Tout est fin prêt, selon le SG de l’OPPO : Création d’une banque africaine de l’énergie

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Tout est fin prêt, selon le SG de l'OPPO : Création d'une banque africaine de l'énergie

Pour contrer la problématique des financements extracontinentaux dans le développement du secteur énergétique sur le continent africain et les difficultés que rencontrent les pays producteurs en la matière, l’OPPO (Organisation africaine des pays producteur de pétrole), dont font partie l’Algérie, le Nigeria, le Gabon et 14 autres pays, s’apprête à lancer la banque africaine de l’énergie.

L’information a été révélée, hier, dans les colonnes du journal nigérian « The Sun » qui cite le secrétaire général de l’APPO, Omar Farouk Ibrahim. La même source annonce que la nouvelle banque africaine de l’énergie sera lancée dans un premier temps avec un montant de « 5 milliards de dollars ».

« L’Organisation africaine des producteurs de pétrole, en collaboration avec Afreximbank, ont conclu des plans visant à créer une Banque africaine de l’énergie (AEB) de 5 milliards de dollars », a-t-il déclaré.

En effet, il s’agit d’une manière de réduire le champ d’intervention des multinationales dans la dilapidation des richesses énergétiques du continent africain, en imposant leurs conditions pour l’investissement. De ce fait, « l’AEB sera une institution financière supranationale indépendante dont l’objectif principal est de combler le déficit
résultant de la décision des financiers occidentaux de l’industrie de cesser de financer l’industrie, notamment en Afrique », ajoute la même source.

Pour rappel, lors de la réunion d’Alger l’année dernière, le P-DG de Sonatrach, Toufik Hakkar, a soulevé l’une des problématiques qui font que les populations africaines ne tirent pas profit de leurs richesses en matière d’énergies. Il a évoqué, dans ce sens, la domination des financements extracontinentaux du marché pétrolier et gazier africain. À ce sujet, Hakkar a suggéré une coopération « solide » en matière d’échanges d’expériences et de financements des projets par les pays africains, eux-mêmes, sans le recours à des financements extracontinentaux.

A. B.