dg, Tan Sri Datuk Seri Utama William Chang.

Le ministère a expliqué, dans son communiqué, que les discussions ont porté essentiellement sur « les opportunités d’investissement en Algérie, notamment pour ce qui est des projets industriels que le Groupe malaisien envisage de lancer prochainement en Algérie en vue de l’exploitation et la production de l’aluminium et de la sidérurgie ».

Les deux parties ont également évoqué « les opportunités de coopération et de partenariat dans de nombreux domaines d’intérêt commun, tels que les énergies renouvelables et le tourisme », a fait savoir la même source.

A cet effet, le ministre a fait part à son interlocuteur des mesures prises par le Gouvernement pour encourager l’investissement et faciliter l’entrepreneuriat.

La partie Malaisienne s’est dite « rassurée » quant aux bonnes conditions d’investissement offertes par l’Algérie, et ce, à la faveur de « la panoplie de réformes entreprises par les pouvoir publics pour améliorer l’écosystème de conduite des affaires ».

Elle a également salué « la volonté sincère de notre pays pour réunir toutes les conditions favorables à la mise en place d’une coopération fructueuse et mutuellement bénéfique ».

En fin, les deux parties se sont engagées à « œuvrer de concert afin de garantir la réussite et le succès de ce partenariat stratégique et en vue de concrétiser les projets porteurs de la croissance et du développement économique dans une démarche gagnant-gagnant ».

A rappeler que le directeur général de l’AAPI, Omar Rekkache a révélé récemment que l’Agence était « en phase de discussions avec le groupe Lion qui demande une superficie importante ». « Les négociations sont en cours pour déterminer l’assiette foncière qui devrait accueillir cette nouvelle infrastructure dans la wilaya de Boumerdès », avait-il affirmé.

AADL3: Le nombre d’inscrits a largement dépassé un million

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Le ministère de l’Habitat a annoncé, ce mercredi, qu’au terme de la sixième journée des inscription sur la plateforme dédiée au programme AADL 3, le nombre d’inscrits a largement dépassé un million.

« Le nombre de souscripteurs inscrits a atteint 1.120.278 sur l’ensemble du territoire national ce soir, mercredi 10 juillet 2024 à 18h00 », a précisé le ministère assurant à nouveau que l’opération se poursuivra demain, jeudi 11 juillet 2024, à partir de 08 : 00  jusqu’à 18h00 et aussi chaque jour afin de permettre à chaque citoyen de s’inscrire.