Biden qualifie Poutine de « boucher »

0
5
Joe Biden appelle à la libération immédiate du président nigérien

Le président américain Joe Biden a qualifié hier son homologue russe Vladimir Poutine de « boucher » lors d’une rencontre avec les réfugiés ukrainiens à Varsovie. Interrogé sur « ce qu’il pensait de Vladimir Poutine, compte tenu de ce qu’il inflige à ces gens », M. Biden a répondu d’une phrase : « C’est un boucher », alors que la rencontre était transmise en direct par plusieurs chaînes de télévision depuis le stade national de Varsovie. Ce n’est pas la première fois que le président américain emploie des mots durs à l’égard de Vladimir Poutine, jugé principal responsable de l’invasion russe en Ukraine qui a déjà fait des milliers de morts. Ces derniers jours, il l’a qualifié à deux reprises de « criminel de guerre ». Visiblement ému par sa rencontre avec les réfugiés – dont deux personnes ayant dit venir de Marioupol, le port du sud-est de l’Ukraine en grande partie détruit par les bombardements russes – M. Biden a serré dans ses bras deux jeunes femmes réfugiées. Résumant ses impressions après la visite au centre d’accueil installé au stade, il a qualifié de « magnifiques » des jeunes enfants qu’il venait de voir et rapporté qu’ils lui avaient demandé de prier « pour leur père, grand-père et frère ». Il a souligné qu’il « savait bien ce que c’est que d’avoir quelqu’un de proche dans une zone de guerre », dans une allusion à son fils Beau Biden, décédé en 2015 d’un cancer, qui avait combattu en Irak.  

Pénuries alimentaires : initiative de l’UE pour aider les pays les plus menacés

Les Vingt-Sept ont annoncé vendredi le lancement d’une initiative de l’UE pour atténuer les pénuries alimentaires provoquées par le conflit en Ukraine, « grenier à blé de l’Europe », dans les pays les plus touchés. Inspiré du programme international Covax de distribution de vaccins anti-Covid, ce programme, baptisé « Farm », vise notamment à une transparence accrue sur les stocks mondiaux, à assurer les approvisionnements aux pays les plus menacés et à encourager la production dans les régions fragilisées, selon les conclusions du sommet de l’UE.