Loi de finances 2024 : les directives de Tebboune

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Les principales décisions du Conseil des ministres

« Privilégier la mise en œuvre des projets stratégiques pour la dynamisation de l’économie nationale et veiller à la protection du pouvoir d’achat des citoyens. » Ce sont les principales consignes émises hier par Abdelmadjid Tebboune à l’endroit du gouvernement quant aux priorités à intégrer au projet de loi de finances pour l’exercice prochain, selon un communiqué officiel rendu public par les services de la présidence de la République à l’issue d’une réunion du conseil des ministres.

PAR R. AKLI

Le Chef de l’Etat, est-il ainsi indiqué, « a insisté sur la nécessité d’accorder la priorité à la réalisation des projets à dimension stratégique pour dynamiser l’économie du pays, tout en tenant compte des perturbations que connaît la scène internationale dans les circonstances actuelles ». De même, a-t-il ordonné, le projet de loi de finances pour 2024 doit répondre à l’exigence de « veiller à la protection du pouvoir d’achat des citoyens, à l’aune des hausses des prix que connaissent actuellement les marchés internationaux, en raison de la propagation des zones d’instabilité à travers le monde ».

Aussi, le président de la République, indique le même communiqué, a donné instruction de consacrer une réunion spéciale du conseil des ministres au débat et à l’examen du contenu du projet de loi de finances pour l’exercice prochain, de sorte à lui accorder toute « la rigueur nécessaire ».

En outre, a-t-il enjoint, « le projet de loi de finances devra intégrer l’ensemble des décisions prises lors de précédentes réunions du conseil des ministres tant au volet social qu’économique », de même qu’il devra prendre en ligne de compte les impératifs liés à la sauvegarde la souveraineté du pays, à travers « le non-recours à l’endettement ». Document-clé pour la conduite de la politique financière et économique du pays durant l’exercice à venir et même au-delà, le projet de loi de finances pour 2024 devrait ainsi consacrer l’essentiel de l’effort budgétaire de l’Etat à la poursuite des actions engagées en vue d’améliorer le pouvoir d’achat des ménages, ainsi qu’à l’accélération de la mise en œuvre de grands projets d’investissement et d’équipement publics considérés comme structurants pour l’économie du pays.

La finalité ciblée en ce sens étant d’orienter efficacement la dépense prévisionnelle de l’Etat vers les priorités socioéconomiques de l’heure que sont surtout celles de la consolidation et de la diversification de la croissance économique, tout en poursuivant la lutte contre les poussées inflationnistes en présence, à travers un soutien accru aux prix des produits de base et aux revenus des différentes catégories sociales, en particulier les plus vulnérables.

Evoquant en ce sens la portée des dispositions prévues dans le projet de loi finances pour l’exercice à venir, le ministre des finances, Laâziz Faïd, cité par l’APS, avait affirmé mardi dernier que ce texte comptait plusieurs mesures visant à améliorer le pouvoir d’achat des citoyens. Ce projet de loi, avait-il indiqué, comprendra également d’autres mesures visant à favoriser le financement des projets publics d’investissement. Une approche qui s’inscrit en somme dans la continuité de la politique budgétaire amorcée à travers la loi de finances rectificative mise en place pour la fin de l’exercice en cours et qui charrie déjà un accroissement sensible des dépenses publiques en vue de stimuler l’investissement et de faire face en même temps aux nouveaux besoins de financement de l’action sociale de l’Etat.

R. A.