Sommet du GECF : répondre aux défis actuels et nouveaux du marché gazier

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GECF: Les exportations de GNL ont augmenté de 1,9%

PAR ABDELLAH B.

Dans un marché énergétique mondial en phase de mutation engendrée à la fois par des perturbations géopolitiques et l’apparition de nouveaux enjeux climatiques, les dirigeants des pays exportateurs de gaz sous la coupe du Gecf se rassembleront à Alger, à la fin du mois courant, pour écrire un nouveau scénario énergétique dont le rôle d’acteur principal sera attribué au gaz naturel dans la transition énergétique mondiale.

L’objectif de cette rencontre de trois jours est d’élaborer une nouvelle feuille de route, plus adaptée à la nouvelle donne, pour défendre la place de ce combustible dans le mix énergétique mondial. Pour cela, le document final de cette rencontre devrait donc apporter des éléments de réponse aux problématiques préoccupantes à la fois pour les pays producteurs et consommateurs et qui tournent autour du triptyque sécurité énergétique – engagement climatique – développement économique.

Ce qui donne à cette rencontre des chefs d’Etat et de gouvernement des pays
exportateurs de gaz, un aspect très particulier, car elle intervient dans un contexte de confrontation géopolitique d’une part et de montée des lobbies anti-fossiles constituant une menace pour l’avenir de l’industrie gazière. En abordant les enjeux et les objectifs de ce sommet « capital », le secrétaire général du Gecf, Mohamed Hamel, explique dans un message hier sur le site internet du forum que la rencontre d’Alger est une occasion idoine qui s’offre aux dirigeants pour « s’engager dans des discussions approfondies, englobant les
développements géopolitiques, économiques et politiques, offrant ainsi une possibilité
d’approfondir les perspectives et les défis immédiats et à long terme du secteur du gaz naturel ».

En d’autres termes, le sommet revêt une importance capitale pour l’avenir de l’industrie gazière, qui devrait se réaffirmer comme étant le maillon fort de la politique de transition énergétique mondiale. Ce que d’ailleurs explique le SG du Gecf, en affirmant que ce sommet « ira au-delà des discussions et des collaborations ». En fait, la position du gaz naturel sur le marché énergétique international s’affirme de plus en plus depuis l’avènement de la crise européenne et l’apparition de nouvelles poches de conflit au Moyen-Orient et qui ont fortement pesé sur les approvisionnements du marché. Une situation qui a posé les bases d’une refondation de la cartographie mondiale des approvisionnements. Une situation donc profitable aux pays producteurs de ce combustible, très prisé, pour mener les projets de développement par les ressources financières issues des exportations et se diriger par la suite vers les énergies nouvelles et renouvelables. Et pour atteindre cette finalité, le cartel gazier a donc l’obligation de consolider ses assises pour faire face à la fois aux voix qui continuent à s’élever contre les énergies fossiles, et aussi à l’adaptation de la production aux normes climatiques à travers la décrabonation.

Sur ce point, le SG du Gecf est intransigeant : « Le sommet réitère le rôle important du forum dans le renforcement de la coopération entre les pays membres, en plaidant pour le
gaz naturel en tant qu’élément central de la réalisation des objectifs de développement durable des nations unies, tout en garantissant la stabilité des marchés du gaz naturel et en abordant la sécurité, l’accessibilité et la durabilité énergétiques », explique-t-il.

A. B