Ouverture de capital en bourse : La BDL fin prête

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La BDL lance une nouvelle promotion

Par R. Akli

La banque de développement local (BDL) a officiellement finalisé son processus d’évaluation financière et n’attend plus que l’aval du conseil des participations de l’Etat (CPE) pour lancer son opération d’ouverture de capital social en bourse, nous précisent des sources proches de la banque. Seule instance habilitée à gérer les capitaux marchands de l’Etat – la BDL étant une banque à capitaux exclusivement publics – le CPE devra ainsi avaliser très prochainement cette nouvelle opération d’ouverture de capital social en fixant les modalités de cession, dont le prix de l’action, avant l’introduction par la banque d’une demande officielle d’introduction en bourse auprès de l’autorité boursière qui est la Cosob (commission de surveillance et d’organisation des opérations de bourse). Un processus qui devra être mené à terme avant septembre prochain, si l’on s’en tient aux échéances annoncées avant-hier par le ministre des finances, Laâziz Faïd, qui a indiqué, lors d’une conférence de presse à Alger, que l’introduction de la banque de développement local à la bourse interviendra dès la prochaine rentrée sociale. Le ministre a précisé à cet effet que la démarche actuelle des pouvoirs publics cible la diversification des sources de financement de l’économie, de l’investissement et de l’épargne, ainsi que le développement de l’inclusion financière et la réactivation du marché boursier local. Aussi, a-t-il développé, l’ouverture du capital social de la BDL, après le franc «succès» de l’opération de cession en public des actions du crédit populaire d’Algérie (CPA) en mars dernier, permettra de renforcer la confiance placée dans le système financier national et dans la fiabilité des sociétés cotées sur le marché boursier d’Alger. Après le CPA, considéré comme la troisième grande banque de la place en termes de volume d’activité, la BDL devra donc être la deuxième des sept banques d’État à procéder à une opération de privatisation partielle en bourse, à hauteur de 30% de son capital social, dans le cadre d’une réforme bancaire globale voulue par les pouvoirs publics pour moderniser le système financier local et améliorer son efficacité dans la collecte de l’épargne et le financement de l’économie nationale. Le mois dernier, faut-il le rappeler, le CPA a réussi à lever pas moins de 112 milliards de dinars sur le marché boursier en ouvrant 30% de son capital social à la participation privée à travers une offre publique de vente d’actions à prix ferme, qui a ainsi suscité un fort intérêt auprès des épargnants, en particulier les personnes physiques, soit les simples citoyens. Un succès qui ouvre ainsi la voie au lancement de l’ouverture du capital de la BDL, mais aussi à d’éventuelles autres banques ou entreprises étatiques en vue de contribuer à la fois à instaurer de nouveaux modes de management et de gouvernance dans la gestion des capitaux marchands de l’Etat, mais aussi et surtout à la canalisation des fonds circulant hors banques vers les circuits officiels. A souligner que depuis son lancement effectif en 1999, le marché boursier d’Alger ne compte que cinq sociétés cotées, d’où son concours très marginal en termes de collecte de l’épargne et de contribution aux besoins croissants de financement des entreprises et de l’investissement. Un retard de développement financier et économique auquel l’Etat a décidé d’œuvrer à remédier en ouvrant le capital de deux ses banques en bourse, de sorte à favoriser la diversification des sources de financement de l’économie et à atténuer sa dépendance aux ressources financières publiques.

R.A.