Début du BEM aujourd’hui : 800.000 candidats à l’épreuve

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Début du BEM aujourd'hui : 800.000 candidats à l'épreuve

C’est aujourd’hui le jour J pour plus de 800.000 candidats attendus pour les épreuves de brevet d’enseignement moyen, prévues du 5 au 7 juin.

PAR WAFIA SIFOUANE

En effet, pour cette session 2023, ils sont 800.061 candidats, dont 383.084 garçons et 416.977 filles, à passer le BEM, à savoir 788.705 candidats scolarisés et 11.356 candidats libres.

Les épreuves s’étaleront sur 3 jours pour 9 matières en sus de la langue amazighe pour les élèves concernés. Le coup d’envoi de cet examen important sera donné, comme le veut la tradition, par le ministre de l’éducation Abdelhakim Belabed et le choix du lieu s’est porté cette année sur la wilaya de Tissemsilt.

Pour le bon déroulement de cet examen, l’ensemble des conditions humaines et matérielles ont été réunies par la tutelle pour assurer aux candidats une atmosphère idéale. En
passant par l’encadrement assuré par des enseignants et surveillants expérimentés à la disponibilité de climatiseurs dans les centres du sud et wilayas de l’intérieur, la tutelle semble avoir veillé au grain.

S’agissant des horaires, la tutelle a rappelé que l’ouverture des centres est prévue à 7h30, soit une heure avant le début des épreuves, les candidats devant se trouver à l’intérieur des salles d’examen une demi-heure au moins avant le début de chaque épreuve.

Les épreuves écrites débuteront le matin à 8h30, alors que celles de l’après-midi débuteront à 14h30.

A ce propos, tout candidat arrivant après 8h00 (le matin) et après 14h00 (l’après-midi) est
considéré comme retardataire avec l’inscription de son nom sur le registre au niveau de l’entrée du centre de déroulement, réservé aux retardataires. Pour ce qui est du port du téléphone portable, une salle sera dédiée au dépôt des objets personnels des candidats mais aussi du personnel encadrant.

Des taux d’admission qui surpassent les taux de réussite

Par ailleurs, alors que la tutelle a déjà entamé la réforme au niveau du cycle primaire avec
l’introduction du test d’évaluation des acquis et la suppression de l’examen de 5e année, le cycle moyen serait la prochaine étape.

Une réforme qui touchera certainement l’examen de BEM dont les taux de réussite n’ont pas toujours été des meilleurs et qui sont bien inférieurs à ceux d’admission au cycle secondaire.

En effet, pour l’année 2022, sur les 725.251 candidats, le taux de réussite a été de 59,16% tandis que le taux d’admission a dépassé 70%.

Même constat pour l’année 2021 où sur les 641.187 candidats 64,46% ont décroché leur BEM tandis que 72,86% ont été admis au cycle secondaire.

Pour rappel, le département de Belabed a déjà fait part de son intention de revoir les systèmes d’orientation des élèves vers les filières scientifiques ou littéraires, afin de permettre aux élèves de poursuivre le cursus le plus adapté à leurs besoins et leurs acquis.

Un examen sous haute surveillance

Pour assurer la sécurité, la direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a mis en place une série de mesures et de procédures en vue d’accompagner les efforts de l’Etat pour assurer le bon déroulement des épreuves, à travers les 2.044 centres d’examen situés dans son territoire de compétence.

Des patrouilles motorisées et pédestres ont aussi été mobilisées pour assurer la fluidité du trafic routier et faciliter la circulation, notamment dans les routes et les axes conduisant vers les centres de déroulement, outre les formations sécuritaires qui veillent à accompagner et sécuriser l’opération de transport des sujets et de remise des copies aux
centres de collecte.

De son côté, la direction générale de la protection civile (DGPC) a mis en place un dispositif opérationnel composé de 18.550 agents d’intervention, tous grades confondus, dédié à la prévention et à la sécurisation des candidats et du personnel d’encadrement en prévision des examens de fin de cycle moyen et secondaire.

Ce dispositif sera renforcé avec 1.414 ambulances et 995 engins d’incendie. Les services de
la protection civile ont également effectué des visites à tous les centres d’examen pour s’enquérir du respect des normes de sécurité sur les lieux.

Le corps de la gendarmerie nationale a également mis en place, en prévision des examens de fin d’année 2022-2023, un dispositif spécial pour sécuriser les centres d’examen et leur périmètre, a indiqué hier un communiqué de ce corps de sécurité.

Le commandement de la gendarmerie nationale a pris une série de mesures au niveau national pour la sécurisation des périmètres de tous les établissements éducatifs, à travers l’intensification des patrouilles de contrôle et la facilitation de la circulation sur les axes
menant aux centres d’examen », a précisé la même source.

Le dispositif prévoit « le déploiement d’unités fixes et mobiles pour garantir une sécurité de proximité efficace et efficiente », ainsi que la sécurisation « des centres d’examen et leurs périmètres, l’accompagnement et la protection de l’opération de distribution des sujets des
épreuves à partir des directions de l’éducation jusqu’aux centres d’examen, outre la protection des sujets transportés par voie aérienne au profit des centres situés
dans les régions sahariennes et la sécurisation du transport des copies des réponses à partir des centres d’examen aux centres de correction ».

Ces opérations seront accompagnées d’activités de sensibilisation des candidats menées par des unités spécialisées de la gendarmerie nationale, des unités de sécurité routière et des brigades de protection des mineurs.

Le commandement de la GN rappelle que le numéro vert 1055 reste à la disposition des citoyens pour toute demande de secours, d’assistance ou d’intervention, ainsi que la page Facebook « Tariki » pour consulter l’état des routes durant les jours d’examen, conclut le communiqué.

De «lourdes peines» contre les fraudeurs

Depuis le scandale de fraude massive au bac 2016, la lutte antifraude et fuite des sujets est devenue une véritable hantise pour les pouvoirs publics qui ne ménagent désormais aucun effort pour dissuader les tricheurs.

Preuve en est, la criminalisation de la fraude lors des examens finaux et l’instauration de peines pénales.

Cette année encore, en coordination avec les secteurs concernés, le ministère de la justice a pris une série de mesures proactives pour prévenir et lutter contre les crimes de fraude et la fuite des sujets des examens officiels prévus juin courant, indique le communiqué de ce département ministériel.

« Dans le cadre de la sécurisation du déroulement des examens officiels prévus juin en cours, le ministère de la justice a pris en coordination avec les secteurs concernés – les
services de police judiciaire et l’organe national de prévention et de lutte contre
les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication (TIC) – une batterie de mesures proactives pour prévenir et lutter contre les crimes de fraude et de fuite de sujets des examens au moyen, notamment, des TIC », précise le ministère.

A ce titre, « une cellule de veille et de suivi a été mise en place au niveau de chaque
cour sous la présidence du procureur général. La cellule comprend également,
en tant que membres, le directeur de l’éducation, le chef de la sûreté de wilaya, le commandant du groupement territorial de la gendarmerie nationale, le chef
du service régional de la sécurité intérieure et toute autre personne concernée par cette question », ajoute la même source.

Une opération qui vise à « garantir la crédibilité des examens et préserver l’avenir des élèves, particulièrement ceux candidats à des examens décisifs », selon le ministère.

Les parquets généraux vont requérir de « lourdes peines » à l’encontre des personnes impliquées dans les affaires portant atteinte à la probité des examens, conclut le communiqué.

W. S.