29,5 milliards de dinars lui est consacrée. Zone franche de Tindouf : au service de l’intégration régionale

0
583

PAR AMAR R.

L’avenir de l’Afrique se dessine désormais avec l’Algérie. Le géant d’Afrique qui s’impose comme principale porte d’entrée du continent s’emploie actuellement à renforcer ses liens avec tous ses voisins du Sud à travers des projets structurants d’intégration économique, dont la zone franche commerciale de Tindouf que l’Algérie s’apprête à lancer avant la fin du premier trimestre 2024, à côté de la route reliant Tindouf à Zouérate ainsi que l’ouverture du poste frontalier avec la Mauritanie.

Le Premier ministre, Nadir Larbaoui, a annoncé, jeudi, à Tindouf, le lancement de la première zone franche commerciale dans cette wilaya avant la fin du premier semestre de 2024. Dans une allocution prononcée lors sa visite de travail dans la wilaya de Tindouf, en compagnie d’une délégation ministérielle, M. Larbaoui a souligné que « la dynamique économique que connaît la région sera renforcée grâce aux projets en cours pour le développement des infrastructures, notamment après l’ouverture du poste frontalier algéro-mauritanien et le projet d’établissement de la première zone franche commerciale dans la wilaya avant la fin du premier semestre de 2024, laquelle ouvrira des perspectives de développement ».

Le Premier ministre effectue une visite de travail dans la wilaya de Tindouf, consacrée au programme complémentaire décidé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en faveur de cette wilaya pour une enveloppe financière globale de 29,5 milliards de dinars, lequel s’ajoute au programme en cours de réalisation. » Le Premier ministre devra également s’enquérir de l’avancement des travaux de la ligne ferroviaire, projet important devant relier la ville de Tindouf à celle de Béchar, jusqu’à la mine de Gara Djebilet, et qui constitue un des fondements de la vision complémentaire du président de la République « , conclut le communiqué des services du Premier ministre.

Une portée stratégique

Le projet de zone franche de Tindouf se veut un outil de renforcement de la coopération économique Sud-Sud notamment avec les pays de l’Afrique de l’Ouest suivant une vision commune solide basée sur les intérêts communs. Annoncé dans un contexte marqué par l’émergence de projets douteux lancés en direction des pays du Sahel et à des fins inavoués, ce projet zone franche économique est autrement bien plus palpable que ceux dont les auteurs tirent des plans sur les comètes.

Grâce à sa portée régionale, cette zone franche est de nature à insuffler une dynamique des échanges économiques gagnant-gagnant entre les pays de la région, et générer une croissance du niveau de vie des populations locales. Couplé aussi à d’autres projets structurants que la wilaya abrite dont la ligne à grande vitesse vers Tindouf et l’exploitation de la plus grande mine de fer au monde de Gara Djebilet dont les travaux avancent bien, il est attendu du projet de la zone franche commerciale d’absorber une partie de la main-d’œuvre locale, ce qui aura pour effet de stabiliser le flux migratoire vers le Nord, notamment vers les pays nord-africains et l’Europe. L’Algérie qui a opté pour son déploiement en direction de son espace naturel, notamment l’Afrique, prévoit de se doter de plusieurs zones franches a ses frontières Sud ,dans le but de diversifier l’économie nationale, d’augmenter ses exportations et de capter de nouveaux investissements directs étrangers (IDE).

Au service de la vision stratégique du pays

Deux wilayas du Sud du pays, en l’occurrence Tindouf et Tamanrasset, ont été désignées pour abriter les premières zones franches selon Kamel Rezig, l’ancien ministre du Commerce et de la Promotion des exportations. Ce choix stratégique permettra à l’Algérie d’accentuer ses relations économiques et commerciales avec les autres pays africains, notamment depuis la mise en application de la Zone de libreéchange africaine (Zlecaf), le 1er juillet 2022, a-t-il indiqué.

Aussi, la création des zones franches sera « au service de la vision stratégique des hautes autorités du pays notamment en matière de coopération et d’intégration économique en Afrique ainsi qu’un mécanisme de diversification de l’économie nationale et de promotion des exportations ». L’autre objectif de la création des zones franches est « de lutter contre la contrebande à travers le développement du commerce extérieur avec les pays africains voisins », a ajouté la même source.

A.R.