Université : le taux d’échec passe de 38 à 17% en 1re année

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La date de la rentrée universitaire dévoilée

Par Adel C.

Après l’adoption du concept zéro papier en 2023, les responsables de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique voient plus grand et comptent aller plus loin en intégrant l’intelligence artificielle, au moment où les nouveaux bacheliers feront leurs inscriptions pour intégrer les universités. C’est en tout cas ce que Abdeldjebbar Daoudi, conseiller du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, a révélé hier. Pour apporter plus de détails à ce sujet, il a ajouté : «Une commission a déjà été mise en place en vue de préparer la prochaine rentrée universitaire. Elle sera accompagnée du lancement d’une plateforme numérique révolutionnaire utilisant l’intelligence artificielle. Cette initiative vise à révolutionner le processus d’orientation des étudiants. En effet, elle offrira aux parents et aux lauréats du baccalauréat 2024 une opportunité sans précédent de choisir les meilleures spécialisations en toute connaissance de cause.»

Puis, il a enchaîné : «En examinant les données des étudiants ayant déjà fréquenté l’université, cette plateforme fournira des taux de réussite spécifiques pour chaque spécialisation, offrant ainsi aux nouveaux étudiants une vision claire de leurs options académiques. Ce programme permettra aux bacheliers d’avoir une meilleure compréhension de toutes les spécialisations, en utilisant leurs propres résultats.»

Toujours à propos de cette nouvelle plateforme, M. Daoudi a expliqué qu’une étude comparative sera réalisée avec les expériences précédentes, offrant ainsi aux étudiants une liste de choix guidée par l’intelligence artificielle jusqu’à la spécialisation. Cette initiative marque un pas en avant dans l’utilisation de la technologie pour faciliter le processus d’orientation des étudiants et garantir un meilleur alignement entre les choix académiques et les aspirations individuelles.

 Zéro papier : «De grosses économies pour le trésor»

Concernant la numérisation du secteur, M. Daoudi, lors de son passage sur les ondes de la radio Chaîne I, a assuré que cette évolution marque un nouveau chapitre dans l’histoire de l’enseignement supérieur en Algérie et dans tous les autres domaines. «54 plateformes sont utilisées par les étudiants universitaires. Depuis la mise en place du nouveau processus d’inscription à zéro papier, les parents et les étudiants bénéficient désormais d’une meilleure compréhension et d’une simplification du choix de la spécialisation la plus adaptée à leurs besoins. Grâce à cette nouvelle méthode, certains se sont inscrits tout en étant à l’étranger. Un étudiant a reconnu l’avoir fait en étant à la plage», a-t-il souligné. «La numérisation a permis de faire de grosses économies au trésor public aussi», a affirmé M. Daoudi. «Cette transition a été bénéfique, en particulier en ce qui concerne le taux de réussite initial des étudiants à l’université. Elle a significativement influencé les décisions des étudiants. Les résultats du premier semestre sont satisfaisants. C’est aussi un bon signe pour la suite. Le taux de réussite a considérablement augmenté dans les universités algériennes, qui connaissaient autrefois un taux d’échec élevé en première année (38%), et il se situe désormais autour de 17%, grâce à l’adoption de la numérisation», a ainsi indiqué avant de poursuivre pour conclure : «Le niveau des universités algériennes se hisse au rang des plus grandes universités internationales, et nous sommes fiers. Il faut savoir aussi que 23 universités algériennes ont figuré dans des différents classements mondiaux.»

A.C.