Réconciliation: 14 factions palestiniennes à partir d’aujourd’hui à Alger

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  • «Le meilleur scénario, un gouvernement d’unité»

Les factions politiques palestiniennes arriveront à partir d’aujourd’hui à Alger en vue d’entamer un cycle de dialogue qui vise une réconciliation nationale et la fin des divisions entre les mouvements Fatah et Hamas, aux côtés du Jihad islamique palestinien (JIP) et de 11 autres factions qui ont confirmé leur présence à cette réunion élargie devant sceller leur accord avant le prochain sommet de la Ligue des Etats arabes prévu les 1er et 2 novembre prochain en Algérie, comme annoncé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

Lors cette réunion élargie aux 14 factions palestiniennes, l’Algérie présentera un document sous la forme d’une feuille de route basée sur les visions pour la réconciliation et la fin des divisions entretenues depuis 2007, telles que formulées par les délégations palestiniennes reçues lors des précédents cycles de dialogue tenus depuis janvier à Alger.

Si certaines indications sur de réelles intentions de réconciliation ont émergé par le passé, le document qui sera soumis à adoption prévoit, en ce sens, les étapes successives pour l’unification des factions palestiniennes sous l’autorité de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Rester à l’écart des «échanges médiatiques»

Et pour commencer à résoudre les problèmes en suspens, Al-Quds Al-Arabi a indiqué avoir appris de sources bien informées que «l’équipe algérienne, qui a informé les dirigeants des deux mouvements sur le document de réconciliation qui sera présenté lors de la prochaine réunion élargie, leur a demandé d’éviter l’escalade au cours de l’actuelle période et de se tenir à l’écart des échanges, notamment médiatiques, en raison de leur impact».

«Les responsables algériens ont souligné plus d’une fois la nécessité de rester à l’écart de tout différend qui pourrait compliquer les choses et les divergences existantes entre les deux parties, qui garantissent leur fin si les choses se déroulent comme prévu», explique la même source.

Et d’ajouter : «L’équipe algérienne a également demandé aux dirigeants du Fatah et du Hamas de ne pas parler des détails du document qui sera présenté lors de la réunion plénière, surtout après avoir pris les notes des deux équipes sur certains points de mise en œuvre.»

L’enthousiasme du Hamas et du Fatah

Cela étant, la réunion élargie bénéficie d’innombrables déclarations d’intentions sur les prédispositions à la réconciliation. Saleh al-Arouri, chef adjoint du bureau politique du Hamas, a souligné que le mouvement a pour principe qu’il ne manque aucune occasion de parvenir à la réconciliation et de mettre fin à la division, et a indiqué qu’il avait informé l’Algérie de sa disponibilité et de son sérieux à participer dans les rencontres de réconciliation en Algérie.

Ainsi, le président Mahmoud Abbas a lors d’une réunion du comité central du mouvement de libération nationale palestinien Fatah, vendredi, souligné qu’il existe une décision centrale dans le mouvement Fatah de répondre aux efforts de réconciliation déployés et d’œuvrer pour leur succès afin de parvenir à une réconciliation basée sur les résolutions de la légitimité internationale et la reconnaissance que l’Organisation de libération de la Palestine est le représentant légitime et unique du peuple palestinien.

Pour sa part, le porte-parole (Fatah) Munther al-Hayek a déclaré à Dunia al-Watan que son mouvement a présenté sa vision pour mettre fin à la division, car il commence par unifier d’abord les institutions de l’autorité, puis passe à l’Organisation de libération de la Palestine.

Al-Hayek a expliqué que la base est d’unifier les institutions de l’autorité par la formation d’un gouvernement d’union nationale, puis d’aller aux élections présidentielle et législatives et conseil national lorsque la question des élections à Jérusalem sera réglée.

Mais selon Sabri Saidam, un haut responsable du Fatah, le meilleur scénario serait la formation d’un gouvernement d’unité qui permettrait l’unification politique de la bande de Gaza avec la Cisjordanie, qui fonctionnent depuis 15 ans comme des entités politiques et territoriales distinctes.

A. R.