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Tebboune lance sa révolution industrielle

/Substituer l’importation par la production nationale et faire passer l’impact de l’industrie dans le PIB de l’Algérie de 5-6% à 10-15%. Tels sont les objectifs du président de la République qui insistera, dans son allocation d’ouverture de la conférence nationale sur la relance industrielle pour booster la production nationale et faciliter la création des projets industriels.

Mais surtout mettre un terme aux importations tous azimuts : «On ne doit plus continuer à importer ce que l’on peut produire localement», a-t-il martelé.

«Halte à la bureaucratie et les pots-de vin !»

Visiblement harassé par les nombreux blocages qui entravent le lancement de nombreux projets et, par ricochet, la relance de l’économie nationale, le président de la République dira qu’«entraver le réalisation de projets prêts au lancement pour des raisons bureaucratiques est un crime contre l’économie». Abdelmadjid Tebboune réitérera son appel aux responsables pour faciliter les procédures tout en essayant de rassurer les preneurs de décisions, appelés à octroyer des autorisations d’exploitations pour les investisseurs. Des instructions ont été données aux secteurs concernés, dont celui de la justice pour qu’ils ne fassent plus l’objet de poursuites judiciaires, et même s’ils commettent les fautes, elles seront considérées comme «des fautes de gestion», avertissant que «la prison d’El Harrach est pour les voleurs». Sur les blocages, Abdelmadjid Tebboune dira, d’un ton ferme : «On ne bloque pas un projet, une fois achevé, parce que son propriétaire a empiété d’un mètre sur le bien public ou qu’il n’a pas de permis de construire. C’est des choses qu’il faut faire avant». Et là, son accusation était à peine voilée en direction de ceux qui bloquent pour soutirer de l’argent. «Ces temps-là son finis», avertira-t-il.

D’ailleurs, le président de la République annoncera la levée du gel de 57 projets sur les 402 projets d’investissement, finis, mais suspendus pour des raisons administratives. Tout comme il révélera que 581 dossiers d’investissement ont été traités et que 356 autres le seront avant la fin de l’année.

Et d’affirmer que «ce sont pas moins de 75.000 postes d’emplois qui seront ouverts en un temps très court. Connaissez-vous des pays développés qui feraient autant ?»

Création de l’Agence nationale du foncier industriel

Sur la gestion du foncier industriel, le Président Tebboune annoncera la création prochaine de l’Agence nationale du foncier industriel qui aura à gérer l’ensemble des zones industrielles. Plus question que les maires ou les walis s’impliquent dans la gestion du foncier industrielle, l’Agence nationale du foncier industriel qui sera créée prochainement s’occupera de ce volet et de l’acquisition d’assiettes foncières pour l’industrie. Les élus locaux et les walis auront à gérer les zones d’activité.

La pièce de rechange et la transformation

Reconnaissant que l’industrie automobile a été un véritable fiasco, Abdelmadjid Tebboune regrettera le peu d’intérêt porté au secteur de la pièce de rechange qui aurait pu être plus judicieux que le «gonflage de roues camouflé en montage automobile», et qui pourrait avoir de nombreuses débouchées, aujourd’hui, «en Afrique et même en Europe». Il regrettera, aussi, le peu d’intérêt à l’industrie de la transformation agricole, d’autant qu’il a donné instruction aux banques pour financer jusqu’à 90% du coût du projet. Des réglages devraient être opérés dans l’orientation des investissements, selon lui, surtout que cela pourrait permettre d’aborder plus sereinement la partie exportation.

B. A.

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