Un responsable de l’ONU tire la sonnette d’alarme : «Les souffrances des Ghazaouis sont insupportables»

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Un responsable de l'ONU tire la sonnette d'alarme «Les souffrances des Ghazaouis sont insupportables»

PAR AMAR R.

Au lendemain d’une journée particulièrement meurtrière durant laquelle 20 massacres ayant entraîné la mort de 700 personnes ont été commis, des dizaines d’autres Palestiniens ont été tués et blessés hier dans une série de raids effectués par l’armée sioniste dans divers endroits de la bande de Ghaza, après la fin de la trêve humanitaire.

Les Ghazaouis ne sont pas au bout de leurs peines, puisque même après avoir largué 40.000 t de bombes, tuant plus de 15.000 personnes et en blessant plus de 40.000, les dirigeants sionistes annoncent vouloir poursuivre encore leur agression jusqu’à réaliser les objectifs qu’ils n’ont pu atteindre en 56 jours de pilonnage intensif contre la population civile, notamment l’élimination du mouvement Hamas.

Et ce, avec le soutien des pays occidentaux dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Allemagne qui continuent d’alimenter la machine de guerre sioniste en bombes et missiles et d’assurer la couverture politique du régime criminel de Tel-Aviv devant les instances internationales, notamment l’ONU.

Washington et Londres, qui ont dépêché des dizaines de navires de guerre avec des milliers de soldats à bord et des avions de reconnaissance porter secours à l’entité sioniste, ne se  cachent pas d’être partie prenante de l’agression qui a fait des centaines de morts parmi les civils palestiniens, dont la majorité sont des enfants et des femmes.

Le sens des appels à protéger les civils

Alors que l’armée sioniste frappe le sud de Ghaza, la vice-présidente américaine Kamala Harris appelle à la retenue, déclarant qu' »Israël avait le droit de se défendre, mais que le droit international et humanitaire devait être respecté » et que « trop de Palestiniens innocents ont été tués ».

Mais cet appel « magnanime » – en apparence seulement – a pour finalité non pas de protéger les civils palestiniens. Lloyd Austin, secrétaire à la défense américain, a estimé que « dans ce genre de combat, le centre de gravité est la population civile. Et si vous les poussez dans les bras de l’ennemi, vous remplacez une victoire tactique par une défaite stratégique ».

Les dirigeants sionistes l’ont bien compris. Aussi, ces appels à « protéger les civils » n’ont eu aucun effet sur le terrain, puisque rien que dans la journée d’hier, les avions de combat ont bombardé avec des dizaines de roquettes plusieurs régions à l’est, au centre de la ville de Khan Younès faisant un minimum de 60 personnes tuées.

Des médias palestiniens ont précisé que les avions de guerre sionistes ont mené des frappes contre des maisons des Palestiniens dans la ville d’al-Qarara au nord-est de Khan Younès, dans le camp de réfugiés d’alBureij, et bombardé les quartiers d’al Zaytoun et de Choudjaïya, tuant et blessant des dizaines de citoyens dont un grand nombre d’entre eux sont toujours coincés sous les décombres.

Réagissant à cette reprise des bombardements, le haut-commissaire des nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a déclaré que les souffrances des civils dans la bande de Ghaza sont insupportables, à la lumière des meurtres et des hostilités incessants menés par l’entité sioniste

Dans une déclaration hier, il a poursuivi : « La reprise brutale des hostilités à Ghaza et son impact terrifiant sur les civils soulignent une fois de plus la nécessité de mettre fin à
la violence et de trouver une solution politique basée sur la seule solution viable à long terme. »

Exprimant sa profonde inquiétude quant au fait que les négociations visant à poursuivre la trêve sont « bloquées », il a déclaré : « En raison des hostilités d’Israël et des ordres donnés à la population de quitter le nord et certaines parties du sud, des centaines de milliers de personnes sont confinées dans des zones de plus en plus petites au sud de Ghaza, sans assainissement adéquat, ni accès à suffisamment de nourriture, d’eau et de soins de santé.

Le haut-commissaire des nations unies aux droits de l’homme a ajouté : « Je le répète, il n’y a aucun endroit sûr à Ghaza. »

A. R.