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Tlemcen commémore l’anniversaire de la disparition du chahid docteur Benzerdjeb

Plusieurs activités ont été organisées hier à Sebdou (Tlemcen), à l’occasion de la commémoration du 66e anniversaire de la disparition du docteur Benzerdjeb Benaouda, le 17 janvier 1956. La commémoration de cet événement historique qui s’est déroulé en présence des autorités locales, de moudjahidine et d’historiens, a donné lieu à la levée du drapeau au niveau de l’hôpital de Sebdou qui porte le nom du chahid et à la lecture de la fatiha à la mémoire des chouhadas tombés au champ d’honneur. Le 66e anniversaire de la disparition du docteur Benzerdjeb a également donné lieu, au quartier Dermam, village d’Ouled Hlima (Sebdou), lieu de décès du chahid, à l’inauguration d’une stèle commémorative avant d’honorer sa famille et de celle de son compagnon d’armes le moudjahid Bensaha Bekaddour . Le chahid Benaouda Benzerdjeb, premier médecin martyr de la révolution, né le 9 janvier 1921, a suivi ses études au collège de Slane (actuellement Ibn Khaldoun) à Tlemcen avant de décrocher son bac série mathématiques à l’âge de 20 ans. En 1948, il soutient sa thèse de docteur en médecine sur le thème du cancer du sang. Membre actif du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD), il accueillait les malades dans son domicile pour les soigner et leur délivrer des ordonnances rédigées en langue nationale alors que l’administration française l’interdisait formellement. Durant la lutte armée, il rejoint les rangs du FLN devenant le médecin attitré des moudjahidine dans le maquis. Le Commandement de l’ALN avait besoin d’une ronéo pour imprimer les tracts, c’est à lui que la mission fut confiée.  Le 6 janvier 1956, il s’est rendu à Oran avec un faux bon de commande pour acheter auprès d’un libraire la machine en question. La ronéo fut livrée à Sebra à un groupe de combattants chargés de rédiger et d’imprimer les tracts. L’armée coloniale, ayant eu vent de cet achat, a arrêté quelques jours après le docteur Benzerdjeb, pour le transférer au village de Ouled Halima, dans la commune de Sebdou où il a été emprisonné, torturé et abattu sous les yeux de son compagnon de lutte Bensaha Bekaddour, dit Mustapha.  Ses obsèques ont donné lieu à plusieurs jours de manifestions, sanctionnées par une répression féroce des parachutistes.

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