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Cameroun-Égypte : Duel de géants

La demi-finale entre le Cameroun et l’Égypte oppose les deux pays les plus titrés de l’histoire de la compétition. Cela ajoute à l’intensité et au suspense : ces deux équipes arrivent dans le dernier carré avec leur lot d’incertitudes et d’ajustements décisifs à effectuer. Après les finales de 2008 et 2017, voici un nouvel affrontement qui devrait s’inscrire dans les annales du football africain. Alors que le potentiel offensif des Lions indomptables s’est exprimé dès le début de la compétition, l’équilibre incertain et le contenu des matchs n’avaient pas rassuré les observateurs les plus avertis. L’illustration en a été donnée par leur première mi-temps face à l’Éthiopie, le match contre le Cap-Vert et celui face aux Comores, une équipe sans gardien de but disponible et à 10 contre 11 durant plus de 80 minutes. Face à une équipe de Gambie plus que surprenante, le Cameroun a semblé avoir trouvé une meilleure stabilité dans un 4-3-3 autour d’un milieu de terrain avec Oum Gouet-Martin Hongla-Zambo Anguissa. Avec ce trio, le Cameroun s’est imposé 4-0 au Malawi, 1-0 sur la pelouse de l’équipe du Nigeria en juin, et surtout, dernièrement contre la Côte d’Ivoire dans un match couperet pour la qualification aux barrages de la Coupe du monde.

L’Egypte comme le diesel

En face, les Pharaons ont une fois de plus démontré les progrès effectués, confirmant une embellie qui était attendue. Avec des ajustements réguliers depuis la défaite face au Nigeria, Carlos Queiroz a su trouver de nouvelles pièces qui semblent s’être imposées dans le 11 de l’Égypte. Le point fort de cette équipe est sa capacité à finir le match plus fort qu’il ne l’a commencé. Avec des joueurs d’impact en sortie de banc comme Trezeguet, dont l’entrée osée à la place de Mohamed Hegazy, blessé, a changé le cours du match face aux Lions de l’Atlas. Ahmed Sayed Zizo, ailier de Zamalek, apporte une énergie inestimable à chacune de ses entrées et se trouve à son aise dans son rôle de super-sub. Les Pharaons peuvent se satisfaire du leadership exemplaire de Mohamed Salah qui tire son équipe vers le haut et se met à la disposition de ses coéquipiers à côté de Mohamed Elneny, excellent lors des deux derniers matchs, de Mohamed Hegazy, de Trezeguet (Aston Villa) de retour à un bon niveau, ou encore des très expérimentés gardiens de buts Mohamed El Shenawy, d’Al Ahly, et de son remplaçant Mohamed Abou Gabal dit Gabaski, du Zamalek, tous deux longtemps dans l’ombre du légendaire Essam El Hadary, gardien de la grande équipe de 1996 à 2018. En 24 matchs, il y a eu 7 matchs nuls, 12 victoires sont allées à l’Égypte et 6 au Cameroun, dont la dernière confrontation qui n’est autre que la finale de l’édition 2017 de la CAN.

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