Agression sioniste contre Ghaza : Des dizaines de corps sous les décombres de l’hôpital Al-Shifa

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PAR AMAR R.

Devant l’incapacité de la communauté internationale à mettre en œuvre la résolution 2334 et d’autres résolutions de l’ONU pour imposer un cessez-le-feu et la procrastination du gouvernement d’extrême droite sioniste à faire aboutir les négociations avec le mouvement Hamas, l’agression contre les Palestiniens de la bande de Ghaza se poursuit, levant le voile chaque jour davantage sur de nouveaux massacres. Des centaines de corps de martyrs aux mains ligotées derrière le dos et écrasés par des engins militaires ont été retrouvés aussi dans le complexe médical d’Al-Shifa et ses environs, à l’ouest de la ville de Ghaza, suite au retrait des forces d’occupation, 14 jours après sa prise d’assaut et y avoir mené une opération militaire massive, ont rapporté des sources médicales et des témoins dans la bande de Ghaza.

Le retrait des forces sionistes a révélé d’énormes dégâts qu' »ils ont laissés derrière eux, dont les trois principaux bâtiments du complexe Al-Shifa – la salle d’urgence principale, la maternité et une annexe connue sous le nom de Qatar Tower-, incendiés et réduits en ruines après les bombardements nocturnes israéliens sur la petite bande de terre palestinienne menacée de famine. Des dizaines de martyrs ont été retrouvés aussi dans le complexe médical d’Al-Shifa et dans les rues d’Omar Al-Mukhtar, Izz Al-Din Al-Qassam, Abu Hasira, Bakr et Haboush, toutes entourant l’hôpital, indique l’agence Anadolu. De plus, l’armée d’occupation a détruit le cimetière temporaire que les Palestiniens avaient établi dans le complexe médical d’Al-Shifa, en a retiré les corps des morts et les a jetés dans différentes zones de l’hôpital.

Ismaïl Tawabta, directeur du bureau des médias géré par le Hamas à Ghaza, a déclaré à
Reuters que l’armée israélienne avait tué 400 Palestiniens à l’intérieur et aux alentours de l’hôpital, dont une femme médecin et son fils, qui est également médecin, et a paralysé l’établissement. « Ils ont rasé la cour et enterré les corps de dizaines de martyrs dans les décombres, transformant le lieu en un cimetière collectif », a-t-il déclaré. « C’est un crime contre l’humanité ».

Le personnel médical a nié avoir caché des hommes armés dans l’hôpital, mais des milliers de civils palestiniens qui se sont réfugiés dans le complexe, l’un des rares endroits du nord de la bande de Ghaza à avoir un approvisionnement en eau et en électricité. Et ce, contrairement aux faux alibis de l’armée sioniste, dont le porte-parole a affirmé que le site
abritait des groupes armés palestiniens. Il a fait état de « 200 militants et deux soldats avaient été tués au cours de l’opération » et que « plus de 900 militants présumés avaient été arrêtés ». En plus des armes et du matériel informatique, plus de 3 millions de dollars ont été retrouvés », a-t-il précisé.

C’est la deuxième fois que les forces d’occupation prennent d’assaut l’hôpital depuis le début des hostilités dans la bande de Ghaza, le 7 octobre 2023. Elles l’ont pris d’assaut le 16 novembre dernier après l’avoir assiégé pendant une semaine, au cours de laquelle ses cours, des parties de ses bâtiments, son équipement médical et le générateur électrique ont été détruits. Hier, au moins quatre Palestiniens sont tombés en martyrs et 17 autres ont été blessés, dans une frappe menée par les forces d’occupation sioniste contre l’hôpital Al-Aqsa à Ghaza, a affirmé le directeur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Au moins 100 écoles de l’UNRWA détruites

Pour sa part, l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) a révélé hier qu’au moins 100 écoles de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) ont été touchées directement ou indirectement par les bombardements de l’armée sioniste. Le bilan humain de l’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza s’est alourdi aussi à 32 845 martyrs et 75 392 blessés depuis le 7 octobre dernier, ont indiqué hier les autorités palestiniennes de la Santé.

Cela survient alors que l’entité sioniste qui connaît de graves troubles à l’ordre du public, en raison des manifestations quasi quotidiennes des familles des détenus, des Haredim (ultraorthodoxes) et des opposants au gouvernement qui exigent la démission du Premier ministre sioniste. Mais ce dernier s’emploie à faire durer la guerre à Ghaza qui fait office pour lui de garantie de survie politique, d’où la procrastination qu’il montre lors des négociations pour la conclusion d’un accord de trêve avec le mouvement palestinien de la résistance Hamas.

A. R.