Les filiales étrangères s’associent avec des partenaires algériens

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Les filiales étrangères s'associent avec des partenaires algériens

S’étant vu refuser, une première fois, l’octroi d’agrément pour l’importation et la distribution de véhicules neufs, les filiales algériennes de Renault et Peugeot, ainsi que du groupe Djamil Abdellatif (Toyota Algérie) ont dû s’ouvrir à des partenaires algériens pour se voir finalement accorder le fameux sésame.

La règle du 51/49 leur aurait été exigée pour activer dans « l’importation et la revente en l’état ». Pour y parvenir, et selon certaines indiscrétions, Renault et Peugeot Algérie auraient fait appel à leurs partenaires au niveau de leurs unités de production locales. Il se trouve que, pour lancer son unité de production à Oued Tlélat (Oran) en 2014, Renault avait dû préalablement s’associer avec la SNVI (société nationale des véhicules industriels, 34%) et le FNI (fonds national d’investissement, 17%) pour créer Renault Algérie Production (RAP) en 2012, et dont le constructeur français détenait 49%.

Le groupe Madar a racheté en 2022 les parts de la SNVI pour devenir actionnaire dans RAP. Pour Peugeot Citroën Production Algérie, initialement prévue au niveau de l’actuelle implantation de l’usine Fiat à Tafraoui (Oran), l’accord de partenariat signé en 2018 stipule que le groupe PSA détiendrait 49%, alors que pour la partie algérienne on avait Condor Electronics (15,5%), Palpa Pro (15,5%) et l’entreprise nationale de production de machines-outils (PMO à hauteur de 20%).

Parmi ces derniers, qui seraient toujours associés dans le projet d’usine Fiat (Peugeot, Citroën et Fiat appartenant, désormais, au même groupe Stellantis), le groupe Stellantis aurait opté pour l’un d’entre eux, de manière à l’associer à la filiale algérienne de Peugeot.

Pour ce qui est de Toyota Algérie, c’est un opérateur algérien, présent dans le monde automobile de longue date, qui aurait gagné la confiance du groupe saoudien.

R. N.