Transition et efficacité énergétiques : 21 milliards € pour la réalisation de 2 programmes

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Transition et efficacité énergétiques : 21 milliards € pour la réalisation de 2 programmes

L’Algérie a alloué un gros budget pour la concrétisation de ses programmes de transition et d’efficacité énergétiques, considérées comme étant une étape importante dans la réussite de la nouvelle politique énergétique du pays, basée essentiellement sur la diversification de ses ressources d’énergie.

PAR ABDELLAH B.

Le directeur général de l’agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie (Aprue), Merouane Chaâbane, a annoncé hier une enveloppe de 21,5 milliards d’euros (3000 milliards de dinars) qui est consacrée par le gouvernement à la réalisation de deux programmes nationaux. Le premier est lié aux énergies renouvelables en vue de réaliser des centrales électriques à partir de ressources renouvelables, notamment l’énergie solaire photovoltaïque, alors que le deuxième programme concerne le volet maîtrise de l’énergie dans les domaines des bâtiments résidentiels, tertiaires et industriels et des transports sous la supervision de l’agence, indique M. Chaâbane.

Développement des énergies nouvelles et renouvelables

Concernant le programme de transition énergétique, l’Algérie s’est engagée dans un programme volontaire et ambitieux visant à la production de plus de 15 GW d’électricité solaire. Une feuille de route a été tracée et une première phase de réalisation de ce programme devrait être entamée durant le premier trimestre de l’année prochaine. Elle vise à la production de 3000 MW dans plusieurs régions du pays.

En entamant la bataille des énergies solaires, les pouvoirs publics préparent le terrain pour la réussite du programme d’hydrogène vert avec une capacité de production qui dépassera 40 Twh dans des formes gazeuse et liquide. De ce fait, d’importants moyens ont été mobilisés pour la concrétisation du programme des énergies solaires, une manière de réduire la consommation du gaz dans la production de l’électricité avec des volumes dépassant les 20 milliards de m3 par an.

« Le modèle énergétique national est en cours de réalisation, en collaboration avec les secteurs énergivores, lequel permettra de cristalliser une vision prospective concernant les scénarios de transition énergétique à travers l’introduction des énergies renouvelables dans le mix énergétique national, ou encore ceux relatifs à l’efficacité énergétique dans tous les secteurs, dont les transports, l’industrie, l’habitat et l’éclairage public », explique Abdelkrim Aouissi, secrétaire général du ministère de l’énergie et des mines.

Efficacité et sécurité énergétiques

L’efficacité énergétique figure sur la liste des priorités dans le programme énergétique du pays. Une étape cruciale pour garantir la sécurité énergétique du pays, car sans la rationalisation de la consommation, il est impossible de garantir la sécurité énergétique, même avec le doublement des capacités de production. Selon M. Aouissi, parmi les objectifs attendus de la nouvelle feuille de route établie dans ce sens, « la mise en place des procédures relatives à l’efficacité énergétique par l’introduction de nouvelles solutions à même de réduire la demande nationale sur l’énergie », affirmet-il.

En allant dans les détails, le haut responsable du ministère de l’énergie évoque l’un des projets qui permettront à l’Algérie de réduire drastiquement la consommation nationale en matière d’électricité. Il s’agit de la généralisation de l’éclairage public efficace dans toutes les régions du pays, y compris l’utilisation de l’énergie solaire, en sus de la rénovation du parc d’éclairage public et l’utilisation progressive des lampes économiques (LED) dont le taux dépasse actuellement 30% à l’échelle nationale.

Selon ce dernier, l’expansion du réseau routier urbain et autoroutier représente 40% de la consommation électrique globale dans le pays avec plus de 6500 MW en 2021, « d’où la nécessité de concrétiser le programme national d’efficacité de l’éclairage public et de rationaliser sa consommation », affirme-t-il.

A. B.