Walid Hadjadj, candidat Jil Jadid à Tiaret : «La politique, pour moi, ce n’est pas une carrière, mais un engagement»

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/Walid Hadjajadj, entrepreneur, directeur d’entreprise privée, 33 ans. Ce candidat à la commune de Tiaret, se présente comme «jeune Algérien né sous les feux de la décennie noire des années 90, rêvant d’une Algérie forte et fière, démocratique et populaire».

Tout d’abord, qu’est-ce qui peut motiver un jeune de Tiaret à faire de la politique ?

Ce qui m’a motivé réellement, c’est qu’à Jil Jadid, nous portons un programme, une vision sur la gestion des collectivités locales. Et il faut dire que durant ces 15 ou 20 dernières années, la gestion locale était catastrophique pour la commune de Tiaret, comme pour toutes les communes en Algérie, vu le code électoral précédent et le contexte politique d’avant. Aujourd’hui, nous sommes candidats pour réhabiliter le rôle de l’élu et celui de la commune dans l’édification de la République. Nous pensons que la commune est la colonne vertébrale de la République, et c’est à elle de prendre en charge les attentes et le quotidien des citoyens ainsi que le développement économique local. C’est la commune qui est en première ligne pour améliorer le cadre de vie et le vivre ensemble des citoyens.

Et personnellement, pourquoi avez-vous décidé de candidater pour les élections locales ?

Je suis militant à Jil Jadid depuis 2012 et comme on a milité contre le régime précédent et qu’on a  fait le hirak depuis le début et milité même avant le hirak, on a participé aux élections législatives et actuellement ce qui m’a motivé, c’est que premièrement, j’aime ma commune, et je suis prêt à consacrer mon temps pour les concitoyens de la commune. Je suis un entrepreneur, chef d’entreprise, et malgré tout le cadre professionnel qui est mis à ma disposition, je vais consacrer mon énergie, mes compétences et mes connaissances au profit de ma ville et de ma commune de Tiaret.

Comment se fait le passage de l’entreprenariat à la politique ?

Je suis entrepreneur et je le resterai toujours malgré ma fonction et mon engagement politique. Ce qui m’a poussé à faire de la politique, c’est l’ancien régime de Bouteflika. Je suis un cadre du parti, responsable des élections et des élus sur le plan national, mais sur le plan de la commune, je suis militant de base. Donc, la politique pour moi, ce n’est pas une carrière mais un parcours, un engagement au profit de mes concitoyens.    

Que pouvez-vous apporter à la commune de Tiaret ?

Pour la commune de Tiaret, nous avons un programme portant sur 5 priorités. Premièrement, la gestion des déchets ménagers, je suis moi-même entrepreneur dans le domaine du recyclage des déchets. Deuxièmement, améliorer et installer un nouveau plan de circulation, puisque l’actuel est caduc depuis 2014. Troisième point, le développement local, nous pensons et je suis convaincu que la commune et la première ligne pour attirer les investisseurs. Il y a aussi la démocratie participative, dans notre programme nous installerons une fois élus inchallah, un conseil consultatif des quartiers qui rassemblera l’ensemble des comités de quartiers de la ville, puisque nous sommes convaincus que la démocratie participative n’est pas uniquement un article sur la constitution mais des pratiques et mécanismes à mettre en place réellement. Et enfin, le cadre de vie,  les espaces verts et les espaces de récréation pour nos concitoyens, puisque selon les normes internationales, pour chaque citoyen, il faut un minimum de 5 m2 d’espace vert. Mais, malheureusement nos cités, surtout les nouvelles, sont devenus des dortoirs.

En vous présentant aux élections, c’est comme si vous délivriez un message aux jeunes qui ont perdu tout espoir…

Je comprends nos jeunes qui prennent le chemin de la harga, puisque le désespoir s’est installé, les attentes des citoyens n’ont pas été prises en charge convenablement par les institutions de la République, mais nous n’avons pas un pays de rechange. J’aime mon pays et je resterai malgré les différentes opportunités de l’émigration qui m’ont été offertes depuis plusieurs années, j’ai préféré rester et travailler pour que nos jeunes concitoyens restent dans leurs pays, avec dignité et un cadre de travail agréable pour eux. C’est un long chemin, et ce n’est pas un travail d’une année ou deux. C’est pour cela que, nous militants de Jil Jadid, nous portons un projet de société pour nos concitoyens en général.

A. R.

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