Attaf à propos des relations algéro-italiennes : «Elles ont dépassé les attentes les plus folles»

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Attaf à propos des relations algéro-italiennes : «Elles ont dépassé les attentes les plus folles»

PAR BRAHIM AZIEZ

Le ministre des affaires étrangères et de la communauté nationale à l’étranger, Ahmed Attaf, qui a été chargé par le président de la République d’une tournée européenne, a entamé son programme de visites de travail par l’Italie où il a rencontré, mardi à la Villa Farnesina, le vice-premier ministre italien et ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, Antonio Tajani.

Une rencontre qui a permis aux chefs de la diplomatie des deux pays d’avoir de longues discussions, si longues (selon Agenzia Nova) que les chargés du cérémonial ont dû intervenir à deux reprises auprès des deux hommes pour leur rappeler leurs engagements de la journée. Mais pour Ahmed Attaf qui s’est exprimé dans un entretien accordé à Agenzia Nova, « les discussions étaient si riches en sujets que deux heures ne suffisaient pas ».

Ce dernier ajoutait : « Il y a tellement de choses à faire et à dire. Avec Tajani, nous avons d’abord fait le point sur nos relations et notre collaboration, évaluant ce qui a été réalisé selon les directives de nos dirigeants, le président Abdelmajid Tebboune, le président Sergio Mattarella et le premier ministre Giorgia Meloni. Et je dois vous dire que les résultats ont largement dépassé nos attentes. »

«Il serait réducteur de ne parler que du gaz naturel»

Le ministre algérien des affaires étrangères soulignera, à l’occasion, que la relation entre l’Italie et l’Algérie a dépassé les attentes les plus folles, et qu’il serait réducteur de ne parler que de gaz naturel. « A y regarder de plus près, il s’agit d’un partenariat stratégique global qui va de la coopération industrielle, et il suffit de penser à la nouvelle usine Fiat en construction à Oran, aux grands dossiers régionaux, comme les crises libyenne et tunisienne ».

« Nous avons développé des partenariats dans des secteurs comme la construction navale, le secteur ferroviaire, l’industrie pharmaceutique, et notre collaboration la plus pertinente est sans aucun doute l’industrie mécanique, notamment l’accord avec Fiat qui avance très bien », indiquera-t-il.

Mieux encore, la convergence de vues serait presque totale sur le plan Mattei de l’Italie pour l’Afrique, selon le chef de la diplomatie algérienne qui notera que « ce n’est pas un hasard si le fondateur de l’ENI, Enrico Mattei, est largement reconnu en Algérie comme ayant un très haut rôle de soutien, d’amitié et de proximité durant les années de la guerre de libération nationale (1954-1962) ».

Ahmed Attaf expliquera, dans son entretien paru sur Agenzia Nova, que le choix de venir en Italie pour sa première visite bilatérale à l’étranger est une nouvelle confirmation du moment d’or des relations entre les deux pays, même « au-delà des attentes ».

30 accords de coopération

Au cours des trois dernières années, l’Algérie et l’Italie ont connu un renforcement significatif de leurs relations. Deux visites d’État, un sommet bilatéral et de nombreuses visites ministérielles ont été effectuées, démontrant l’engagement mutuel des deux pays à promouvoir leur coopération.

En outre, pas moins de 30 accords de coopération ont été signés dans divers secteurs. Et à ce propos, le ministre algérien rappellera que « début juin, une délégation composée de 100 entreprises italiennes, conduite par le ministre de l’agriculture, Francesco Lollobrigida, est
allée en Algérie. Nous assistons aujourd’hui à l’ouverture de la foire d’Alger avec l’Italie
comme invitée d’honneur. Le commerce entre les deux pays a enregistré une augmentation notable de 250% par rapport à l’année précédente ».

B. A