Tebboune annonce des perspectives favorables pour l’économie algérienne : Une croissance supérieure à 4,3% en 2023

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Tebboune annonce des perspectives favorables pour l'économie algérienne : Une croissance supérieure à 4,3% en 2023

PAR R. AKLI

L’Algérie enregistre un niveau de croissance économique de 4,3%, et ce taux est appelé à progresser davantage à partir de cette année, à la faveur notamment de la mise en vigueur de la nouvelle loi relative à l’investissement.

C’est en ces termes que le président de la République a mis en évidence avant-hier, à
l’ouverture du forum économique international de Saint-Pétersbourg (Spief) en Russie, les
perspectives positives de l’économie algérienne, annonçant dans ce sillage la mise en œuvre d’un plan d’investissement ambitieux pour les quelques années à venir.

Invité d’honneur de cette édition 2023 du forum de Saint Pétersbourg, dont il a présidé l’ouverture des travaux, conjointement avec son hôte et homologue russe, Vladimir Poutine, Abdelmadjid Tebboune a ainsi fait état de la décision des pouvoirs publics de mettre en œuvre dans les années à venir « un plan d’investissement ambitieux, en particulier dans les domaines de l’énergie, des infrastructures de base, de l’agriculture, des produits pharmaceutiques et des industries, y compris agroalimentaires et de transformation ».

De même, a-t-il affirmé, l’Algérie compte s’employer au développement des investissements dans les énergies vertes et dans tous les domaines qui
contribuent à la préservation de l’environnement et à la lutte contre le changement climatique.

Réduction du volume d’exportation de pétrole brut

S’agissant des énergies conventionnelles, le chef de l’État a également évoqué un renforcement de l’activité de transformation des hydrocarbures, tout en veillant à réduire le
volume d’exportation de pétrole brut et en œuvrant pour accroître la production gazière
afin d’en augmenter les approvisionnements de ces différents clients.

Dans l’ensemble, a-t-il tenu à assurer devant un parterre de plus 17 000 participants représentants près de 130 pays aux travaux de cette séance plénière du Spief, l’Algérie est actuellement engagée dans un programme de relance économique multidimensionnel et a fait de 2023 l’année de la relance économique.

Forte de la viabilité retrouvée de ses finances externes et de ses principaux fondamentaux économiques, l’Algérie figure parmi les rares pays africains, voire le seul, à ne pas avoir de dette extérieure, a encore fait observer M. Tebboune.

Le pays, at-il fait valoir, devient désormais une « destination d’investissement prometteuse », à la faveur surtout des réformes mises en place ces deux dernières années et aux nombreuses incitations qu’offre le nouveau dispositif réglementaire et législatif aux investisseurs nationaux et étrangers.

Protection «particulière» aux investisseurs

A cet égard, le chef de l’État soulignera notamment que la nouvelle loi algérienne relative à l’investissement accorde des privilèges importants et « une protection particulière aux
investisseurs », rappelant en ce sens les gages réels de stabilité juridique et réglementaire
dont elle est assortie, de par surtout la décision de la maintenir inchangée pendant au moins 10 ans, ce qui offre aux porteurs de projets toute la visibilité nécessaire pour mener à bien leurs investissements.

Aussi, Abdelmadjid Tebboune n’a pas manqué de convier les entreprises publiques et privées de Russie et d’ailleurs « à explorer le climat des affaires en Algérie et à profiter des mesures incitatives qui leur permettent de réaliser des projets d’investissement rentables dans divers secteurs » et suivant une approche « gagnant-gagnant », a-til précisé.

Dans son intervention mercredi dernier à Moscou, à l’ouverture des travaux du Spief, le chef de l’État avait, dans le même contexte, fait état d’une « nouvelle dynamique économique » en Algérie évoluant à un « rythme très rapide », affirmant en ce sens que pas
moins de 1450 projets industriels y sont déjà en cours de réalisation. Des investissements et des exportations en hausse, une solvabilité extérieure solide, un plan de relance touchant à tous les secteurs et un taux de croissance économique appelé à augmenter durant les prochaines années, alors que la banque mondiale prévoit un ralentissement dans différentes régions du monde à commencer par celle d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient
(Mena)…

Autant d’indicateurs en somme qui placent l’économie algérienne sur une bonne
trajectoire, avec un tableau de bord et des prévisions favorables pour les court et moyen
termes, la rapprochant ainsi de plus en plus des critères d’admission au groupe des Brics,
auquel l’Algérie est déterminée à accéder « dans les plus brefs délais », comme l’a réitéré le
président de la République avant-hier à Saint Pétersbourg.

R. A.